Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les orfèvres de Picardie. La Monnaie d'Amiens
Plouvier Martine ; Chassey Arnaud de ; Bimbenet-Pr
CTHS EDITION
79,00 €
Épuisé
EAN :9782906340749
Cet ouvrage retrace l'histoire de l'orfèvrerie produite en Picardie ¿ Monnaie d'Amiens ¿ depuis le Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle. La juridiction d'Amiens comprenait quinze villes et s'étendait de Calais jusqu'à Noyon. Plus de quinze ans de travail ont été nécessaires pour réunir la documentation et les pièces représentatives de la région picarde. Les biographies de près de 1150 orfèvres (avec 300 poinçons) y sont synthétisées et s'appuient sur des sources largement inédites. Établis pour chacune des communautés d'orfèvres, des tableaux de la marque et des poinçons de communauté (260 poinçons) permettent de référencer les objets. Enfin, le catalogue de 378 ?uvres, issues d'un corpus de près de 500 pièces connues, permet de mettre à la portée de tous, chercheurs, collectionneurs et amateurs, un patrimoine mobilier de grande qualité, exceptionnel à Abbeville ou à Calais, souvent très dispersé et peu accessible.
Depuis les sceaux du Moyen Âge et les enluminures des chartes royales jusqu'à la moderne Marianne courant au frontispice des documents officiels contemporains, l'image est une marque du pouvoir. Mais, de tout temps, l'Administration a aussi utilisé dessins et photographies pour informer, garder une trace, justifier une action, faire de la propagande... Présentes dans les dossiers aux côtés des documents écrits, les images ont gagné le statut d'archives à part entière alors que la nécessité de conserver et de rendre publique la production administrative s'est imposée. Dans une époque qui privilégie les images, il est une autre exigence : s'orienter dans une foisonnante diversité. Collections d'images à caractère documentaire ou fonds constitués de documents figurés, il faut les localiser, les inventorier, les décrire. Rassemblant des recherches présentées lors du 132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, cet ouvrage apporte un éclairage sur un large éventail de l'iconographie administrative et documentaire qui est étudiée et questionnée en considération des principales missions des services d'archives : collecter, conserver, valoriser. Et puisque, dit-on, un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, on ne s'étonnera plus de trouver autant d'images à côté des mots, autant de documents figurés dans les archives.
Qui connaît aujourd'hui l'ordre de Prémontré ? Et pourtant, l'ordre des chanoines réguliers fondé en 1121 par saint Norbert, en pleine forêt de Coucy, à quelques pas de Laon, a rayonné sur toute l'Europe, du Moyen Âge à la Révolution. Il s'inscrit parmi les grandes familles religieuses qui ont modelé la civilisation européenne. En 1995, le Centre d'études et de recherches prémontrées a réuni à Conques, célèbre abbaye bénédictine réanimée par les Prémontrés de Frigolet en 1870, universitaires et prémontrés, chercheurs et spécialistes européens de l'Ordre, autour du thème " Les Prémontrés au XIXe siècle : traditions et renouveau ". L'histoire des Prémontrés au XIXe siècle est féconde. Après avoir disparu en Espagne, avoir failli disparaître en France, l'Ordre fut restauré dans les abbayes de Frigolet (1858) et de Mondaye (1859). Il résista mieux en Bohême, Moravie et Hongrie et reprit vigueur en Belgique où il fut restauré plus tôt qu'en France. Il se réimplanta en Angleterre où il avait été supprimé au XVIe siècle. Il essaima par-delà l'Europe, en Algérie, au Congo belge, au Brésil et aux Etats-Unis. C'est encore au XIXe siècle que l'ordre de Prémontré retrouva, sous le pontificat de Léon XIII, son gouvernement central, son abbé et son chapitre général, renouant ainsi avec une tradition longue de plus de sept siècles. En l'an 2000, l'Ordre, présent sur les cinq continents, fidèle à sa mission originelle - vie communautaire et contemplative des chanoines et desserte des paroisses -, se révèle d'une actualité saisissante. La connaissance des ordres religieux contemporains, dans leurs aspects pastoraux et contemplatifs, passe par la lecture de ce volume qui ouvre des perspectives enrichissantes sur un monde qui intrigue et sur un XIXe siècle encore trop méconnu.
Actif défenseur du livre, engagé en ce combat, Pierre Torreilles fut un poète au langage exigeant. A la différence de certains courants contemporains le langage ne fut jamais pour lui un jeu et il défendra toujours la conviction que la poésie a partie liée avec le monde et le destin de l'homme. A la recherche de cet absolu il entre en correspondance et en amitié aussi bien avec les plus grands poètes de son époque, René Char, Yves Bonnefoy, qu'avec les peintres tels que, entre autres, Soulages, Tal Coat, Olivier Debré, ou plus près de nous Jacques Clauzel. Avec ces peintres il partage le souci de l'espace car " si l'oeuvre peinte ouvre et laisse autour de son objet peser l'espace, écrit-il, le poème bâtit l'espace. Il instaure le lieu où le poème a lieu. L'espace du mot, l'espace du vers, l'espace du livre ". Il publie de nombreux livres d'art et invente une mise en page susceptible de signifier visuellement l'intention du poème. Amoureux de la lumière méditerranéenne en laquelle il retrouve celle de la Grèce son oeuvre se nourrit de l'héritage antique des mythes et oeuvres qu'elle nous a légués. Ce goût de la lumière se double de la recherche spirituelle d'une parole absolue à laquelle devrait tendre le poème. Une mystique du langage habitera jusqu'au bout l'oeuvre de Pierre Torreilles qui disait, parlant de sa poésie, " je n'ai cessé de marcher d'Athènes vers Jérusalem ".