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Villes du Sahara. Urbanisation et urbanité dans le Fezzan libyen
Pliez Olivier ; Côte Marc
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271061669
La représentation que l'on se fait des déserts est souvent loin d'être exacte. Aussi, parler du Sahara revient-il très vite à confronter imaginaire et réel. Il faut pourtant se rendre à l'évidence : le Sahara contemporain est d'abord urbain, constellé de villes où se concentre la majeure partie des populations. Une situation dont on connaît encore mal le processus d'urbanisation et la genèse. Comment expliquer en effet que l'une des régions les plus arides du Sahara, carrefour ancien entre le Sahel et le Maghreb, compte aujourd'hui une ville de près de 150 000 habitants et un taux d'urbanisation dépassant les 90 % ? Est-ce essentiellement le fait de l'Etat libyen qui, riche de la rente des hydrocarbures, a voulu fixer les populations et " borner " ainsi le territoire national ? Et pourquoi une telle urbanisation, loin de péricliter après l'érosion de la rente pétrolière et de l'embargo des années 1990, enregistre-t-elle encore des rythmes de croissance aussi forts ? Comment expliquer aussi qu'un renouveau agricole du désert accompagne le processus d'urbanisation ? Quels en sont - dans le contexte actuel de désengagement étatique - les ressorts, les formes, les acteurs ? Par ailleurs, si l'urbanisation saharienne rime souvent avec l'anonymat, l'uniformité, elle est pourtant porteuse d'identités. Que dire des rapports sociaux qui se tissent dans les villes-carrefours cosmopolites par lesquels transitent les migrants africains, ainsi que dans les rubans oasiens remodelés par les pouvoirs publics ? Attentif aux Hommes, aux lieux, aux réseaux qui sous-tendent l'urbanisation saharienne, l'auteur fournit dans cette étude du Fezzan des clés de lecture pour comprendre les dynamiques qui touchent aujourd'hui le plus grand désert du monde.
Que demeure-t-il d'un amour révolu ? Lorsque s'éteint la douleur, surgit parfois la clarté d'un sentiment nouveau. Ce recueil explore les métamorphoses du lien amoureux, entre ivresse et silence, serments effacés, vertiges salvateurs, chutes inévitables et renaissances inespérées. Chaque page, portée par une plume sensible, révèle la force brute des émotions - imprévisibles, singulières, et pourtant familières à tous. Car l'amour, qu'il éclaire une vie ou en consume les vestiges, laisse en chacun une empreinte indélébile. Laissez-vous emporter par ces fragments de vérité, là où l'intime touche à l'universel, et où chaque mot devient mémoire.
A rebours de tous les clichés, le Sahara est un monde de villes. Cependant, les cités anciennes héritées des échanges transsahariens, carrefours cosmopolites qui ont longtemps fait rêver les Occidentaux, ont dès la période coloniale amorcé une longue agonie. D'autres types de villes ont émergé à la faveur des indépendances, sur fond de volontarisme politique des nouveaux Etats. Comme un clin d'oeil au mot chinatown, cet ouvrage propose de forger le terme de saharatown pour qualifier ces villes voulues par les nouveaux pouvoirs publics, purs produits des politiques d'aménagement menées à partir des années 1960, formations urbaines à l'identité citadine encore floue et pivots essentiels des échanges entre les deux rives du désert. Citadins de fraîche date, les jardiniers d'oasis, les nomades, les commerçants, les immigrés, les réfugiés - mais aussi les migrants de passage en route vers l'Europe - contribuent à créer des dynamiques inédites, au gré des flux qui parcourent les réseaux marchands et migratoires transsahariens. C'est à la rencontre de ces villes nouvelles et de leurs habitants qu'invite ce livre, fruit de la longue expérience de terrain d'un géographe, qui conduira le lecteur à découvrir les espaces et les atmosphères urbaines propres aux saharatowns d'aujourd'hui.
Résumé : La mondialisation ne se résume pas au succès de quelques multinationales et à la richesse d'une minorité de nantis. Les acteurs les plus engagés dans la mondialisation demeurent discrets, souvent invisibles. Depuis une trentaine d'années, les routes de l'échange transnational ont connu de profondes mutations. Elles relient aujourd'hui la Chine, l'atelier du monde, à un "marché des pauvres" fort de quatre milliards de consommateurs, en Algérie, au Nigeria ou en Cote d'Ivoire. Pour apercevoir ces nouvelles "Routes de la Soie", il faut se détacher d'une vision occidentalo-centrée et déplacer le regard vers des espaces jugés marginaux, où s'inventent des pratiques globales qui bouleversent l'économie du monde. On découvre alors une "autre mondialisation", vue d'en bas, du point de vue des acteurs qui la font.
Fert Bruno ; Feustel Marc ; Neuman Michaël ; Pliez
Habiter est ce que nous avons tous en commun. Que nous soyons nomades ou sédentaires, nous habitons tous. Les abris temporaires des populations migrantes reflètent leur personnalité, tout comme nos appartements et nos maisons parlent de nous. C'est à partir de ce point commun que je veux amener le public à s'identifier, à se mettre à la place de l'autre en observant son lieu de vie. " Bruno Fert Depuis 2016, Bruno Fert parcourt les camps de réfugiés de Grèce, d'Italie, de France, pour y photographier l'habitat provisoire - abris de fortune, chambres, appartements - où ceux qui ont fui leur pays recréent une intimité, une attache, une identité. Un travail documentaire exceptionnel, témoignage de ce moment charnière de l'exil, où la reconstruction de soi passe par l'appropriation de son propre intérieur.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.