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Etre anticapitaliste aujourd'hui. Les défis du NPA
Pignarre Philippe
LA DECOUVERTE
13,20 €
Épuisé
EAN :9782707157942
Quel est le sens de la décision prise par Olivier Besancenot et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) de créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ? Peut-elle changer la donne à gauche ? Comment s'articule-t-elle au bouillonnement des autres foyers de la gauche radicale, également anticapitalistes, mais dont beaucoup récusent l'organisation en " parti " ? Philippe Pignarre restitue les fruits de son enquête auprès des dirigeants et des militants du NPA. Intellectuel engagé, ancien membre de la LCR, il remet en perspective les débats - notamment sur la place du marxisme - qui accompagnent la création du NPA. Il montre comment ses initiateurs ont abandonné la conception avant-gardiste de Lénine et Trotski : le nouveau parti devra apprendre non plus à faire de la pédagogie pour " élever le niveau de conscience des masses ", mais, bel et bien, de la politique. Sa réussite ou son échec dépendront moins de sa tactique électorale et de ses rapports avec le Parti socialiste - comme le croient la plupart des observateurs - que de sa capacité à fusionner dans la même organisation l'expérience des militants ouvriers rompus aux luttes syndicales, hantés par la grève générale, et celle des activistes, souvent jeunes, qui expérimentent les moyens de mettre des grains de sable dans la machinerie capitaliste.
Résumé : Depuis les années 1970, le nombre de personnes souffrant de dépression a explosé : une véritable épidémie. Comment expliquer un tel phénomène ? La réponse de Philippe Pignarre en surprendra plus d'un : l'arrivée sur le marché de nouvelles familles d'antidépresseurs s'accompagne toujours d'une flambée des diagnostics. Les psychiatres, se détournant de la psychanalyse, ont opté pour la psychiatrie biologique : l'origine de la dépression serait à chercher dans les neurones. Cette hypothèse a mobilisé d'énormes moyens financiers, alors qu'aucun test biologique ne permet de diagnostiquer la dépression. Les industriels testent au hasard les substances et élargissent les définitions des différentes formes de dépression (toujours plus nombreuses) chaque fois qu'ils trouvent un médicament efficace Chacun se voit offrir la possibilité de traduire son mal-être en termes de dépression : la cause déclenchante - deuil, problèmes familiaux, harcèlement moral - serait secondaire. Aussi est-il devenu inutile de s'intéresser à l'histoire personnelle du patient. Les antidépresseurs sont là pour redonner l'énergie qui manque... L'auteur, qui a travaillé dans l'industrie pharmaceutique, montre qu'il ne faut surtout pas prendre pour argent comptant le discours officiel sur les médicaments. Ce livre, devenu classique depuis sa parution en 2001, est complété ici par deux articles sur le débat entre partisans de la psychiatrie biologique et psychanalystes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Certaines grandes amitiés ont marqué l'histoire de la philosophie. À n'en pas douter, celle qui unissait Bruno Latour et Isabelle Stengers est de celles-là. S'ils ont très peu écrit en commun, leur compagnonnage a duré plus de trente ans et leurs ?uvres respectives ne manifestent leur plénitude que si on en saisit les emprunts réciproques et les croisements. Latour et Stengers ont le même point de départ, qui restera au centre de leurs ?uvres : les pratiques scienti?ques, dont notre modernité est si ?ère. Pourquoi nous, Modernes, nous dé?nissons-nous comme ceux qui savent alors que les autres seraient condamnés à croire ? Cette question les a amenés à partager la même préoccupation : comment comprendre et vivre dans ce que Latour appelle le " nouveau régime climatique ", et Stengers un " temps de débâcle " ?Le but de ce livre n'est pas de rendre à chacun des auteurs ce qui lui appartient, mais au contraire de les intriquer toujours davantage ; de suivre au plus près chaque proposition faite par l'un(e) et reprise par l'autre, toujours selon ses propres moyens.Alors que de nouveaux auteurs mettent à pro?t leurs travaux dans des champs divers et que des activistes multiplient les échanges avec eux, ce livre donne un éclairage bienvenu sur cette exceptionnelle aventure d'idées.Table des matières : Liste des principaux ouvrages (cités de manière abrégée)Introduction. Un embarras de parole 11. Désépistémologiser...2. ... ou désamalgamer les sciences3. Petit exercice de philosophie empirique4. Sociologie ou politique ?5. Les faitiches6. Le parlement des choses : faire de l'écologie7. Repérer les modes d'existence, penser avec Whitehead8. L'intrusion de GaïaConclusion. Composer un monde commun...par temps de débâcleBibliographieIndex.
Résumé : Pour la médecine occidentale moderne, l'affaire est entendue : c'est le médicament qui soigne, à savoir une substance chimique aux effets biologiques bien identifiés. Pourtant, une médecine peut en cacher une autre : tous les patients savent intuitivement que l'attitude du thérapeute à leur égard peut être aussi décisive dans la guérison que les médicaments qu'il délivre. Et sans même qu'il soit nécessaire d'évoquer les " médecines parallèles ", le mystère scientifique que représente l'effet placebo témoigne de la persistance des phénomènes de suggestion au c?ur de la médecine moderne. Dans ce livre, Philippe Pignarre propose une compréhension nouvelle de cette dualité que la science résiste à reconnaître. Il le fait en se penchant sur l'histoire, et plus précisément sur l'histoire de la psychiatrie, en suivant les deux " fils rouges " : d'une part, celui qui court du "baquet" autour duquel, à la fin du XVIIIe siècle, Mesmer rassemblait ses patients pour les " magnétiser ", jusqu'à la psychanalyse, en passant par les cures hypnotiques de Charcot ; et, d'autre part, celui qui relie l'invention par Pinel du " traitement moral " des aliénés à la psychiatrie biologique d'aujourd'hui. Il montre ainsi comment la médecine de la suggestion et la médecine somatique n'ont jamais réussi à faire bloc. Et que cette séparation pourrait bien être à l'origine des plus graves difficultés auxquelles se heurte la médecine moderne, qu'il s'agisse de l'usage des drogues illégales et de son " traitement ", ou de la surconsommation de psychotropes, dont la France détient le record mondial. L'auteur ouvre ainsi des pistes passionnantes pour retrouver dans notre héritage occidental - mais aussi, grâce à l'éthnopsychiatrie, dans celui d'autres civilisations - les éléments qui permettront de ne plus construire les deux médecines l'une contre l'autre.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.