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Sujet, parole et exclusion. Une philosophie du sujet parlant
Poché Fred ; Bertrand Michèle
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738440761
Cette étude propose un renouvellement de rapproche de l'homme parlant, en gardant pour préoccupation première et comme fil conducteur le problème de la citoyenneté. Une interrogation centrale tisse l'ouvrage : "Quand je parle qui parle ? ". La question semble de prime abord bien abstraite. Et pourtant... Lors d'une assemblée où des personnes en recherche d'emploi se réunissaient pour exprimer leur vie, partager leur existence et s'entraider, une femme déclarait : "il y a des paroles qui ne peuvent être dites que par ceux-là même qui sont dans des situations fragiles, ou dans des situations de misère ; prononcées par une personne extérieure. les paroles seraient vides de sens et inacceptables". Cette expression spontanée, pleine de passion, renforce l'idée selon laquelle la question du qui rejoint des préoccupations concrètes, tout en requérant, du reste, le long détour pragmatique, psychanalytique et communicationnel. En s'interrogeant sur l'identité de l'homme de parole, ou plus précisément du sujet de la parole, le philosophe porte du même coup son attention sur ceux dont l'expression verbale est niée ou ignorée. D'où l'intime corrélation avec la problématique de l'exclusion et de la citoyenneté. Que devient la parole lorsqu'un homme fait l'expérience d'une solitude non choisie ? Qu'arrive-t-il au sujet lorsque personne ne l'écoute, ou plus exactement ne l'entend ? Par ailleurs, armées d'une éthique spontanée, les personnes devant assurer une certaine charge éducative dans la société pourraient croire qu'il faut écouter l'autre sans préjugé. Mais ne devrait-on pas, au contraire, réinvestir la fonction du pré-jugé comme nécessité d'une réelle écoute ? Il s'agit alors de donner des outils conceptuels contribuant à mieux entendre chaque sujet humain. Enfin, la parole blesse, exclut, dénigre, ou contribue à tisser des rapports humains. Aussi devient-il important de risquer une éthique de la parole. L'auteur déploie, alors, la dernière argumentation de l'ouvrage en poursuivant le chemin vers un sujet citoyen de la parole soucieux de la responsabilité de ses dires.
Comment affronter les problèmes du vivre-ensemble à l'heure de la diversité culturelle ? Quels moyens utiliser pour sortir les individus des logiques de fatalité et des dangers du découragement ? De quelle manière dépasser k pessimisme ambiant et redonner du souffle à nos sociétés ? Comment aider les plus violentés, ou humiliés, à s'aimer et à aimer, afin de retrouver le sens de la dignité et le goût des autres ? Et quelle place attribuer aux religions dont les formes extrêmes envahissent sans cesse nos écrans ? En analysant l'Amérique d'en-bas, celle des personnes les plus touchées par la discrimination, le philosophe Cornel West semble décrire, comme par un effet de miroir, la situation de nombreuses démocraties. Il aborde, ainsi, avec une subtile lucidité les questions que nous ne pouvons plus éviter. Alors que nos sociétés se trouvent secouées par des phénomènes d'intolérance et des formes inquiétantes de fragmentation sociale, le présent ouvrage donne des raisons de ne pas céder à la désespérance. Il offre, également, des ressources essentielles, aujourd'hui, pour retisser du lien. En dialoguant avec la pensée d'un des plus grands philosophes contemporains, l'auteur rend accessible au public francophone une éthique sociale audacieuse pour notre époque en mal de repères.
Souffrance au travail, fracture numérique, crise identitaire, urgence climatique, fins de mois difficiles... Les raisons de l'exaspération actuelle ne manquent pas. Dans ce contexte, certains individus ou groupes expriment alors de vives colères et s'efforcent de s'organiser. Mais d'autres au contraire, paralysés par un sentiment d'impuissance, au mieux s'accommodent de cette réalité anxiogène, au pire s'enfoncent dans le ressentiment. Qu'est-ce que ces différentes attitudes révèlent de notre situation sociale ? Qu'expriment-elles, en creux, de ce que les gens aimeraient voir émerger comme formes de vie plus acceptables ? A partir de quels critères est-on en droit d'affirmer le caractère inacceptable d'une situation et à quel moment le mécontentement se révèle-t-il, au contraire, problématique ? Quelles ressources convient-il de mobiliser pour entrer dans une dynamique de participation démocratique propre à dépasser le sentiment d'insatisfaction permanente ? Tels se présentent les défis à la fois éthiques et politiques que doit relever, selon l'auteur, notre pays.
Biographie de l'auteur Fred Poché, professeur de philosophie à 1'UNAM-université, université catholique de l'Ouest, est chercheur au sein de l'Equipe d'accueil 4377 de l'université de Strasbourg. Il a publié plus d'une douzaine de livres dont Blessures intimes, blessures sociales. De la plainte à la solidarité, Paris, Editions du Cerf 2008 (prix Jean Finot de l'Académie des sciences).
Au-delà des polémiques et des crispations identitaires, l'ouvrage propose un détour philosophique et psychanalytique éclairant sur les auteurs qui irriguent les courants postcoloniaux et décoloniaux actuels.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.