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Comment sauver ( vraiment ) la sécu. Et si les usagers s'en mêlaient ? Des médicaments à l'assurance
Pignarre Philippe
LA DECOUVERTE
6,50 €
Épuisé
EAN :9782707142672
Après s'être attaqué aux retraites, le gouvernement français a annoncé une réforme de l'assurance maladie, dont le déficit devient insupportable : les dépenses augmentent trop vite et le vieillissement de la population va aggraver la situation. Toutes les solutions proposées visent à transformer l'usager de soins en un consommateur de marchandises, sous prétexte de le " responsabiliser ". Le privé est toujours plus efficace que le public : voilà l'évidence. C'est en fait l'inverse qui est vrai, comme le montre, preuves à l'appui, Philippe Pignarre dans ce livre remarquablement documenté - notamment à partir du contre-exemple du système de santé privé américain, plus cher et moins efficace qu'en Europe. Le déficit de la " Sécu " est en effet bien plus le résultat d'une offre de soins toute-puissante, dont l'industrie pharmaceutique est le meilleur exemple, que d'un " dérèglement " de patients qui n'a jamais été sérieusement démontré. Pourquoi les nouveaux médicaments, dont on ne sait même pas s'ils sont plus efficaces, sont-ils jusqu'à cent fois plus chers que les médicaments de référence qui ne sont plus protégés par un brevet. Pour Philippe Pignarre, il ne s'agit donc pas défendre la Sécurité sociale telle qu'elle est, car elle est devenue une assurance tous risques pour d fournisseurs privés comme l'industrie pharmaceutique. Il faut la remettre au service des patients s'intéressant à la manière dont ils peuvent jouer rôle dans l'invention et la diffusion de nouvel thérapeutiques. Face à l'offensive du " privé ", il faut redonner toute sa dynamique " au public ".
Résumé : Quel est le sens de la décision prise par Olivier Besancenot et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) de créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) ? Peut-elle changer la donne à gauche ? Comment s'articule-t-elle au bouillonnement des autres foyers de la gauche radicale, également anticapitalistes, mais dont beaucoup récusent l'organisation en " parti " ? Philippe Pignarre restitue les fruits de son enquête auprès des dirigeants et des militants du NPA. Intellectuel engagé, ancien membre de la LCR, il remet en perspective les débats - notamment sur la place du marxisme - qui accompagnent la création du NPA. Il montre comment ses initiateurs ont abandonné la conception avant-gardiste de Lénine et Trotski : le nouveau parti devra apprendre non plus à faire de la pédagogie pour " élever le niveau de conscience des masses ", mais, bel et bien, de la politique. Sa réussite ou son échec dépendront moins de sa tactique électorale et de ses rapports avec le Parti socialiste - comme le croient la plupart des observateurs - que de sa capacité à fusionner dans la même organisation l'expérience des militants ouvriers rompus aux luttes syndicales, hantés par la grève générale, et celle des activistes, souvent jeunes, qui expérimentent les moyens de mettre des grains de sable dans la machinerie capitaliste.
Résumé : Depuis les années 1970, le nombre de personnes souffrant de dépression a explosé : une véritable épidémie. Comment expliquer un tel phénomène ? La réponse de Philippe Pignarre en surprendra plus d'un : l'arrivée sur le marché de nouvelles familles d'antidépresseurs s'accompagne toujours d'une flambée des diagnostics. Les psychiatres, se détournant de la psychanalyse, ont opté pour la psychiatrie biologique : l'origine de la dépression serait à chercher dans les neurones. Cette hypothèse a mobilisé d'énormes moyens financiers, alors qu'aucun test biologique ne permet de diagnostiquer la dépression. Les industriels testent au hasard les substances et élargissent les définitions des différentes formes de dépression (toujours plus nombreuses) chaque fois qu'ils trouvent un médicament efficace Chacun se voit offrir la possibilité de traduire son mal-être en termes de dépression : la cause déclenchante - deuil, problèmes familiaux, harcèlement moral - serait secondaire. Aussi est-il devenu inutile de s'intéresser à l'histoire personnelle du patient. Les antidépresseurs sont là pour redonner l'énergie qui manque... L'auteur, qui a travaillé dans l'industrie pharmaceutique, montre qu'il ne faut surtout pas prendre pour argent comptant le discours officiel sur les médicaments. Ce livre, devenu classique depuis sa parution en 2001, est complété ici par deux articles sur le débat entre partisans de la psychiatrie biologique et psychanalystes.
Philippe Pignarre, qui a travaillé dix-sept ans dans l?industrie pharmaceutique, explique comment les industriels du médicament sont devenus capables du pire. L?industrie pharmaceutique serait elle dirigée par des hommes assoiffés de profits et d?abord soucieux de ? marchandiser ? cyniquement la souffrance humaine? Cette explication est trop simple et, surtout, elle ne correspond pas à la réalité. L?enquête minutieuse menée par l?auteur montre que l?industrie pharmaceutique a changé pour des raisons profondes: elle cache un secret qui menace son existence même. L?objectif principal de ce livre est de dévoiler ce secret et de proposer des moyens d?agir pour inverser le cours actuel.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.