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Les cités du désert. Des villes sahariennes aux saharatowns
Pliez Olivier
PU MIDI
18,00 €
Épuisé
EAN :9782810701551
A rebours de tous les clichés, le Sahara est un monde de villes. Cependant, les cités anciennes héritées des échanges transsahariens, carrefours cosmopolites qui ont longtemps fait rêver les Occidentaux, ont dès la période coloniale amorcé une longue agonie. D'autres types de villes ont émergé à la faveur des indépendances, sur fond de volontarisme politique des nouveaux Etats. Comme un clin d'oeil au mot chinatown, cet ouvrage propose de forger le terme de saharatown pour qualifier ces villes voulues par les nouveaux pouvoirs publics, purs produits des politiques d'aménagement menées à partir des années 1960, formations urbaines à l'identité citadine encore floue et pivots essentiels des échanges entre les deux rives du désert. Citadins de fraîche date, les jardiniers d'oasis, les nomades, les commerçants, les immigrés, les réfugiés - mais aussi les migrants de passage en route vers l'Europe - contribuent à créer des dynamiques inédites, au gré des flux qui parcourent les réseaux marchands et migratoires transsahariens. C'est à la rencontre de ces villes nouvelles et de leurs habitants qu'invite ce livre, fruit de la longue expérience de terrain d'un géographe, qui conduira le lecteur à découvrir les espaces et les atmosphères urbaines propres aux saharatowns d'aujourd'hui.
Grimaldi Yvan ; Chouatra Pascale ; Pliez Eric ; Ru
Parce que la crise a jeté dans la pauvreté des millions de nos concitoyens, nombre d'entre eux s'adonne aujourd'hui à la récupération d'objets, notamment dans les poubelles, se transformant alors en vendeurs de rue. En France, ces récupérateurs vendeurs sont qualifiés de biffins. "De seconde main" observe d'abord le fonctionnement du Carré des biffins, un marché de rue porté par une association de travail social dans un partenariat original avec un collectif de biffins militants et une collectivité territoriale. Ensuite, ce texte interroge l'efficacité et la légitimité du travailleur social s'agissant de l'insertion professionnelle de ces récupérateurs vendeurs, dans un projet qui peine finalement à changer la donne. La proposition est alors faite de penser ce dispositif comme un accompagnement du biffin en tant que sujet collectif et non pas individuel dans la quête d'une reconnaissance statutaire de son activité. Au-delà de cette action, ce texte remet en cause la pertinence d'un travail social de plus en plus mal mené, en s'appuyant sur les résistances de la profession à adapter ses cadres de pensée et d'intervention aux nouveaux traits sociologiques de la précarité en France. "De seconde main" ne s'adresse pas seulement aux travailleurs sociaux, mais à tous les acteurs, qu'ils soient militants, élus, chercheurs ou formateurs, en quête de solutions viables pour améliorer le sort de ceux qui sont plongés dans les affres de la crise et de la souffrance quotidienne qu'elle engendre.
Fert Bruno ; Feustel Marc ; Neuman Michaël ; Pliez
Habiter est ce que nous avons tous en commun. Que nous soyons nomades ou sédentaires, nous habitons tous. Les abris temporaires des populations migrantes reflètent leur personnalité, tout comme nos appartements et nos maisons parlent de nous. C'est à partir de ce point commun que je veux amener le public à s'identifier, à se mettre à la place de l'autre en observant son lieu de vie. " Bruno Fert Depuis 2016, Bruno Fert parcourt les camps de réfugiés de Grèce, d'Italie, de France, pour y photographier l'habitat provisoire - abris de fortune, chambres, appartements - où ceux qui ont fui leur pays recréent une intimité, une attache, une identité. Un travail documentaire exceptionnel, témoignage de ce moment charnière de l'exil, où la reconstruction de soi passe par l'appropriation de son propre intérieur.
Résumé : La mondialisation ne se résume pas au succès de quelques multinationales et à la richesse d'une minorité de nantis. Les acteurs les plus engagés dans la mondialisation demeurent discrets, souvent invisibles. Depuis une trentaine d'années, les routes de l'échange transnational ont connu de profondes mutations. Elles relient aujourd'hui la Chine, l'atelier du monde, à un "marché des pauvres" fort de quatre milliards de consommateurs, en Algérie, au Nigeria ou en Cote d'Ivoire. Pour apercevoir ces nouvelles "Routes de la Soie", il faut se détacher d'une vision occidentalo-centrée et déplacer le regard vers des espaces jugés marginaux, où s'inventent des pratiques globales qui bouleversent l'économie du monde. On découvre alors une "autre mondialisation", vue d'en bas, du point de vue des acteurs qui la font.
Nouvellement installée à Wellcity aux côtés de sa famille et de sa fidèle amie Aurélie, Emilie voit son quotidien bouleversé par une rencontre inattendue : Alexandre. Elégant, attentionné, incarnant à ses yeux l'idéal amoureux, il semble tout droit sorti de ses rêves les plus secrets. Mais l'évidence se fissure lorsque surgit une vérité inattendue, ébranlant leurs certitudes et menaçant leur lien naissant. Que restera-t-il de ce conte merveilleux lorsque l'illusion s'effondre ? Dans ce roman empreint de sensibilité, où se mêlent subtilement réalisme et onirisme, l'auteure vous entraîne dans une aventure émotionnelle, entre désirs enfouis et vérités révélées.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.