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Le théâtre de l'effroi
Pille René-Marc
ENTRETEMPS ED
24,99 €
Épuisé
EAN :9782912877406
Extrait de l'introduction:La politique est l'art du possible, l'art a à voir avec l'impossible.Heiner Moller, Entretien avec Wolfgang Heise.Faust et Wallenstein: du creuset commun à la concurrence inégaleLes évidences peuvent être aveuglantes au point d'inhiber la réflexion. Tel semble être le cas lorsqu'on met en regard les deux plus grandes pièces du théâtre allemand, ces deux monstres dramatiques que sont le Faust de Goethe et le Wallenstein de Schiller. Tout se passe comme si leurs ressemblances avaient rendu superflue toute entreprise de comparaison systématique, au point que deux siècles de réception ont abouti à une situation paradoxale: bien qu'issues du même courant esthétique, élaborées de surcroît en étroite collaboration, les deux oeuvres maîtresses du classicisme weimarien se font aujourd'hui concurrence dans le répertoire allemand. En témoigne un article de presse paru en 1999, année où fut célébré le 250e anniversaire de la naissance de Goethe et qui vit Weimar promue capitale européenne de la culture. L'auteur s'insurgeait de la déprogrammation de la pièce de Schiller au profit de celle de Goethe:C'est à crier au scandale. Goethe a une fois de plus triomphé de Schiller. Le 31 janvier avait lieu la première de Faust au Théâtre national de Weimar, spécialement rénové pour l'occasion, tandis que Wallenstein, la plus grande tragédie allemande, se voyait honteusement retirer de l'affiche.Il est vrai que les dissemblances des deux oeuvres ne sont pas moins manifestes, ne serait-ce que par les sujets qu'elles traitent. Faust élève la légende noire d'un aventurier intellectuel du XVIe siècle au rang de drame cosmique dont l'enjeu est le devenir de l'humanité, Wallenstein met en scène la destinée tragique d'un condottiere de la guerre de Trente Ans, devenu généralissime des armées catholiques puis assassiné pour avoir fait ombrage au pouvoir impérial.
Résumé : Bienvenue en hyperdémocratie, lieu de toutes les libertés. Le soleil ne se lève plus depuis longtemps sur la ville. Ancien de la Criminelle, hanté par son passé de mercenaire, Syd Paradine enquête sur un suicide collectif d?obèses. Des attentats sans cause vont se multipliant et l?insurrection monte? L?heure semble venue pour l?utopie de payer pour ses fautes. Surgit une fille, traquée et singulièrement flétrie. Blue a les yeux bleu acier et détient les réponses. Elle est une promesse d?amour dans un monde voué à la destruction. L?auteur de Hell et de Bubble Gum écrit avec virtuosité une tragédie moderne qui pourrait devenir la nôtre.On pense à Blade Runner [?]. Bref, aussi inattendue que soit sa métamorphose, Lolita Pille semble avoir trouvé le bon moyen de rester un auteur de demain. J. B., Glamour.
Elle s'appelle Ella. Mais Hell lui convient mieux : elle a dix-huit ans, prend de la coke comme vous fumez des clopes, passe ses nuits dans les boîtes les plus chères de Paris, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément... étant revenue de tout sans avoir été nulle part. Jusqu'au soir où elle tombe folle amoureuse d'Andréa, son double masculin...
Lacheny Ingrid ; Muzelle Alain ; Pille René-Marc ;
Le présent volume propose aux lecteurs de nouvelles analyses des Fantasiestücke d'E. T. A. Hoffmann, uvre intermédiale emblématique d'un auteur essentiel au paysage littéraire et culturel du romantisme européen. La recherche actuelle sur Hoffmann n'a de cesse de montrer comment l'art narratif hoffmannien est à la fois visuel et sonore et intéresse, inspire tant les musiciens que les graphistes contemporains. C'est un medium pluridimensionnel auquel s'ajoutent l'ironie, le Witz et l'imagination suscitant comique et grotesque et faisant de l'acte de création une énergie vitale, innée que l'artiste souhaite transmettre à son lecteur.
Résumé : Il fait si chaud à Paris l'après-midi du 29 août 2014. Eléna Filleul, ancienne joueuse de tennis, va chercher son fiancé Ismaël Chèvreloup à la gare de Lyon. Plus tôt, Eléna a vu ses amies de lycée. Elles se sont remémoré leur adolescence, le rôle joué par la famille Chèvreloup, et tout particulièrement celui de Catherine, figure emblématique pour ce groupe. Au cours de cette journée qui aurait pu ressembler à toutes les autres, Eléna se confronte aux fantômes et aux dieux de sa jeunesse. Ce roman ambitieux allie modernité et classicisme pour nous conter une histoire intemporelle dans le Paris du xxie siècle.
Les écrits de tartar (e) sont particulièrement emblématiques du mouvement des arts de la rue. Et pourtant, le "griot tartar (e)" a longtemps freiné des quatre fers avant de confier sa prose à l'édition, résistance de l'oralité au livre soupçonné de négliger le chant. AAAA. A, tétralogie sur la quadrature de la terre, Afrique, Asie, Amérique, Ailleurs. Arbre, réunit quatre récits-spectacles, quatre cris offerts aux anciens et futurs auditeurs qui pourront ainsi inventer leurs propres saveurs de lectures. A l'origine, Conakry et chuchotements a été écrit en Guinée, quintessence des cent dix-huit carnets que l'auteur a noircis durant ses longs séjours sur place. Le succès rencontré lors des représentations l'a encouragé à poursuivre. Son projet d'écriture s'est consolidé: interpréter le monde en se jouant des quatre points cardinaux et des idées reçues. Ainsi sont nés 0, 1, 2 (Zéro, Inde), Ame américaine et Ailleurs Par la vertu de l'édition, le griot qui interprète le monde et nous confie ses manuscrits et ses croquis se verra peut-être à son tour interprété...
Les années soixante-dix ont constitué un tournant dans l'histoire du théâtre vivant. Or, durant cette décennie, une revue, Travail théâtral accompagne cette histoire et en consigne les principaux éléments. Ce livre s'attache à décrire la spécificité de la revue et à montrer qu'elle est le réceptacle et, dans une certaine mesure, le moteur d'un processus de bouleversement culturel. Porteuse, à son origine, de " l'esprit de Mai ", elle adhère à la tradition marxiste anti-stalinienne et se fait la représentante d'un brechtisme non-orthodoxe. Elle se place du côté du " jeune théâtre" et défend sa revendication de donner au théâtre un contenu politique et d'y intéresser le " non-public ". Elle fait entendre des voix singulières : celles d'artistes, d'auteurs et d'intellectuels de son temps. Elle reconnaît et fait connaître les avant-gardes. En donnant à certaines de ces expériences (comme celles menées par le Théâtre du Soleil ou par Augusto Boal) une valeur exemplaire, Travail théâtral ne fait pas simplement écho à ces bouleversements, mais entend y participer et jouer à sa manière un rôle moteur dans la constitution d'un théâtre de l'avenir.
En 1998, Anne Bisang devient directrice de la Comédie de Genève. Cette nomination marque une rupture: Anne Bisang est femme, elle est jeune et n'a pas fait son apprentissage dans le réseau institutionnel. Rupture aussitôt transformée en perspective. Anne Bisang ne s?inscrit dans aucun lignage et si elle est choisie, c'est parce qu'elle est porteuse du meilleur projet. Plus d'une décennie plus tard, les actes témoignent mieux que l'être de l'irréversible mouvement donné à la plus grande institution théâtrale genevoise. La Comédie de Genève s'ouvre au monde dans tous les sens du terme, faisant vibrer l'essence éminemment politique du théâtre et la tradition cosmopolite de Genève. Intérêt pour la création internationale, développement des coproductions, résidences d'auteurs, commandes de textes, partage de l'outil de production avec les compagnies indépendantes, partenariats avec les autres institutions de la ville, mise en oeuvre d'une agora où se débattent les questions sociales d'actualité, gestion du théâtre comme lieu de vie, soutien à l'emploi artistique local et au vivier de jeunes acteurs... Journalistes, artistes, partenaires institutionnels, collaboratrices et collaborateurs d'Anne Bisang se font le choeur de cette aventure humaine.
Quatre motos zoomorphes déboulent en ville, chevauchées par des guerriers kidnappeurs et une mariée armée d'un fouet. Ainsi débute la folle épopée d'Oposito, une compagnie "des arts de la rue" qui a fait irruption il y a 25 ans et n'a cessé d'évoluer au fil de ses rencontres avec d'autres artistes. Son but: l'espace urbain, faire basculer le quotidien et embarquer le public dans ses histoires. Un public conquis spectacle après spectacle, à grands renforts de mises en scène poétiques, de costumes et de créatures rêvés. Oposito, une aventure humaine et artistique animée par ses deux fondateurs, Enrique Jimenez et Jean-Raymond Jacob, avec des artistes du monde entier et le public. Cet art de la tribulation urbaine recèle des savoir-faire et des manières d'être que Bertrand Dicale et Anne Gonon décrivent à partir de trois spectacles déambulatoires qui ont fait la renommée de la compagnie: Transhumance, l'heure du troupeau (1997), Les Trottoirs deJo'burg... mirage (2001) et Toro (2006). Tous les trois inspirés de rencontres, parcours et voyages, ont en commun leur forme: des spectacles en mouvement, écrits pour la foule et les grands espaces. Le livre aborde l'ensemble des problématiques de l'écriture d'un spectacle qui traverse la ville quand l'image et le geste tiennent lieu de langage. Il décrypte les signes artistiques et techniques qui permettront l'interprétation et la réalisation du scénario. Carnets de voyage, carnets de création et d'écriture scénographique, le livre chronique la genèse de cette troupe bicéphale et féconde, de ses tribulations intercontinentales, des évolutions artistiques, des défis et des questions qui surgissent au fil des voyages. Oposito, l'art de la tribulation urbaine est un récit d'aventure collective où l'histoire de chacun prend une résonance universelle. Son iconographie soignée illustre la démarche et les pays traversés, nous faisant découvrir les coulisses de la vie des artistes.