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AUDIT ET CONTROLE INTERNE
PIGE BENOIT
EMS GEODIF
24,85 €
Épuisé
EAN :9782847691191
L'audit est devenu un mot d'usage courant. Les scandales comptables et financiers qui ont abondé sans discontinuer depuis le début des années 2000 ont mis sur le devant de la scène une profession jusqu'ici plutôt discrète. Le souci de la société de se protéger, de définir des règles de comportement, mais aussi de collecte, de traitement et de transmission de l'information, ont conduit les gouvernements et les organismes internationaux à accroître considérablement le volume des normes en vigueur. Mais la normalisation est de peu d'intérêt si elle n'est pas respectée. L'audit constitue un des moyens essentiels pour s'assurer de la conformité d'un bien ou d'un service, et en particulier d'une information comptable et financière, à une norme. L'enjeu de la conformité à la norme dépasse donc le cadre du simple respect d'une réglementation pour toucher aux enjeux majeurs du vivre ensemble. Le contrôle interne, et l'ensemble des mécanismes qui y sont associés, vise ainsi à permettre à toute entreprise de s'assurer de sa conformité et de sa capacité à maîtriser la conduite et la gestion de son organisation dans le but d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixée. L'audit, comme le contrôle interne, sont eux-mêmes rentrés dans le cadre de la normalisation nationale et surtout internationale. Des organismes supranationaux édictent des règles, des normes qui s'imposent progressivement à tous les acteurs de l'audit et du contrôle interne. Il convient de les comprendre et de les connaître. Cette troisième édition inclut désormais des chapitres sur ces aspects.
Au tournant du deuxième millénaire, l'audit semblait être la solution aux problèmes de société. Une décennie plus tard, l'audit a perdu de sa superbe. Aux enjeux de contrôle interne, de maîtrise de l'Organisation, se sont substituées des questions de normes, de conformité. L'audit ne vise plus prioritairement à s'assurer que les dirigeants de l'Organisation maîtrisent le fonctionnement quotidien de l'Organisation mais plutôt à s'assurer que ce fonctionnement est conforme à la norme. Imperceptiblement, les Organisations ont basculé d'une exigence de responsabilité à une exigence de conformité. Comprendre et maîtriser les processus d'audit et de contrôle interne, c'est donc s'intéresser aux évolutions qui traversent nos sociétés, à ces conflits normatifs qui reflètent les difficultés de la réappropriation par nos sociétés de ces technologies qui ont bouleversé nos schémas économiques et sociaux.
Dans une économie mondialisée, où les relations sociales se distendent et où les normes morales et sociales connaissent des évolutions très fortes, le besoin de confiance apparaît plus que jamais nécessaire. En formalisant les procédures, les mécanismes de contrôle et les règles de supervision, le contrôle interne apporte la garantie que le produit ou le service réalisé correspond bien aux caractéristiques qui lui sont attribuées. L'audit est la garantie que les procédures de contrôle interne fonctionnent et sont adaptées, et que le produit ou le service réalisé respecte les normes en vigueur. En plus de la description classique des normes de contrôle interne et d'audit, cet ouvrage s'appuie sur plusieurs affaires de fraude ou de faillite pour non seulement mettre en évidence le rôle crucial du contrôle interne et de l'audit, mais aussi pour appréhender l'audit comme étant un jugement permettant de confronter des récits à des faits. Si les récits (la tentative de donner du sens à des actions) relèvent de la gouvernance des organisations, l'audit permet de s'assurer de la conformité et de la réalité des faits servant de base aux processus de signification véhiculés par les récits.
La comptabilité générale, avant d'être une technique ayant fait l'objet d'une réglementation et d'une codification poussées, est surtout un outil d'information au service des décideurs et des tiers en relation avec l'entité. Si l'enseignement de la comptabilité générale s'attache souvent à mettre en évidence la maîtrise des difficultés comptables, c'est-à-dire l'utilisation adéquate des méthodes comptables pour appréhender des transactions spécifiques, il est parfois perdu de vue la raison d'être de la comptabilité générale en tant qu'outil d'information. La connaissance de la réglementation et des recommandations comptables ne doit pas masquer l'objectif premier : offrir une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l'entité. Cet ouvrage s'attache ainsi à replacer les méthodes et techniques comptables dans leur contexte, c'est-à-dire comme outils d'appréhension, sous forme monétaire, des transactions réalisées au cours d'une période. Ainsi, outre l'exposé des règles de comptabilisation spécifiques à chaque transaction, l'ouvrage présente les processus d'enregistrement comptable, ainsi que les états de synthèse, c'est-à-dire les comptes annuels, qu'ils reflètent la situation d'une seule entité (comptes sociaux) ou de plusieurs (comptes consolidés). L'ouvrage ne se limite pas à l'utilisation de la comptabilité générale dans les sociétés commerciales mais il s'intéresse aussi à son utilisation dans les associations, les collectivités locales, et de manière générale toutes les organisations ayant à rendre des comptes.
Le fait de rendre compte de ce que l'on fait (le reporting) semble la clef de voûte de tout système d'information. A contrario, les nombreuses défaillances de très grandes organisations (Enron, le Crédit Lyonnais, l'Association de Recherche contre le Cancer) semblent résulter d'une absence de reporting à l'égard des actionnaires, des contribuables ou des donateurs. Le contrôle budgétaire étant généralement l'outil majeur venant alimenter le reporting, son rôle semble aujourd'hui plus que jamais essentiel. Le processus d'information doit donc, non seulement intégrer des éléments monétaires, mais il doit aussi comprendre des éléments plus qualitatifs. Deux aspects essentiels doivent ainsi être appréhendés. Le premier, de tout temps fondamental, est la dimension humaine. La gestion des ressources humaines est plus que jamais un enjeu d'efficacité des organisations. Le second est lié aux dimensions de communication et de traitement de l'information. L'essor des nouvelles technologies de l'information et de la communication permet, en effet, tout à la fois une centralisation de l'information et une décentralisation de la prise de décision. Cet ouvrage se compose de cinq chapitres. Le premier porte sur les enjeux des systèmes budgétaires et de reporting. Le second présente la construction des budgets. Le troisième est centré sur le contrôle budgétaire. Le quatrième étudie le reporting tant à travers ses objectifs qu'à travers sa mise en place. Le dernier chapitre aborde les enjeux stratégiques des systèmes d'information, que ce soit à travers des approches centrées sur les tableaux de bord stratégiques, tels que le balanced scorecard, ou par la remise en cause du principe d'annualité, et l'utilisation d'un rolling forecast, ou encore tout simplement par la prise en compte de l'impact des nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Guillain Jean-Yves ; Autissier David ; Werlen-Esch
Face à un environnement de plus en plus changeant et complexe, les organisations doivent continûment adapter leurs modes de fonctionnement internes. S'appuyer sur l'intelligence collaborative est devenu, à cet égard, un enjeu majeur. En tant que nouvel actif stratégique, le collaboratif renforce, au niveau de l'organisation, le décloisonnement et l'agilisation et, au niveau individuel, la responsabilisation et le sentiment d'appartenance. Si de nombreux dispositifs collaboratifs existent déjà, peu encore permettent un traitement des programmes de transformation en mode inter-entreprises. Le SwitchLab, conçu en 2018 par deux spécialistes de l'innovation managériale, permet de façon originale de booster des projets d'organisation concrets. Cet ouvrage présente en détail les principes, modalités et apports de ce nouveau dispositif d'échange inter-organisationnel, tout en montrant de quelle façon il s'inscrit dans une logique "d'entreprise étendue", de "pair-à-pair" et de "collaboration ouverte".
La qualité du management des talents et des intelligences fait de plus en plus les unes des journaux et revues. Ni les managers ni les managés n'en semblent satisfaits aujourd'hui. Les entreprises consacrent des ressources énormes à "processer", automatiser, informatiser leurs opérations, mais semblent démunies face aux exigences des "travailleurs du savoir" (Drucker) et de la "classe créative" (Florida). Comment gérer ceux et celles qui créent la valeur ajoutée par leur pertinence plus que leurs heures, en gérant l'imprévisible, là où les procédures n'existent pas encore ? Cet ouvrage offre une analyse et des outils précis pour challenger, encadrer, faire progresser et prendre soin de vos employés talentueux. De ceux qui sont payés pour être créatifs et intelligents, pour prendre et assumer des initiatives. L'intelligence et la créativité sont ici une attitude et une responsabilité, pas une question de QI ou de talents innés. Tout le monde est potentiellement concerné. Nous n'oublions pas non plus les managers eux-mêmes : comment faire face aux pressions continuelles d'un monde imprévisible ? Comment être un modèle pour ceux et celles qu'on encadre ? Comment y garder sa lucidité et conserver sa performance et son bien-être ? Enfin, manager n'est pas et ne doit pas être un exercice solitaire. Les étincelles de génie naissent du travail de groupe. Comment mettre le collectif lui-même au service de l'intelligence et de la créativité ? Comment créer des équipes de la haute performance ?
Un collectif de voix invite à composer, et non à appliquer, notre propre méthode de recherche qualitative. Etre en recherche c'est vouloir comprendre, apprendre et penser et c'est en même temps lutter contre nos propres résistances, impatiences et préconceptions - et c'est pour tout cela que nous avons besoin de méthode. Apprenons à composer notre méthode de façon à ce qu'elle nous pousse à nous exposer d'une façon sincère et plurielle, à nous ouvrir à la rencontre et à l'inattendu, avant de vouloir prendre de la distance. Qu'elle nous amène à cheminer, à nous laisser emporter vers ce que nous ne savons pas encore, prêts à faire bouger le tenu pour acquis et non à seulement nous caler dans les théories établies. Qu'elle nous impose de réfléchir au contexte de notre recherche, à ses effets sur le monde étudié et sur notre communauté, à notre position, à notre façon d'enquêter, de penser et d'écrire. En effet, sans un contact profond, sensible, à l'écoute et réflexif, que pouvons-nous comprendre ? Si la recherche ne nous a pas dérangés, défiés, mis en mouvement, alors qu'avons-nous appris ? Et si nous n'avons pas tenté de penser cette expérience de recherche par nous-mêmes et avec toutes les ressources de la théorie, quelle est notre contribution ? Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs, confirmés ou débutants, en théorie des organisations et de la communication, et plus largement en sciences sociales. Il présente d'abord un ensemble de méthodes génériques qui agencent des façons originales de s'exposer, de cheminer et d'exercer sa réflexivité. Ensuite il indique une quinzaine de problématiques qui régulièrement se posent lors de la composition de sa méthode et la façon selon laquelle un chercheur expérimenté y a fait face. Tâchant de ne pas être normatif et d'appeler tant à la créativité qu'à la réflexivité, de mêler questionnement épistémologique et enjeux éthiques et politiques, il invite- au-delà de faire de la recherche -à "être en recherche" : avec engagements et doutes, sens et sensibilité, rigueur et style.
Les processus stratégiques concernent la façon dont une organisation fabrique ses stratégies, c'est-à-dire comment elle s'y prend pour identifier des sujets, mobiliser l'intelligence collective, exploiter les sources d'information internes et externes, faire remonter les signaux faibles autant que les alertes et les notes d'analyse vers les sphères où se discutent et se façonnent la stratégie et ses contenus, articuler les niveaux hiérarchiques, incorporer les visions contradictoires en confrontant les avis, etc. Ces processus vont jusqu'à la mise en oeuvre, avec les révisions stratégiques plus ou moins déchirantes que cela peut impliquer. En ce sens, la stratégie est duale : il y a le "quoi", c'est-à-dire les contenus de ce que veut faire l'entreprise (ses offres, ses marchés, ses compétences, les manoeuvres envisagées, ...) et il y a le "comment", c'est-à-dire la façon dont l'entreprise construit le quoi et le met en oeuvre (ce sont les processus stratégiques). Les ouvrages de stratégie traitent pour l'essentiel du quoi et très peu du comment, des processus, comme si les organisations savaient s'y prendre pour penser la stratégie dans le collectif des équipes dirigeantes, et qu'il est plus besoin de se préoccuper du contenu de leurs cogitations que des approches qu'elles adoptent pour fabriquer leur stratégie collectivement. Cet ouvrage éclaire la façon dont les organisations mènent des raisonnements stratégiques, s'alimentent grâce aux strates fonctionnelles et opérationnelles du management intermédiaire, conduisent ou font conduire des études, renforcent leurs répertoires d'interprétation et d'action ou parfois les dépassent. Les exemples présentés viennent de projets inter-organisationnels, de l'intrapreneuriat, de fusions-acquisitions, du dopage dans le sport, de l'antiterrorisme, de l'édition musicale, ... Les chapitres d'illustration sont courts et écrits dans un style alerte. L'ouvrage suggère que les processus stratégiques s'articulent autour de deux pôles : inertie endogène et proactivité endogène. L'un participe d'une logique conservatrice destinée à préserver en opérant comme une sorte de ciment dans l'espoir de sauvegarder ; l'autre participe du mouvement, de l'élan vital, de l'envie passionnée et de la prise de risque attachée à la prise d'initiative destinée à régénérer. Les processus stratégiques mobilisent ainsi des répertoires qui combinent inertie et proactivité : instinct de survie et capacité de mouvement. Ce cadre conceptuel sert de paire de lunettes pour observer les situations que les chapitres d'illustration nous donnent à voir.