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Port-Royal
Plazenet Laurence
FLAMMARION
29,00 €
Épuisé
EAN :9782081286177
Port-Royal est un biais privilégié pour comprendre l'histoire politique, religieuse et intellectuelle du Grand Siècle. Comment un petit couvent sans éclat, perdu dans la vallée de Chevreuse, a-t-il pu s'imposer, en quelques années, comme le centre spirituel, culturel et moral de la France? Fleuron de la réforme catholique, au coeur de la plus importante querelle théologique d'alors - celle du jansénisme -, le monastère de Port-Royal, auquel furent liés, de près ou de loin, les plus grands écrivains (Pascal, La Rochefoucauld, Racine, Mme de Sévigné...), irradia la société de son temps. C'est en 1608, sous l'impulsion de la mère Angélique, que commence la réforme de Port-Royal: la jeune femme décide de mettre en oeuvre au monastère la "règle de stricte observance". S'imposant dès lors comme un modèle de rigueur et d'austérité, Port-Royal commence son irrésistible ascension. L'abbé de Saint-Cyran y prêche, diffusant la doctrine de son ami Jansénius, imprégnée d'augustinisme. Il y fonde les Petites Ecoles, qui révolutionnent l'enseignement - alors monopole des jésuites. Port-Royal attire: de nouvelles vocations, mais aussi des femmes du monde, qui viennent s'y retirer, ou encore les "Solitaires" - ces hommes désireux de mener une vie tournée vers Dieu sans pour autant entrer dans les ordres, et qui, pour ne pas déroger à l'exigence de labeur, s'illustreront par des travaux remarquables, parmi lesquels la première traduction en français moderne de la Bible. Promouvant l'exigence spirituelle contre le faste et l'ostentation des biens de ce monde, Port-Royal ne pouvait que s'attirer les foudres de Louis XIV, dont le règne était marqué par le culte du moi et du divertissement: après avoir brillé au milieu des persécutions, l'abbaye fut finalement rasée en 1712, sur ordre du roi, qui souhaitait qu'il n'en demeurât pas un seul vestige. Comprendre à quoi tient la puissance singulière de cette poignée de femmes et d'hommes dévoués à Dieu, scruter les plis de leurs vies, traquer leurs voix au plus juste de ce qu'elles furent... Voilà ce que propose cette anthologie, qui rassemble des textes d'auteurs célèbres (Pascal, Racine, Saint-Cyran, Lemaistre de Sacy, etc.) comme de religieuses anonymes. On y découvrira l'histoire de l'abbaye, de sa fondation à sa destruction; la description des lieux et des activités quotidiennes; les Vies des principales personnalités de Port-Royal; des écrits spirituels; des récits de captivité de religieuses... Formant un fabuleux gisement narratif, cet ensemble de textes d'époque, d'une qualité littéraire remarquable, fait renaître tout un pan de l'âge classique. Etablie et présentée par Laurence Plazenet, l'anthologie Port-Royal est l'oeuvre d'une spécialiste incontestée de la période, et d'un écrivain qui, par sa plume, transporte le lecteur. Elle s'impose comme une référence absolue sur le sujet.
Résumé : " Il la désira dans l'instant. Parce qu'elle était interdite et qu'il était improbable qu'elle s'intéressât à lui, parce qu'elle était vierge et qu'elle rougirait quand il la mettrait nue. Elle pleurerait peut-être lorsqu'il la toucherait. Ce spectacle serait le plus beau des plaisirs. " Mademoiselle d'Albrecht a quinze ans : Monsieur de Ramon n'a pas d'âge. Ils se donnent l'un à l'autre avec éblouissement. Mais ils ont rêvé d'une éternité qui n'appartient pas au monde. Désunis, inoubliables, Mademoiselle d'Albrecht et Monsieur de Ramon se poursuivent à jamais : dans les livres, les songes, la solitude, le silence et la mort. Un magnifique et troublant roman d'amour, servi par des personnages d'une éclatante innocence, une langue superbe, pure et rigoureuse.
Résumé : Simon aimait Elisabeth. Il épouse une autre femme. Il la quitte. Il se remarie. Puis, il revoit Elisabeth. Le jour et la nuit s'inversent. Simon s'arc-boute contre l'évidence. Il s'enfuit. Se tait. Se tourne vers l'ombre. Mais qu'est-ce qu'un homme au milieu des passions ?
De Pierre-Daniel Huet à Mikhaïl Bakhtine, le roman grec (IIe-Ve siècles après J.-C.) est censé avoir causé le renouvellement du genre romanesque qui se produit en Europe à partir de la seconde moitié du XVIe siècle, le passage des Amadis au Grand Cyrus. "Homère des romanciers", Héliodore est le "père" du roman des XVIe et XVIIe siècles selon Guez de Balzac, Charles Sorel ou Mlle de Scudéry. Il inspire la dernière oeuvre de Cervantès. Il hante encore la mémoire de Jean-Jacques Rousseau et de Samuel Richardson. Mais, quels textes antiques sont connus ? Comment sont-ils lus ? Leur influence est-elle la même et s'exerce-t-elle de la même manière dans chaque pays ? Quelles sont les oeuvres qui les imitent ? L'étude comparée, en France et en Angleterre, de ce phénomène capital de l'histoire littéraire permet d'élucider une étape fondatrice du genre romanesque et de restituer un pan méconnu de la littérature de fiction. Sous l'impulsion de Jacques Amyot, les auteurs français forgent une esthétique romanesque au service de la prose d'art qui s'épanouit d'Henri III à la création de l'Académie Française. L'imitation des romans grecs participe étroitement de ce mouvement contrairement à une idée répandue, roman et belles-lettres ont cause commune. En Angleterre, la matière du récit retient plus que sa manière. Philip Sidney emploie le modèle antique pour nourrir une méditation désenchantée sur l'éducation du prince et la place du héros dans le monde. Il ouvre la voie au roman politique et allégorique. De l'analyse d'un processus particulier de la traduction aux poétiques du roman moderne, cette enquête invite à réfléchir sur l'imitation comme mode de la création littéraire.
Résumé : Ce recueil s'ouvre sur la guerre de Troie dépeinte par Homère (VIIIe siècle av. J.-C.) et se referme sur la chute de l'empire byzantin (XVe siècle ap. J.-C.) déplorée par ses poètes en exil. Le volume lève donc le voile sur un monde grec en perpétuelle révolution (des guerres du Péloponnèse à la christianisation, en passant par les conquêtes d'Alexandre le Grand et l'annexion romaine) qui produisit une littérature multiforme nourrie par des réflexions philosophiques (de Platon à Proclus, son lointain successeur qui batailla contre le christianisme), la théogonie d'Hésiode ou les prouesses lyriques de Sappho. Les auteurs convoqués ne sont donc pas réunis dans une chaleureuse unanimité : l'anthologie expose, au contraire, les débats voire les combats que se livrèrent les auteurs (Aristophane raillant la misogynie d'Euripide, les attaques antichrétienne d'un Zosime...). La langue grecque apparait ainsi comme un champ de bataille façonné par des soldats du verbe.
Jean de la Cosa accompagne Christophe Colomb lors de ses trois premiers voyages vers le Nouveau Monde. En 1499, il est le chef-pilote pour l'expédition d'Alonso de Ojeda et Amerigo Vespucci, et il est un des premiers Occidentaux à débarquer sur le continent sud-américain, dans le golfe de Paria. Vers 1504-1506, de la Cosa commande une expédition vers les îles des Perles et le golfe d'Urabá afin d'y fonder les premières colonies. A la même époque, il visite également la Jamaïque et Haïti. En 1509, il part vers le Nouveau Monde pour la septième et dernière fois. Il mourra en Colombie, blessé... Bien moins connu que les écrits de Christophe Colomb et d'autres contemporains, exempt de toute complaisance, ce journal de bord est sans doute l'une des sources les plus fiables et les plus passionnantes sur les grandes découvertes de l'époque.
La Renaissance s'épanouit en Touraine où la monarchie s'installe de façon permanente sous Charles VII à Chinon et à Loches, sous Louis XI et Charles VIII au Plessis et à Amboise, sous Louis XII à Blois.Inspirés par l'Italie, au retour de leurs expéditions guerrières, les rois aménagent lices et jardins, jeux de paume, galeries, loggias, salles de bal et de réceptions. Princes et seigneurs s'y mêlent aux poètes et aux bourgeois dans les plaisirs courtois, les joutes chevaleresques et les parties de chasse. Les dames - et parmi elles Diane de Poitiers et Catherine de Médicis - brillent dans les palais de rêve qui ont pour nom Chambord, Chenonceau, Azay-le-Rideau.Solennels et familiers, harmonieux et pittoresques, les châteaux de la Loire offrent à profusion images, souvenirs, sensations tout droit venus d'une des époques les plus prestigieuses de notre histoire, avant que les guerres civiles et les intrigues n'éteignent de façon tragique les fastes de la cour.
Oeuvre de la noblesse, de la bourgeoisie, mais aussi du clergé et du peuple, autant que de la monarchie, l'expansion portugaise se déroula à l'échelle de trois océans et de trois continents. Cependant, les chroniqueurs, encore imprégnés des valeurs guerrières de la noblesse médiévale, n'en consignent le plus souvent que le visage officiel - c'est-à-dire son volet impérial, et ses exploits militaires. Ils négligent ainsi les autres modalités d'expansion, comme la diaspora spontanée d'aventuriers, de marchands, voire de missionnaires, qui en fut le fait majeur dans certaines aires géographiques. La brillante synthèse de Luis Filipe Thomas, projetant une lumière originale sur cette aventure exceptionnelle, en, aborde les multiples facettes.
Pour la première fois, les portaits croisés des femmes qui firent Versailles - reines, maîtresses royales et favorites, filles, belles-filles et amies des souverains -, de Marie-Thérèse à Marie-Antoinette. " L'ouvrage d'Alexandre Maral, aussi distrayant qu'instructif, nous propose une incroyable galerie de portraits féminins, en de jolis tableaux finement brossés et étayés par les mémorialistes de leur temps. [...] L'auteur ressuscite le Versailles des trois rois Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Il nous entraîne dans le sillage des reines Marie-Thérèse d'Autriche, Marie Leszczynska et Marie-Antoinette d'Autriche [...], nous guide dans les alcôves des petits appartements où se succèdent les maîtresses royales [...] et nous fait découvrir les personnalités souvent méconnues des filles et belles-filles des souverains dont la duchesse de Berry si chère à Saint-Simon, la princesse Marie-Adélaïde de Savoie, coqueluche de la Cour, ou les redoutables Mesdames filles de Louis XV. Alexandre Maral nous invite à un voyage passionnant dans les vertugadins des dames de Versailles et par-delà une chronique des moeurs ou des battements de coeur royaux se dessine chemin faisant une singulière histoire de France où s'exerce le règne des femmes ", Stéphane Bern.