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Le savoir et la finance. Liaisons dangereuses au coeur du capitalisme contemporain
Plihon Dominique ; Mouhoud El Mouhoub
LA DECOUVERTE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782707158475
Depuis les années 1980, le capitalisme connaît une profonde mutation, attribuée en général à la montée en puissance de la finance, devenue force planétaire, et aux nouvelles technologies, qui ont fait entrer les économies industrielles dans la " société de la connaissance ". Pour beaucoup, ce nouveau capitalisme devait profiter à tous ; une vision optimiste brutalement démentie par la crise de 2007-2008. Car les nouvelles technologies favorisent la circulation des idées et de l'information, mais de manière très inégale selon les pays, contribuant à creuser les écarts. Quant à la finance moderne, si elle facilite le développement d'innovations technologiques telles qu'Internet, elle est aussi à l'origine de l'instabilité de nos économies. Dans cet essai, El Mouhoub Mouhoud et Dominique Plihon montrent ainsi ce que les crises doivent à la contradiction majeure entre l'impatience des financiers et l'horizon long de l'accumulation des connaissances. Et ils proposent une vision originale du capitalisme mondialisé : loin d'un " monde plat " mettant en relation les territoires et les travailleurs grâce aux nouvelles technologies de l'information, ce dernier se caractérise toujours plus par l'accaparement des connaissances et des ressources au profit d'une minorité de régions et d'acteurs. D'où un appauvrissement paradoxal des connaissances et de leur diffusion. Les auteurs explorent alors les conditions d'une alternative pour l'après-crise.
Voici un livre qui éclairera ceux qui se demandent ce qui s'est passé en Bourse ces dernières années. Il explique comment et pourquoi une révolution (celle des nouvelles technologies de l'information et de la communication) s'est transformée en bulle spéculative. Certes, ce n'était pas la première révolution industrielle - il y a eu celles de la machine à vapeur en 1815, du chemin de fer, du charbon et des métaux en 1875, de l'électricité, de la chimie et du moteur à explosion au début du XXe siècle, du pétrole et des plastiques en 1965. Qui a créé la nouvelle économie et engendré une bulle financière ? Pourquoi ? Parce que, explique l'auteur, la valorisation des sociétés était fondée sur de l'immatériel et que s'est creusé « un écart croissant entre les cours des actions cotées en Bourse et la valeur effective des entreprises ». L'histoire repasse les plats ! --Gérard Négréanu
Résumé : Le capitalisme se transforme en profondeur depuis le dernier quart du xxe siècle sous l'effet de la globalisation financière et des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Émerge ainsi un nouveau capitalisme qui consacre le rôle dominant de la logique boursière. En France, ce passage au " capitalisme actionnarial " s'est effectué à un rythme accéléré à la suite de la privatisation du système industriel et financier. L'emprise croissante de la finance internationale et le développement des NTIC transforment le fonctionnement des entreprises, fragilisent le salariat traditionnel et engendrent de nouvelles tensions, dont les crises économiques et financières du début du xxie siècle sont l'une des manifestations. L'auteur analyse les mutations économiques et sociales à l'?uvre en montrant qu'elles sont de nature systémique. Il s'interroge également sur les modes de régulation et les réformes radicales susceptibles d'encadrer et de transformer le " nouveau capitalisme ". La crise commencée en 2007-2008 sera-t-elle l'amorce d'une nouvelle mutation du capitalisme à l'échelle mondiale ?
Résumé : Comment expliquer les fortes variations des taux de change ? Les théories économiques peuvent-elles rendre compte de ces évolutions ? Quel rôle les décisions des banques et des entreprises transnationales jouent-elles dans la détermination des taux de change ? Pourquoi les variations de change ne parviennent-elles pas à éliminer les déséquilibres internationaux ? Quelles stratégies de change les autorités monétaires des principaux pays développés et émergents poursuivent-elles ? Quel est l'impact de la montée en puissance de la Chine et du yuan sur les taux de change du dollar et de l'euro ? L'avènement de l'euro a-t-il modifié la dynamique des taux de change dans le monde ? La zone euro est-elle une zone monétaire optimale ? Comment expliquer la crise de l'euro ? Cet ouvrage s'interroge sur l'évolution du système monétaire international et de la gouvernance mondiale ; il analyse leur capacité à garantir une plus grande stabilité des taux de change. Il met l'accent sur les nouvelles crises de change qui pourraient se produire à l'avenir.
Résumé : Cette synthèse, destinée à des étudiants et à des citoyens curieux, traite d'une manière claire et rigoureuse des questions fondamentales posées par la monnaie dans notre économie. Qu'est-ce que la monnaie ? Pour quelles raisons les agents économiques cherchent-ils à détenir celle-ci ? Comment et par qui est-elle créée ? Quel est son rôle aujourd'hui ? Quelles formes prend-elle dans les systèmes financiers modernes ? Que penser du bitcoin et des monnaies locales ? Comment s'établissent les relations entre les monnaies dans l'économie mondiale ? Quelle est la portée de la création de l'euro et de la montée en puissance du yuan ? Quels sont les objectifs et les instruments de la politique monétaire ? Comment la politique monétaire a-t-elle évolué à la suite du processus de globalisation financière et de la crise financière ? Comment la politique monétaire est-elle organisée dans la zone euro ? Comment les missions de la Banque centrale européenne se sont-elles transformées à la suite de la crise de l'euro ? Autant de questions auxquelles ce " Repères " apporte des réponses.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.