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Auguste Amélie de Leuchtenberg. Lettres au baron D (1825 - 1837)
Pincemaille Christophe
DES FALAISES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782848114453
La publication des lettres en français d'Auguste Amélie de Bavière, duchesse de Leuchtenberg (1788-1851), fait redécouvrir une princesse, trop oubliée de nos jours, qui a pourtant participé à l'épopée napoléonienne. Fille du roi Maximilien 1er de Bavière, mariée à dix-huit ans, en 1806, à Eugène de Beauharnais (1781-1824), le fils aîné de l'impératrice Joséphine et fils adoptif de Napoléon, elle devient vice-reine d'Italie (1806-1814). Grâce aux alliances prestigieuses qu'elle saura négocier plus tard pour chacun de ses six enfants, elle se hisse au rang de grand-mère des dynasties européennes, avant-même la reine Victoria. A la chute de l'Empire, en 1814, fidèle dans l'adversité, elle entoure son mari d'affection. Après la mort de celui-ci en 1824, résolument repliée dans son veuvage, elle s'occupe de la liquidation de sa succession. Dans son rôle de tutrice de ses enfants mineurs, elle fait preuve d'un sens très avisé des affaires et d'une remarquable rectitude morale. Les 318 lettres conservées à Malmaison (la majorité a été acquise en vente publique en 2011), appartiennent à un fonds exceptionnel de pièces d'archive constitué par le musée depuis son origine et enrichi régulièrement. Elles couvrent la période 1824-1837 et sont adressées au baron Antoine Darnay, administrateur des biens d'Eugène, situés en France. Quelques lettres échangées avec le baron Eugène Darnay, le fils de ce dernier, prolongent cette correspondance jusqu'en 1841. Elles éclairent la façon dont la princesse Auguste Amélie gère la fortune de ses enfants et notamment le domaine de Malmaison, dont l'entretien s'avère ruineux et qu'elle doit, la mort dans l'âme, se résigner à vendre. Leur lecture permet de comprendre le fonctionnement au quotidien, lourd et coûteux, d'une illustre maison princière dans la première moitié du XIXème siècle.
Et si la nuit nous racontait autre sur Napoléon. Parce que l'empereur dort fort peu et qu'il a fait de son cabinet de travail l'annexe naturelle de sa chambre, il est possible de le surprendre à la lumière des bougies en train de s'occuper de la bonne marche de l'empire. Sous le voile de la nuit se révèle l'image complexe de l'homme et du soldat qui veille sans relâche au salut de son armée et de ses peuples. On le suivra dans le silence studieux de son bureau, au bivouac, au milieu de ses soldats, à Sainte-Hélène, enfin, dans ses ultimes nuits qui préfigurent sa mort.
Résumé : Comment Malmaison devint ce palais, comment cette demeure privée fut traitée en résidence officielle, quelle vie y menait-on du temps de Joséphine et Napoléon, quelles transformations leur divorce amena-t-il au fonctionnement de cette résidence unique en son genre, pourquoi parler de palais d'une impératrice ? Ce sont toutes ces questions qui forment la trame de ce livre. En s'appuyant sur de nombreux documents inédits et sur un reportage photographique réalisé par Guillaume de Laubier, les auteurs dévoilent une part, restée jusqu'ici inconnue, de l'histoire de ce lieu de mémoire par excellence. Un livre pour découvrir Malmaison, entre passé et présent.
Résumé : Si l'impératrice Joséphine (1763-1814) n'avait été, comme on l'a longtemps pensé, que légère et dépensière, elle n'aurait sans doute pas connu une destinée aussi exceptionnelle. Son parcours résulte de la conjonction d'un moment précis de l'histoire et de la capacité de cette femme à profiter des événements de son temps. Joséphine doit sa couronne à ses intrigues habilement menées durant la Révolution, à ses contacts établis avec les royalistes et les révolutionnaires, à ses intérêts partagés avec certains milieux financiers. Elle la doit aussi à Napoléon, bien sûr, mais avant que leurs destins se croisent, elle a parcouru seule un long chemin. À la fin de sa vie, après la répudiation, Joséphine résiste avec courage à l'adversité. Voyageuse, botaniste avertie, diplomate, mère et grand-mère, elle reste digne et émouvante jusqu'au bout. Bernard Chevallier est directeur du musée national de Malmaison et Bois-Préau. Il est l'auteur de Douce et incomparable Joséphine. Christophe Pincemaille, historien et éditeur, se consacre à l'histoire des deux empires. Il est l'auteur de L'impératrice Eugénie. Tous deux ont édité la correspondance de Joséphine.
Un long passage étroit et mystérieux, un élégant pavillon de pierres de taille niché au creux d'un îlot de verdure, telle est la demeure que choisit Joséphine à l'automne 1795 au coeur de la Chaussée d'Antin, nouveau quartier des milieux d'affaires. Les lieux sont bien connus de la place parisienne : gens de lettres et de théâtre, haute aristocratie puis milieux girondins ont aimé s'y retrouver dès les années 1780 autour de Julie Careau danseuse de l'Opéra, bientôt l'épouse de l'acteur Talma. Peu de temps après, la séduisante Joséphine unit son destin à celui de Napoléon Bonaparte. La petite maison accompagne l'ascension politique du général dans une France du Directoire qui aspire à l'apaisement : Joséphine la meuble avec luxe et raffinement, ne répugnant à aucune dépense pour la hisser au niveau des décors les plus élégants de l'époque. Mais au lendemain du coup d'Etat, la maison, loin de devenir sanctuaire, se laisse peu à peu oublier pour disparaître sans coup férir dans les bouleversements du Paris haussmannien. Objets et reconstitutions font revivre un lieu disparu, emblématique de l'épopée napoléonienne, première résidence avant Malmaison de ce couple mythique.
Résumé : L'art d'ornementer les étoffes est une tradition ancestrale qui trouve en Inde au XVIe siècle un essor particulier. Ces étoffes chatoyantes et empruntes d'orientalisme, appelées indiennes, deviennent des objets incontournables de la mode européenne au siècle des Lumières. La persistance du goût pour ces cotonnades est le germe en Europe d'une industrie prospère qui ne manqua pas de toucher l'un des plus importants centres cotonniers de France : Rouen et sa région. Les innombrables motifs imprimés, dont la Normandie entre 1760 et 1900 a été la principale région productrice, sont le reflet des sensibilités d'une époque, de ses goûts et de ses préoccupations et témoignent de la diffusion de l'art, de la littérature et de la culture : Mylène Doré, aidée de Xavier Petitcol et d'Anne de Thoisy-Dallem, prolonge dans cet ouvrage les expositions du Musée Industrie de la Corderie Vallois et du Musée des Traditions et Arts Normands où sont présentées plus de 170 toiles imprimées.
Hauguel François ; Peslier Patrick ; Perroy Aymeri
Ce deuxième volume des Mémoires de la French Lines retrace la saga des transatlantiques dont les escales animaient régulièrement la Porte océane. Il porte en grande partie sur le dernier d'entre eux, France, mais retrace également le parcours de navires à la vie bien agitée tels Paris, Liberté ou De Grasse. Il évoque au fil des pages des aspects moins connus comme le remorquage ou l'histoire des compagnies maritimes établies au Havre. Ce livre, suite logique du premier volume paru fin 2006, reprend, fortement enrichies, une partie des chroniques "Mémoire de la French Lines" parue dans les éditions dominicales du Havre-presse / Havre libre. Il est le fruit d'une association entre les Editions PTC, la Presse havraise et l'Association French Lines. Biographie de l'auteur Aymeric Perroy, de l'Association French Lines, François Haugel et Patrick Peslier, journalistes au Havre Libre et au Havre-Presse.
Résumé : C'est d'abord une dualité. Entre mer et terre bat le coeur de la Normandie. C'est aussi une diversité climatique, géologique, gastronomique et architecturale. Langues de sable et plages de galets, labours féconds et prairies maternelles : tissant l'imaginaire, ses multiples horizons réinventent le bonheur d'exister. Le vieux pays choie une culture millénaire. Il possède aussi le pont A haubans le plus haut du monde. Sans jamais perdre ses repères, la Normandie épouse son temps. Les superbes images de ce livre en sont la preuve.
Picasso Pablo ; Cocteau Jean ; Caizergues Pierre ;
Résumé : Cette correspondance croisée entre Pablo Picasso (1881-1973) et Jean Cocteau (1889-1963), en grande partie inédite, rassemble 450 pièces enrichies de documents et d'illustrations rares. Elle couvre la période qui va de 1915 jusqu'à la mort de Cocteau en 1963. La relation qui s'instaure entre les deux artistes est d'emblée dialectique : Picasso consolide chez Cocteau un vocabulaire nouveau, celui de l'avant-garde et de la modernité. Cocteau entraîne Picasso dans l'aventure des Ballets russes, l'initiant ainsi à l'esthétique somptueuse des arts du théâtre. Leur collaboration dans Parade (1917) se trouve à l'origine de l'une des plus belles périodes créatrices de l'oeuvre de Picasso, son "rappel à l'ordre" selon l'heureuse formule de Cocteau qui, lui, médite sur sa propre esthétique et sur sa propre éthique.
Céline Louis-Ferdinand ; Sollers Philippe ; Fouché
Né en 1894 à Courbevoie, près de Paris, Louis-Ferdinand Céline (pseudonyme de L-F Destouches) prépare seul son baccalauréat tout en travaillant. Engagé en 1912, il est gravement blessé en novembre 1914. Invalide à 75 % et réformé, il devient agent commercial et part au Cameroun (1916), puis à Londres (1917). Après la Victoire, il fait des études de médecine, puis accomplit des missions en Afrique et aux États-Unis pour le compte de la Société des Nations. De retour en France, il exerce la médecine dans la banlieue parisienne et publie en 1932 son premier ouvrage Voyage au bout de la nuit, suivi, en 1936, de Mort à crédit. De 1944 à 1951 Céline, exilé, vit en Allemagne et au Danemark. Revenu en France il s?installe à Meudon où il poursuit son oeuvre (D?un château l?autre, Nord, Rigodon) et continue à soigner essentiellement les pauvres. Il meurt en 1961.
Marguerite Yourcenar ; Blanckeman Bruno ; Poignaul
Résumé : De 1964 à 1967, Marguerite Yourcenar travaille sur trois ouvrages : Fleuve profond, sombre rivière, La Couronne et la lyre, L'oeuvre au Noir. La question de la traduction est omniprésente dans les lettres car Fleuve profond, sombre rivière comporte "une traduction d'environ deux cents Negro Spirituals". Quant à La Couronne et la lyre, c'est "genre Fleuve profond, mais il s'agit cette fois de poètes grecs" . Ce travail est pour Yourcenar un "divertissement" par rapport aux difficultés juridiques rencontrées avec Plon à propos de la publication de L'oeuvre au Noir, qui aboutissent à la modification profonde du texte initial. Dans sa Note à L'oeuvre au Noir, elle expose comment "un récit d'une cinquantaine de pages" s'est transformé en "un long roman historique" . A cause de son désir de résilier un contrat d'édition, Yourcenar a gagné du temps en croyant le perdre et ajoute à L'oeuvre au Noir une série de personnages qui en fait vraiment "le pendant des Mémoires d'Hadrien".
En 1977, Jean-Patrick Manchette commence d'archiver méthodiquement son courrier, dont émergent plus de deux cents lettres inédites ici réunies. Tapées à la machine ou manuscrites, elles dessinent le cercle de ses relations en même temps que l'évolution de ses réflexions, politiques, artistiques, stylistiques. Une correspondance de longue haleine, entretenue avec un soin extrême, parfois avec humour et toujours dans la langue dont il a le secret, capable de la plus subtile nuance comme du pire uppercut. Avec ses amis ou ses ennemis, il parle polar, traduction, économie du livre, cinéma, politique, art et marchandise... Jusque dans ses parties d'échecs avec Pierre Siniac et lesmots doux adressés à la banque, à son éditeur ou aux voisins, chacune de ses missives est un travail d'écrivain, tantôt éprouvant, tantôt récréatif. On y devine, entre les lignes, les réponses que lui ont faites Jean Echenoz, Donald Westlake, James Ellroy, Robin Cook ou Ross Thomas. On y devine, aussi, l'homme souvent intransigeant, mais jamais indifférent, que fut Jean-Patrick Manchette, jusqu'à ses dernières heures.