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LES DEUX MEDECINES. Médicaments, psychotropes et suggestion thérapeutique
Pignarre Philippe
LA DECOUVERTE
14,48 €
Épuisé
EAN :9782707124357
Pour la médecine occidentale moderne, l'affaire est entendue : c'est le médicament qui soigne, à savoir une substance chimique aux effets biologiques bien identifiés. Pourtant, une médecine peut en cacher une autre : tous les patients savent intuitivement que l'attitude du thérapeute à leur égard peut être aussi décisive dans la guérison que les médicaments qu'il délivre. Et sans même qu'il soit nécessaire d'évoquer les " médecines parallèles ", le mystère scientifique que représente l'effet placebo témoigne de la persistance des phénomènes de suggestion au c?ur de la médecine moderne. Dans ce livre, Philippe Pignarre propose une compréhension nouvelle de cette dualité que la science résiste à reconnaître. Il le fait en se penchant sur l'histoire, et plus précisément sur l'histoire de la psychiatrie, en suivant les deux " fils rouges " : d'une part, celui qui court du "baquet" autour duquel, à la fin du XVIIIe siècle, Mesmer rassemblait ses patients pour les " magnétiser ", jusqu'à la psychanalyse, en passant par les cures hypnotiques de Charcot ; et, d'autre part, celui qui relie l'invention par Pinel du " traitement moral " des aliénés à la psychiatrie biologique d'aujourd'hui. Il montre ainsi comment la médecine de la suggestion et la médecine somatique n'ont jamais réussi à faire bloc. Et que cette séparation pourrait bien être à l'origine des plus graves difficultés auxquelles se heurte la médecine moderne, qu'il s'agisse de l'usage des drogues illégales et de son " traitement ", ou de la surconsommation de psychotropes, dont la France détient le record mondial. L'auteur ouvre ainsi des pistes passionnantes pour retrouver dans notre héritage occidental - mais aussi, grâce à l'éthnopsychiatrie, dans celui d'autres civilisations - les éléments qui permettront de ne plus construire les deux médecines l'une contre l'autre.
Résumé : Pour chacun d'entre nous, mais aussi pour de nombreux professionnels de la santé, le médicament est un objet simple : des chercheurs le découvrent, des industriels le fabriquent, des médecins le prescrivent, des pharmaciens le vendent et des patients le consomment. Et pourtant, si l'on s'intéresse de près à chacune de ces étapes, on découvre un objet en fait fort mystérieux : qu'il s'agisse de l'effet placebo ou des relations complexes entre les multiples acteurs de la " chaîne du médicament ", on se rend compte qu'aucune des définitions classiques du médicament n'est vraiment opératoire. C'est pour élucider ce mystère que Philippe Pignarre propose dans ce livre une exploration passionnante de cet étrange objet, à la fois scientifique, commercial et social. A partir de nombreux exemples concrets, il montre comment s'est constituée, en cinquante ans, une nouvelle manière de mettre en relation des substances chimiques et des êtres humains : l'expérimentation des nouvelles molécules " contre placebo ", qui est désormais au c?ur des médecines occidentales. Il explique comment ce nouveau dispositif permet de produire de manière extrêmement fructueuse des médicaments, mais aussi, ce qui est beaucoup plus surprenant, comment il détermine l'économie du médicament et la manière dont les patients y ont accès. Cette analyse originale intéressera aussi bien les professionnels qui y trouveront des réponses inattendues sur les difficultés auxquelles se heurtent les réformes du système de santé, en France comme à l'étranger, que les profanes qui se posent des questions sur les mérites respectifs des médicaments modernes et des médecines dites traditionnelles ou " parallèles ".
Certaines grandes amitiés ont marqué l'histoire de la philosophie. À n'en pas douter, celle qui unissait Bruno Latour et Isabelle Stengers est de celles-là. S'ils ont très peu écrit en commun, leur compagnonnage a duré plus de trente ans et leurs ?uvres respectives ne manifestent leur plénitude que si on en saisit les emprunts réciproques et les croisements. Latour et Stengers ont le même point de départ, qui restera au centre de leurs ?uvres : les pratiques scienti?ques, dont notre modernité est si ?ère. Pourquoi nous, Modernes, nous dé?nissons-nous comme ceux qui savent alors que les autres seraient condamnés à croire ? Cette question les a amenés à partager la même préoccupation : comment comprendre et vivre dans ce que Latour appelle le " nouveau régime climatique ", et Stengers un " temps de débâcle " ?Le but de ce livre n'est pas de rendre à chacun des auteurs ce qui lui appartient, mais au contraire de les intriquer toujours davantage ; de suivre au plus près chaque proposition faite par l'un(e) et reprise par l'autre, toujours selon ses propres moyens.Alors que de nouveaux auteurs mettent à pro?t leurs travaux dans des champs divers et que des activistes multiplient les échanges avec eux, ce livre donne un éclairage bienvenu sur cette exceptionnelle aventure d'idées.Table des matières : Liste des principaux ouvrages (cités de manière abrégée)Introduction. Un embarras de parole 11. Désépistémologiser...2. ... ou désamalgamer les sciences3. Petit exercice de philosophie empirique4. Sociologie ou politique ?5. Les faitiches6. Le parlement des choses : faire de l'écologie7. Repérer les modes d'existence, penser avec Whitehead8. L'intrusion de GaïaConclusion. Composer un monde commun...par temps de débâcleBibliographieIndex.
Philippe Pignarre, qui a travaillé dix-sept ans dans l?industrie pharmaceutique, explique comment les industriels du médicament sont devenus capables du pire. L?industrie pharmaceutique serait elle dirigée par des hommes assoiffés de profits et d?abord soucieux de ? marchandiser ? cyniquement la souffrance humaine? Cette explication est trop simple et, surtout, elle ne correspond pas à la réalité. L?enquête minutieuse menée par l?auteur montre que l?industrie pharmaceutique a changé pour des raisons profondes: elle cache un secret qui menace son existence même. L?objectif principal de ce livre est de dévoiler ce secret et de proposer des moyens d?agir pour inverser le cours actuel.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !