Cette publication se place dans le cadre de l'enquête collective sur les comités de surveillance menée à la Société des études robespierristes. Elle reprend les actes de deux journées d'études tenues à Poitiers et à Rennes, centrés sur la spécificité de la surveillance dans l'Ouest confronté à la proximité de la guerre intérieure. Cet ouvrage s'efforce, à partir d'études concrètes, de répondre à plusieurs questions méthodologiques ou fondamentales. Quelles sources permettent de les connaître lorsque les sources directes, registres de délibérations, ont été détruites ? Quelle a été la place des comités dans la lutte contre les rebelles vendéens et chouans ? Si l'implantation géographique des comités s'explique en grande partie par l'éloignement des lieux de combat, leur implication dans la dénonciation des contre-révolutionnaires est essentielle. Quelles relations entretiennent les comités de surveillance, organes révolutionnaires, et les autorités politiques et administratives ? Sont-ils en compétition avec elles ou entretiennent-ils des relations de confiance et de coopération ? Enfin l'ouvrage s'efforce d'analyser les comités de surveillance des villages, de montrer leur originalité, avec leur composition sociale et leur rôle d'accompagnement de la politique de la Convention. Cette approche des comités de surveillance par la territorialité apporte une pierre supplémentaire à la connaissance " par le bas " de la France et des territoires occupés en Révolution.
La présente anthologie vous invite à voyager dans l'histoire littéraire - et amoureuse - du XIVe au XXIe siècle grâce à une sélection de cent cinquante poèmes de langue française. Bonheur, souffrance, jalousie, folie, inconstance, joie, deuil, espoir : Amour et Poésie dialoguent sur tous les tons.
Extrait La caricature de Dieu (Genèse) Quel bonheur que la haine alors quelle est sans bornes ! Hugo, La Fin de Satan Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, et un vent de Dieu tournoyait sur les eaux. Dieu dit : «Que la lumière soit !» Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière «jour», et les ténèbres «nuit». Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour. Dieu dit : «Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux.» Et Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament. Et cela fut ainsi. Dieu appela le firmament «ciel». Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le deuxième jour. Dieu dit : «Que les eaux qui sont sous le ciel se rassemblent en un seul lieu, et qu'apparaisse le continent.» Et cela fut ainsi. Dieu appela le continent «terre», et la masse des eaux «mers». Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : «Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant semence et des arbres donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre.» Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant semence et des arbres donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le troisième jour. Dieu dit : «Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes pour marquer les époques, les jours et les années; qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre.» Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux luminaires majeurs : le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit. Il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière et les ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le quatrième jour. Dieu dit : «Que les eaux produisent en abondance des êtres vivants, et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel.» Et cela fut ainsi.
Considérés le plus souvent comme de simples organes de police politique, les comités de surveillance institués par la loi du 21 mars 1793 et supprimés en partie dès la fin de l'an II ont longtemps fait figure de parents pauvres dans l'historiographie de la Révolution. Ils bénéficient aujourd'hui d'un renouveau de la recherche qui s'intéresse en particulier aux acteurs, hommes et femmes, aux formes de politisation, aux résistances, dans le cadre d'une Révolution " vue d'en bas ". Le présent ouvrage rend compte du premier bilan d'étape d'une enquête collective sur les comités, dressé lors de la rencontre tenue à Besançon les 13 et 14 janvier 2011 à l'initiative de la Société des études robespierristes, avec le soutien de l'Institut universitaire de formation des maîtres et du Laboratoire de sciences historiques de l'université de Franche-Comté. Les quinze communications proposent des approfondissements relatifs aux sources et à la méthodologie, des synthèses thématiques, des études de cas régionales et un exemple pris hors de France. Au-delà de caractéristiques communes à tous les comités - dont elles soulignent notamment le rôle dans le processus de politisation des citoyens - elles font apparaître une grande diversité régionale et montrent l'intérêt d'un élargissement international de l'étude.
Les quatre-vingts thèmes latins présentés dans ce volume, qui n'est autre que la réédition revue et augmentée de l'ouvrage d'Henri Petitmangin paru en 1928, constituent un outil précieux pour celles et ceux qui pratiquent l'art rigoureux de la traduction du français en latin et qui cherchent à se perfectionner. Accompagnés d'un ensemble de remarques préliminaires, les textes français, de sujets et de styles variés, vont du XIVe au XXe siècle. Ils sont assortis, de même que leur traduction latine, de nombreuses notes qui soulignent les points importants, donnent des idées de traduction ou renvoient aux paragraphes de la grammaire latine du même Petitmangin. Les étudiants et les étudiantes de licence, de master et de classes préparatoires (Ecole normale supérieure de Paris et Ecole nationale des chartes) trouveront dans cet ouvrage une aide particulièrement utile pour se former grâce aux conseils méthodologiques et pour s'entraîner grâce aux textes. Même les personnes qui préparent l'agrégation de Lettres classiques ou de Grammaire pourront en faire leur miel. La présente réédition, réunissant sujets et corrigés, est le fruit du travail commun d'une jeune équipe comprenant une vingtaine de membres, qui ont remis ces thèmes à jour en les confrontant et en les conformant aux normes actuelles. L'exigence du thème ne doit néanmoins pas occulter l'aspect plaisant de cet exercice qui permet d'acquérir de solides connaissances en grammaire et d'améliorer ses compétences en traduction. Viuat lingua Latina !
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.