Des marchés financiers sans frontières, des innovations technologique° majeures, des investisseurs institutionnels puissants, des risques accrus a maîtriser." Les banques ont-elles su réagir aux mutations de l'environnement ? Cet ouvrage répond par l'affirmative. Les banques ont même tiré parti des mutations financières et technologiques, et sont devenues les principaux acteurs de la globalisation financière. En France, sept grands groupes bancaires, issus de restructurations successives, dominent le système financier. Les banques publiques ont été privatisées et sont désormais gouvernées par la logique actionnariale. De nouvelles formes de régulation, dites prudentielles, se sont imposées. De nouveaux métiers ont émergé, de plus en plus liés aux marchés financiers. Il n'est pas certain pour autant que le contenu de l'activité bancaire en soit totalement transformé. La plupart des banques ont en effet préservé leur cœur de métier, qui demeure la " banque de détail ". Eclairant des débats très actuels, cette étude s'adresse aux étudiants (universités et grandes écoles) comme aux praticiens du secteur bancaire, et à tous ceux que la finance intéresse ou préoccupe !
Voici un livre qui éclairera ceux qui se demandent ce qui s'est passé en Bourse ces dernières années. Il explique comment et pourquoi une révolution (celle des nouvelles technologies de l'information et de la communication) s'est transformée en bulle spéculative. Certes, ce n'était pas la première révolution industrielle - il y a eu celles de la machine à vapeur en 1815, du chemin de fer, du charbon et des métaux en 1875, de l'électricité, de la chimie et du moteur à explosion au début du XXe siècle, du pétrole et des plastiques en 1965. Qui a créé la nouvelle économie et engendré une bulle financière ? Pourquoi ? Parce que, explique l'auteur, la valorisation des sociétés était fondée sur de l'immatériel et que s'est creusé « un écart croissant entre les cours des actions cotées en Bourse et la valeur effective des entreprises ». L'histoire repasse les plats ! --Gérard Négréanu
Résumé : Depuis les années 1980, le capitalisme connaît une profonde mutation, attribuée en général à la montée en puissance de la finance, devenue force planétaire, et aux nouvelles technologies, qui ont fait entrer les économies industrielles dans la " société de la connaissance ". Pour beaucoup, ce nouveau capitalisme devait profiter à tous ; une vision optimiste brutalement démentie par la crise de 2007-2008. Car les nouvelles technologies favorisent la circulation des idées et de l'information, mais de manière très inégale selon les pays, contribuant à creuser les écarts. Quant à la finance moderne, si elle facilite le développement d'innovations technologiques telles qu'Internet, elle est aussi à l'origine de l'instabilité de nos économies. Dans cet essai, El Mouhoub Mouhoud et Dominique Plihon montrent ainsi ce que les crises doivent à la contradiction majeure entre l'impatience des financiers et l'horizon long de l'accumulation des connaissances. Et ils proposent une vision originale du capitalisme mondialisé : loin d'un " monde plat " mettant en relation les territoires et les travailleurs grâce aux nouvelles technologies de l'information, ce dernier se caractérise toujours plus par l'accaparement des connaissances et des ressources au profit d'une minorité de régions et d'acteurs. D'où un appauvrissement paradoxal des connaissances et de leur diffusion. Les auteurs explorent alors les conditions d'une alternative pour l'après-crise.
Face à l'ampleur de la crise, les banques centrales ont fort à faire. Bien plus qu'elles n'auraient pu l'imaginer avant, lorsqu'elles n'avaient d'yeux que pour l'inflation. Pas question pour elles, avant la crise, de contrer une bulle sur le marché de l'immobilier ou des actions. Guère plus d'attention n était portée à l'évolution du crédit tant que cela n'augmentait pas l'inflation. Les banques centrales s'estimaient de toute façon capables d'éteindre l'incendie après coup! Aujourd'hui, l'incendie est bel et bien là. Et s'il est évidemment souhaitable que les banques centrales réussissent à l'éteindre, il convient de s'interroger sur ce qui va devoir changer après cela. Si les banques centrales parviennent à tirer les leçons de la crise (il faudra pour cela que la crise ait cessé), quelles devront être leurs missions? C est à cette question que s'intéresse cet ouvrage sur la base du rapport du Conseil d'analyse économique « Banques centrales et stabilité financière » présenté à Christine Lagarde en mars 2011 et de l'enquête qui avait été réalisée dans ce cadre auprès de banquiers centraux et d'économistes du monde entier.
Plihon Dominique, Collectif , Betbèze Jean-Paul, B
Face à la crise, les banques centrales ont assoupli généreusement les conditions de refinancement des banques et déployé une batterie de mesures non conventionnelles. Selon toute vraisemblance, elles ont ainsi évité aux principales économies mondiales de basculer dans une déflation similaire à celle des années trente. Cela étant, leur responsabilité dans le déclenchement de la crise n'en est pas moins débattue. Il en ressort qu'elles n'ont pas accordé une attention suffisante à la stabilité financière et qu'il leur faut à cet égard tirer les leçons de la crise. Une réflexion est depuis lors engagée sur l'évolution des missions des banques centrales et, tout particulièrement, sur le rôle qu'elles ont à jouer dans la politique de stabilité financière. Ce rapport entend y contribuer. Il s'appuie sur une enquête à laquelle ont répondu des économistes et des banquiers centraux du monde entier, et qui permet de recenser les différentes opinions. Partant de cette enquête, deux lectures sont proposées. Les deux s'accordent sur la nécessité d'une articulation entre la politique monétaire et la politique de stabilité financière globale dite macro-prudentielle. Mais elles divergent quant aux modalités de cette articulation. La première plaide pour le maintien d'une séparation entre politique monétaire et politique macro-prudentielle. La seconde défend au contraire une coordination de la politique monétaire et de la politique macro-prudentielle au sein de la Banque centrale. Ce rapport s'accompagne d'un grand nombre de recommandations, ainsi que de compléments réalisés par Michel Aglietta, Charles Goodhart et Tommaso Padoa-Schioppa, à la mémoire duquel ce rapport est dédié.