Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bubble Gum
Pille Lolita
GRASSET
21,20 €
Épuisé
EAN :9782246644118
« Manon vit à Terminus, village paumé du sud de la France. Elle déteste sa vie, son job (elle est serveuse dans le bistrot de son père). Elle a vingt ans. Elle regarde trop la télévision, elle lit trop de magazines. Elle se trouve trop jolie pour rester enterrée là. Elle veut devenir célèbre. La voici bientôt à Paris, où elle survit comme serveuse dans un restaurant, en attendant mieux. Le mieux se manifeste sous les traits de Derek Delano. C'est l'archétype du jeune et bel héritier blasé. Volontairement, j'en ai fait une sorte de personnage de BD. Il vit au Ritz, achète tout le monde, joue du piano, couche avec des putes, s'ennuie. Il imagine un jeu plutôt pervers : façonner, voire briser le destin d'un être innocent ». Lolita Pille Derek sera donc le Pygmalion, à l'ère des media, d'une Manon devenue actrice, voyageant de Londres à New York et traversant les fuseaux horaires d'un show-biz sous antidépresseurs. Jusqu'au jour où... le strass et la gloire se changent en cendres amères. Tout n'était-il qu'un rêve ? Seule, désormais inconnue là où son visage s'affichait sur les murs de Paris, au bord du suicide, Manon comprend que Derek le milliardaire a bel et bien existé. Et elle se venge, d'une manière qu'on découvrira. Roman à deux voix, anti-conte de fées traversé par toutes les illusions de gloire et les fantasmes d'une télé-réalité permanente, jeu cruel sur l'échec et l'absence de morale des personnages réduits à leur avidité, Derek Delano marquera autant que Hell, roman-culte de la Génération Logo.
De nos jours, Cendrillon s'ennuie à servir des pastis dans un bistro de province. Le bal dont elle rêve, c'est celui des photos de mode, du cinéma et de la presse « people ». Ce rêve, Manon va s'efforcer de le réaliser. Elle est jolie, et il ne lui faut qu'un peu d'audace et une robe sexy pour se glisser dans les soirées parisiennes de la jet set, où elle rencontre Derek, un milliardaire désabusé qui grille sa vie entre la drogue, l'alcool et les orgies. C'est cet homme qui va lui tendre un piège terrible, l'amener au bord de la déchéance et de la folie... La très jeune romancière de Hell, grand succès de librairie déjà traduit en cinq langues, décrit avec une lucidité impitoyable un monde où chacun est prêt à se damner pour un quart d'heure de fausse gloire. Et impose un tempérament d'écrivain avec lequel, indiscutablement, il va falloir compter.
Les premières pages de ce roman donnent volontairement dans le genre provoc : "Je suis une pétasse", "Je suis la muse du dieu Paraître sur l'autel de qui j'immole gaiement chaque mois l'équivalent de votre salaire". Ella, qui se fait appeler Hell, appartient à la jeune génération friquée désenchantée, une pauvre petite fille riche qui se plaît à vous en mettre plein la vue, bande de minables. Elle-Hell se chausse chez Prada, se fait refaire la mèche chez Tony and Guys, tape de la coke sans vergogne, s'amuse comme elle peut au Cabaret ou au Queen, "s'emmerde beaucoup" parce que, comme ses amis, fils de stars, de ministres ou d'industriels elle "n'a plus rien à désirer". Pour son plus grand malheur, alors qu'elle est en pleurs devant chez Dior, un séduisant jeune homme pas comme les autres vient la consoler et la ramène chez elle en porsche noire. Amoureuse folle, Hell va devoir endurer "ses discours nihilistes et son inégalable perversité", c'est-à-dire découvrir l'amour, cet autre enfer. Pour son premier roman, Lolita Pille, qui n'a que 19 ans, n'évite pas toujours le piège de la caricature et de la facilité. C'est de son âge. Mais il lui sera beaucoup pardonné parce qu'on ressent chez elle une véritable rage d'écrire pour exorciser ses démons. Et puis il arrive qu'entre deux fêtes VIP son héroïne lise Belle du seigneur et Le Bleu du ciel, cite Baudelaire et Léo Ferré. On espère que cette ferveur littéraire se ressentira de façon plus mature dans son prochain roman. --Denis Gombert
Extrait de l'introduction:La politique est l'art du possible, l'art a à voir avec l'impossible.Heiner Moller, Entretien avec Wolfgang Heise.Faust et Wallenstein: du creuset commun à la concurrence inégaleLes évidences peuvent être aveuglantes au point d'inhiber la réflexion. Tel semble être le cas lorsqu'on met en regard les deux plus grandes pièces du théâtre allemand, ces deux monstres dramatiques que sont le Faust de Goethe et le Wallenstein de Schiller. Tout se passe comme si leurs ressemblances avaient rendu superflue toute entreprise de comparaison systématique, au point que deux siècles de réception ont abouti à une situation paradoxale: bien qu'issues du même courant esthétique, élaborées de surcroît en étroite collaboration, les deux oeuvres maîtresses du classicisme weimarien se font aujourd'hui concurrence dans le répertoire allemand. En témoigne un article de presse paru en 1999, année où fut célébré le 250e anniversaire de la naissance de Goethe et qui vit Weimar promue capitale européenne de la culture. L'auteur s'insurgeait de la déprogrammation de la pièce de Schiller au profit de celle de Goethe:C'est à crier au scandale. Goethe a une fois de plus triomphé de Schiller. Le 31 janvier avait lieu la première de Faust au Théâtre national de Weimar, spécialement rénové pour l'occasion, tandis que Wallenstein, la plus grande tragédie allemande, se voyait honteusement retirer de l'affiche.Il est vrai que les dissemblances des deux oeuvres ne sont pas moins manifestes, ne serait-ce que par les sujets qu'elles traitent. Faust élève la légende noire d'un aventurier intellectuel du XVIe siècle au rang de drame cosmique dont l'enjeu est le devenir de l'humanité, Wallenstein met en scène la destinée tragique d'un condottiere de la guerre de Trente Ans, devenu généralissime des armées catholiques puis assassiné pour avoir fait ombrage au pouvoir impérial.
Elle s'appelle Ella. Mais Hell lui convient mieux : elle a dix-huit ans, prend de la coke comme vous fumez des clopes, passe ses nuits dans les boîtes les plus chères de Paris, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément... étant revenue de tout sans avoir été nulle part. Jusqu'au soir où elle tombe folle amoureuse d'Andréa, son double masculin...
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".