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La vérité et les mythes. Entretiens et essais
Picon Gaëtan
MERCURE DE FRAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782715211605
Auteur, entre autres titres, d'Un champ de solitude, de L'écrivain et son ombre, de Panorama de la nouvelle littérature française, d'un André Malraux, Gaëtan Picon est mort en 1976 au moment où il allait prendre la direction de l'Académie de France à Rome. Le présent ouvrage réunit quatre textes essentiels, éloignés mais complémentaires. Gaëtan Picon a commencé d'écrire La vérité et les mythes le jour de Noël 1940. Il y pose les problèmes des liens entre l'écriture et la politique ; c'est un acte de foi, irrigué d'optimisme. Les jardins du Luxembourg, écrits au lendemain de mai 1968, expriment plutôt une déception : l'opposition entre "changer la vie" et "transformer le monde" ne s'y trouve pas résolue. Sont joints une conférence prononcée à Florence en 1972, Ecrire, c'est... , et le texte de cinq Entretiens d'intérêt général que Gaëtan Picon accorda à Mme Cella Minard, sur les ondes de France-Culture, en 1975.
Résumé : Avec le Salon des Refusés qui, en 1863, à Paris, fait face au Salon officiel, un âge nouveau commence: celui de l'impressionnisme et, au-delà, de l'art moderne tel que nous le vivons encore. Pour la première fois apparaît nettement l'opposition - qui ne cessera plus - entre un art mainteneur de conventions et un art d'invention permanente. Héros du Salon des Refusés, Manet représente avec éclat cet art nouveau fondé non plus sur ce qu'on sait ou imagine, mais sur ce que l'on voit. Art accusateur de la société bourgeoise, dénonçant ses mensonges et ses silences, participant néanmoins de sa vérité -puisqu'elle ne croit, comme lui, qu'au réel. Il ne s'agit pas - pas encore - d'affranchir la peinture de sa référence à la réalité. La peinture nouvelle sera un exercice de la perception: le monde sensible tout entier devient son objet, sa fête. A la surface de la toile, dégagées de l'illusion de la perspective et de l'objet fini, ces couleurs claires juxtaposées, ces touches ostensibles, ces lignes hachurées, esquissées - qu'est-ce sinon, de près, de la peinture pure et simple? De loin, pourtant, une image, une scène se recomposent. Mais l'essentiel se passe dans le trajet entre la peinture et l'affleurement de l'image: le travail de notre oeil rejoint le travail de la main qui a retracé la vibration immédiate du sensible. Avant de tenter de créer son propre univers, il fallait que la peinture voie le monde comme s'il était lui-même, de part en part, peinture. Vers 1863, à Paris... Heure d'un accord, d'un espoir dont nous sommes encore émerveillés.
Interrogation passionnée sur soi ; recherche d'une fuyante identité ; écartèlement des possibles ; opposition du rêve et de la conscience ; du projet et de l'expérience, de toutes les pentes et de tous les âges du moi ; haine et union indissolubles de la plaie et du couteau : il y a de tout cela dans le dialogue entre Il et Je institué dans ce livre par Gaétan Picon, et dans "l'histoire" qui les affronte et les confond finalement. La méditation lyrique de L'Oil double prolonge la confidence d'Un champ de solitude.
Résumé : "Quelqu'un s'éveille, résiste à la tentation du sommeil comme à celle d'une mort dont on se refuserait à prendre conscience. Il retrouve le souvenir d'un accident de voiture, et son effroi quand, revenant à lui, il pense qu'il aurait pu mourir sans avoir eu le temps de dire : je meurs. Commence alors et se déroule - cependant que les rumeurs d'une cour, d'une île et le bruissement d'un figuier accompagnent l'éveil du monde - un monologue que scandent certains détails et circonstances de l'événement ancien. C'est le monologue du dernier instant ; il y est question de la mort, du monde, de l'amour - et des conditions mêmes d'un tel monologue. Et comme c'est le livre du dernier instant, tout y est dit. Continuer à écrire, éventuellement, ne pourra être que redire, la seule chose non dite ne pouvant jamais l'être, puisqu'il ne reste plus qu'à mourir", Gaëtan Picon.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.