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L'homme à la folie. Philosophes et psychiatres
Pierron Jean-Philippe
EME MODULAIRES
22,50 €
Épuisé
EAN :9782806601551
Philosophes et psychiatres nourrissent des capillarités secrètes et des questionnements communs. Souvent, la méditation du philosophe se met à l'école de ces situations et de ces visages de l'humain malade qui habitent des masques que l'on croit inhabitables, "horla", et que lui rapporte le psychiatre. Sous le souci de biologiser la maladie mentale, le savoir et le savoir-faire de la psychiatrie font le pari de l'humanité et de la nécessité de la relation, demandant : où demeure-t-il celui dont on dit qu'il est un "demeuré" ? Où est vraiment l'homme, lorsque nous découvrons combien nous sommes pressés de tracer très vite, trop vite, la frontière entre le délire et la réalité ? Si la psychiatrie n'est pas une philosophie, n'en suppose-t-elle pas toujours une ? Alors que la fin des idéologies psychiatriques semble, de façon plus ou moins apaisée, se manifester et que les approches psychodynamiques, comportementalistes et cognitives coexistent pragmatiquement dans les services de soin, le temps n'est-il pas venu de dépasser l'opposition, stérile au bout du compte, du souci de l'explication biomédicale et de la compréhension relationnelle ? Comment le psychiatre choisit-il, et le choisit-il d'ailleurs, son modèle théorique de référence ? L'urgence n'est-elle pas de travailler à inventer un nouveau paradigme psychiatrique où la compréhension relationnelle se mettrait à l'écoute de l'explication fonctionnelle et réciproquement ? C'est à cette entreprise que voudrait contribuer le présent ouvrage, se donnant pour tâche de faire connaître la contribution historique, présente et pour le fume, de la phénoménologie existentielle, de la Daseinanalyse et de l'herméneutique philosophique dans le champ de la psychiatrie.
Comment soigne-t-on aujourd'hui les personnes malades? Ces dernières années, la médecine a fait des progrès énormes. Les soins que l'on apporte aux patients sont de plus en plus savants et techniques. Peut-on pour autant rabattre l'épreuve de ceux qui souffrent à une simple série de « signes cliniques », seuls censés être objectifs, neutres et rationnels? Quelle est la place du malade au sein de l'hôpital?En analysant des situations délicates et complexes, comme le cancer ou la fin de vie, Jean-Philippe Pierron s'interroge sur la signification des soins que la médecine offre aujourd'hui aux personnes qui souffrent.L'homme malade a besoin d'être reconnu. Et cette reconnaissance exige du temps. Prendre soin de lui, le soigner, c'est l'accompagner au quotidien. C'est tout d'abord prendre en compte l'extrême vulnérabilité dans laquelle nous plonge la maladie.
Notre culture fait retour sur sa situation historique, avec une rare intensité. Elle y découvre une répartition très inégale des richesses à l'échelle planétaire intrinsèquement liée à une dégradation de la biosphère. L'intensité des débats qui animent les enjeux du développement durable le manifeste. En effet, il ambitionne de répliquer à la globalisation technicienne et à la mondialisation économique. Il promeut une humanisation sociale et politique des biens communs mondiaux, permettant aux hommes, conscients d'être solidaires de tous les vivants, d'habiter la terre durablement. Au-delà d'un ton apocalyptique relatif à la catastrophe écologique et sociale présente, le développement durable promeut les linéaments d'une civilisation mondiale, reprenant à nouveaux frais la " fabrique de l'homme ". Sous cet angle il apparaît comme le creuset au sein duquel les grandes catégories de l'Occident - nature / culture, personne / chose, rationalité instrumentale / raison pratique, le concept de Nature ou de Terre - sont reconfigurées. Plus qu'un nouveau moralisme - la pureté écologiste, l'ascétisme de la frugalité, la culpabilisation morbide -, ou qu'un opportunisme, le développement durable ne travaille-t-il pas à expliciter une métaphysique attentive à définir la place de l'homme parmi tous les êtres (plantes et animaux) dans un contexte sécularisé ? Ne propose-t-il pas une nouvelle alliance de l'homme avec la nature (écologie), les autres (économie et société) et lui-même (éthique, métaphysique et spiritualité) ?
Peut-on parler d'une philosophie environnementale européenne ? Peut-on unifier, sous ce concept, un corpus hétérogène et beaucoup plus diversifié que celui que l'on peut trouver à propos de la philosophie de l'environnement dans la société nord-américaine ? Est-ce qu'une unité géographique, celle de l'Europe, peut suffire pour garantir un dénominateur commun à des conceptions philosophiques aussi diverses, voire divergentes, que celles qui existent sur le "vieux continent" ?
S'il était un empire de l'imagination, ce serait moins celui du réel que celui du refuge fantastique, de l'imaginaire. Dès lors, il est capital de redonner à l'imagination sa juste place dans une philosophie de l'action. L'imagination est le médiateur de la créativité. Elle est la faculté du possible pratique en nous ancrant poétiquement au monde. Les images fournissent un cadre herméneutique pour l'agir. Elles augmentent notre intelligence du réel et testent notre capacité a nous investir. En ces termes dominés par la rationalité instrumentale et le contrôle, voire l'évaluation tous azimuts du vécu, reconnaître la place des puissances de l'imagination est devenu tâche urgente pour habiter autrement notre monde !
La Franc-maçonnerie, société initiatique, rituelle et philosophique, procède, dit-on, de la méthode symbolique. Cette affirmation correspond-elle réellement à ce que nous observons dans nos loges ou, au contraire, n'est-elle qu'un leurre destiné à cacher notre propre incompétence, notre propre inaptitude à utiliser aujourd'hui cet outil essentiel à la démarche maçonnique ? Cette question, Pierre Desseyre la posait déjà en 1996, lors de la première édition - aujourd'hui épuisée - de cette brochure...
Cet ouvrage, fruit d'une étroite collaboration entre enseignants-chercheurs et praticiens appartenant à diverses institutions, est consacré à l'examen de la thématique de l'autonomie et de la dépendance. Les contributions retenues, présentées pour la plupart lors d'un colloque pluridisciplinaire qui s'est tenu à Besançon les 31 mars et l'avril 2011, peuvent être regroupées en deux grandes parties. La première, fournissant des éléments de problématisation et prenant appui sur des études de cas, privilégie une optique à la fois réflexive et comparative. L'accent est mis notamment sur les troubles cognitifs et le vieillissement, les situations de handicap et de vulnérabilité, les dispositifs de réadaptation ou de prise en charge. La deuxième, en fonction des contextes et des champs d'investigation, s'intéresse plus spécifiquement aux relations entre conjoints ou entre communautés, à la protection sociale et à la solidarité intergénérationnelle, aux pratiques sportives et aux jeux de hasard.
L'hospitalisation, avec la coupure radicale qu'elle entraîne par rapport à l'activité normale, familiale, professionnelle et sociale, est une situation à laquelle nous sommes tous probablement confrontés, un jour ou l'autre. Cette "coupure" souvent soudaine est, c'est l'évidence, fréquemment génératrice d'isolement du patient ou du résident qui se trouve confronté sans préparation à l'inactivité, au sentiment d'impuissance, à la souffrance, à la solitude et à l'angoisse...