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Qu'est-ce qu'un médicament ? Un objet étrange, entre science, marché et société
Pignarre Philippe
LA DECOUVERTE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782707127525
Pour chacun d'entre nous, mais aussi pour de nombreux professionnels de la santé, le médicament est un objet simple : des chercheurs le découvrent, des industriels le fabriquent, des médecins le prescrivent, des pharmaciens le vendent et des patients le consomment. Et pourtant, si l'on s'intéresse de près à chacune de ces étapes, on découvre un objet en fait fort mystérieux : qu'il s'agisse de l'effet placebo ou des relations complexes entre les multiples acteurs de la " chaîne du médicament ", on se rend compte qu'aucune des définitions classiques du médicament n'est vraiment opératoire. C'est pour élucider ce mystère que Philippe Pignarre propose dans ce livre une exploration passionnante de cet étrange objet, à la fois scientifique, commercial et social. A partir de nombreux exemples concrets, il montre comment s'est constituée, en cinquante ans, une nouvelle manière de mettre en relation des substances chimiques et des êtres humains : l'expérimentation des nouvelles molécules " contre placebo ", qui est désormais au c?ur des médecines occidentales. Il explique comment ce nouveau dispositif permet de produire de manière extrêmement fructueuse des médicaments, mais aussi, ce qui est beaucoup plus surprenant, comment il détermine l'économie du médicament et la manière dont les patients y ont accès. Cette analyse originale intéressera aussi bien les professionnels qui y trouveront des réponses inattendues sur les difficultés auxquelles se heurtent les réformes du système de santé, en France comme à l'étranger, que les profanes qui se posent des questions sur les mérites respectifs des médicaments modernes et des médecines dites traditionnelles ou " parallèles ".
Philippe Pignarre, qui a travaillé dix-sept ans dans l?industrie pharmaceutique, explique comment les industriels du médicament sont devenus capables du pire. L?industrie pharmaceutique serait elle dirigée par des hommes assoiffés de profits et d?abord soucieux de ? marchandiser ? cyniquement la souffrance humaine? Cette explication est trop simple et, surtout, elle ne correspond pas à la réalité. L?enquête minutieuse menée par l?auteur montre que l?industrie pharmaceutique a changé pour des raisons profondes: elle cache un secret qui menace son existence même. L?objectif principal de ce livre est de dévoiler ce secret et de proposer des moyens d?agir pour inverser le cours actuel.
Certaines grandes amitiés ont marqué l'histoire de la philosophie. À n'en pas douter, celle qui unissait Bruno Latour et Isabelle Stengers est de celles-là. S'ils ont très peu écrit en commun, leur compagnonnage a duré plus de trente ans et leurs ?uvres respectives ne manifestent leur plénitude que si on en saisit les emprunts réciproques et les croisements. Latour et Stengers ont le même point de départ, qui restera au centre de leurs ?uvres : les pratiques scienti?ques, dont notre modernité est si ?ère. Pourquoi nous, Modernes, nous dé?nissons-nous comme ceux qui savent alors que les autres seraient condamnés à croire ? Cette question les a amenés à partager la même préoccupation : comment comprendre et vivre dans ce que Latour appelle le " nouveau régime climatique ", et Stengers un " temps de débâcle " ?Le but de ce livre n'est pas de rendre à chacun des auteurs ce qui lui appartient, mais au contraire de les intriquer toujours davantage ; de suivre au plus près chaque proposition faite par l'un(e) et reprise par l'autre, toujours selon ses propres moyens.Alors que de nouveaux auteurs mettent à pro?t leurs travaux dans des champs divers et que des activistes multiplient les échanges avec eux, ce livre donne un éclairage bienvenu sur cette exceptionnelle aventure d'idées.Table des matières : Liste des principaux ouvrages (cités de manière abrégée)Introduction. Un embarras de parole 11. Désépistémologiser...2. ... ou désamalgamer les sciences3. Petit exercice de philosophie empirique4. Sociologie ou politique ?5. Les faitiches6. Le parlement des choses : faire de l'écologie7. Repérer les modes d'existence, penser avec Whitehead8. L'intrusion de GaïaConclusion. Composer un monde commun...par temps de débâcleBibliographieIndex.
Résumé : Le psychologue ou le psychanalyste se perd s'il poursuit son travail isolé et tient le psychotrope pour ce qui voile le fond, organicise l'affection et y ajoute même des effets secondaires. Il doit plutôt entrer dans tout le réseau thérapeutique (lui et d'autres, jusqu'à l'éventuelle administration " policière " chargée de la vitalité urbaine) afin d'entraîner le patient dans le système qui l'assume (la conversion). Ce n'est plus tout à fait à " la molécule " qu'il faut s'intéresser : il convient d'entrer dans un autre champ, d'admettre d'autres critères. Les psychotropes doivent réintégrer l'univers technico-humain. Preuve de la complexité où nous parvenons, l'information ou même le savoir suppose le malaise (et ses désaccords) ; un malade qui, parce qu'il est malade, n'est pas vraiment objectif ! Philippe Pignarre marque l'écart entre les médicaments stables de la médecine (antibiotiques, antihypertenseurs, etc.) susceptibles d'une définition et d'une claire évaluation, et les psychotropes caractérisés par l'absence " de points fixes ". Si l'ouvrage réussit à mettre de la réflexion et de la passion à l'intérieur de ses analyses - alors que les traités habituels lassent - c'est parce que l'auteur use d'une méthode fructueuse : désenclaver la médecine ou la psychiatrie, la sortir de ses ornières (souvent organicistes), l'ouvrir à d'autres disciplines (l'anthropologie, voire l'ethnopsychiatrie, ici, plus particulièrement, la sociologie dynamique des consommateurs ou même des prescripteurs). Alors, l'air peut arriver dans un lieu trop fermé.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.