Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aux origines des théories raciales. De la Bible à Darwin
Pichot André
FLAMMARION
28,40 €
Épuisé
EAN :9782081213227
Une opinion très répandue veut que l'évolutionnisme, et plus spécialement le darwinisme, ait révolutionné la conception que l'homme a de lui-même. D'une vision anthropocentrique - souvent comparée à la vision géocentrique d'avant Copernic -, on serait passé à une vision décentrée où l'homme n'est plus qu'un animal parmi d'autres. D'un homme créé par Dieu à un homme produit par le hasard et la nécessité. Le tout se serait accompagné d'un épouvantable scandale, et la conception darwinienne ne l'aurait emporté contre l'obscurantisme qu'au prix d'une lutte acharnée. Cette opinion, popularisée par les biologistes eux-mêmes, est largement imaginaire. En 1859, lorsque Darwin publie L'Origine des espèces, l'évolutionnisme n'est plus une nouveauté depuis longtemps; son application à l'homme, non plus. Rien donc qui justifie le moindre scandale. En outre, la thèse de Darwin diffère de ce que nous appelons aujourd'hui "darwinisme" et, très rapidement, profitant de ses imprécisions, chacun l'interprétera à sa manière. Le darwinisme qui s'ensuivra ne sera pas, et de très loin, une doctrine homogène, ni dans ses aspects théoriques, ni dans ses applications à l'homme. Quant à l'explication biblique de l'origine de l'homme par la création divine d'Adam - supposée alors universellement admise -, elle avait en fait déjà subi les pires outrages. Diverses religions, plus ou moins sectaires, avaient depuis longtemps concocté des lectures de la Bible assez curieuses, et imaginé des conceptions de l'homme bien "pires" que celle qui consistait à le faire descendre du singe. À côté d'elles, Darwin fait souvent figure d'enfant de choeur. Vue de près, la réalité est donc très différente de l'opinion courante pour laquelle un créationnisme religieux se serait opposé à un évolutionnisme scientifique. Et cela est vrai non seulement pour les aspects théoriques, mais aussi pour les applications pratiques assez contestables qu'ont trouvées certaines thèses biologiques, notamment en matière d'hygiène raciale. Biographie de l'auteur André Pichot est chercheur au CNRS en épistémologie et en histoire des sciences. Il est l'auteur de Histoire de la notion de gène (Champs, 1999) et de La Société pure. De Darwin à Hitler (Champs, 2001).
Historien des sciences, c'est un déficit de pensée qu'André Pichot vient combler. Question embarrassante que celle de l'eugénisme. Médias et historiens pensaient l'avoir verrouillée à l'intérieur de l'idéologie nazie. Or, ce qui transparaît de cette étude serrée, c'est que si l'eugénisme a été laissé dans l'ombre, c'est parce qu'il offrait une image gênante des sociétés de la première moitié du 20è siècle dans leurs relations avec le nazisme. En effet, les premières lois eugénistes datant de 1907 furent américaines. En Suède, elles restèrent en vigueur jusqu'en 1970. Le Directeur de l'UNESCO, Julian Husley, humaniste social-démocrate, attestait encore, en 1946, de leur bien-fondé. Quant à la Fondation Rockefeller, elle joua un rôle des plus important dans son implantation en Europe, en particulier par le financement de laboratoires allemands. L'eugénisme était ainsi le lieu commun de la pensée scientifique de cette époque. Si par ailleurs on a voulu faire de Gobineau le père de cette idéologie abjecte, c'est en réalité du côté de Darwin qu'on en trouve les fondements. On lui doit entre autres l'interprétation des problèmes sociaux en termes biologiques. Et bien sûr, son prestige est aujourd'hui intact. Ce ne sont ainsi pas les horreurs nazies qui ont fait disparaître l'eugénisme, mais les progrès de la génétique. Or celle-ci, très à la mode désormais, campe sur les mêmes questions : éviter par exemple la naissance d'individus malades. Il semblerait que le racisme moderne, décalqué de l'eugénisme, ne trouble plus personne? --Joël Jégouzo
Les sciences de la Mésopotamie, de l'Egypte et de la Grèce présocratique forment un ensemble cohérent, où les connaissances mésopotamiennes et égyptiennes (acquises sans véritable méthode) ont été reprises dans un esprit tout différent par la Grèce. A la Mésopotamie dont les plus grandes réussites scientifiques sont liées aux mystiques numérique et astrologique, à l'Egypte plus soucieuse d'esprit pratique, succède une science grecque qui se préoccupe moins d'accumuler les résultats "positifs" que de trouver des principes généraux et une explication rationnelle (ou tendant vers la rationalité). Cet ensemble cohérent forme la source principale de la science occidentale. Celle-ci ne négligera pas d'autres apports (indiens, chinois, arabes...), mais ils se grefferont sur un corpus dont les grands principes et l'orientation générale auront déjà été établis. La science, en ses origines, a suivi deux voies distinctes : la voie des objets et la voie de l'esprit scientifique. La voie des objets consiste en la première différenciation d'études qui se structurent autour d'objets propres (les nombres, les astres, les êtres vivants...), mêlant empirisme, rationalité, magie et mystique. La voie de l'esprit scientifique est d'abord celle, philosophique, par laquelle la rationalité est élevée au rang de critère de vérité. C'est ensuite la voie par laquelle les disciplines préscientifiques sont reprises et transformées dans cet esprit nouveau, propre à la démocratie grecque. Ce second tome est principalement consacré à la voie de l'esprit scientifique : comment la Grèce a entrepris la recherche de principes explicatifs du monde, utilisant comme matériaux les connaissances mésopotamiennes et égyptiennes, mais les réorganisant à mesure que la rationalité devenait le principal critère de vérité.
Résumé : L'hérédité est, plus que jamais, avancée comme explication dernière, non seulement en biologie, mais aussi en psychologie, voire en sociologie. D'où une prolifération désordonnée de gènes ; gène de ceci, gène de cela, de tout et de n'importe quoi. De la couleur des yeux jusqu'à la myopathie, en passant par la schizophrénie, le cancer et l'altruisme, le gène est partout. Pourtant, cette notion - tout comme celle, connexe, d'hérédité - est l'une des plus mal définies de la biologie contemporaine, et la prolifération actuelle des discours généticiens tente vainement de masquer ce vide : faute de définir le gène, on le multiplie ; faute de préciser un concept, on le dissout dans la confusion et dans l'insignifiance. Avec un grand souci didactique, André Pichot retrace ici les principales étapes de la génétique, du XIXe siècle jusqu'à nos jours, en s'appuyant sur les travaux de ses créateurs (Mendel, Weismann, De Vries, Johannsen, Morgan, Schrödinger, etc.). Il fait apparaître l'étonnant bricolage qui préside à l'avènement de cette discipline et se livre à une analyse critique qui contribue à combler le déficit théorique dont elle souffre aujourd'hui.
Résumé : La découverte de la vaccination contre la rage reste le plus beau titre de gloire de Louis Pasteur (1822-1895) ; elle lui valut le surnom de "bienfaiteur de l'humanité" . Pasteur n'était pourtant pas médecin, mais chimiste, et ses expériences furent très diverses, allant de la cristallographie jusqu'à la microbiologie en passant par l'étude des fermentations. Malgré leur diversité, tous ces travaux s'articulent les uns aux autres avec une grande logique. Et tous eurent, de la volonté même de Pasteur, une multitude de retombées, non seulement en médecine, mais aussi dans le domaine agro-industriel. Cet ouvrage regroupe, en un panorama chronologique, les principaux textes sur la dissymétrie moléculaire, les fermentations, la génération spontanée, les maladies du vin et de la bière, le choléra des poules, le charbon du mouton, et enfin la vaccination contre la rage.
Résumé : Ce livre rhapsodique réunit des essais sur l'histoire, la culture, la philosophie, la littérature, la langue des sciences modernes. Il s'agit, comme dans une éprouvette de chimiste, de provoquer des réactions entre ces diverses matières de pensée, en espérant voir se produire des combinaisons inédites et stimulantes. La science aujourd'hui est trop complexe quant à son travail propre, trop impliquée dans les rapports sociaux, trop liée aux formes idéologiques dominantes, pour n'être analysée qu'en termes épistémologiques, sociologiques ou historiques séparés. C'est de tous cotés à la fois qu'il s'agit de la comprendre - et, peut-être, de la transformer. De la confrontation entre une histoire de la science à venir, une analyse du réel selon la physique, une réflexion sur les rapports de Simone Weil ou de Bergson avec la science, une relecture moderne de Lucrèce, un apologue sur l'ignorance savante, une visite au chat de Schrödinger, une lettre à Marie Curie et une autre à Gustave Flaubert, un éloge des controverses, une lecture critique de la culture scientifique, un divertissement sur la chute des astronomes dans les puits, un scénario de science-friction, etc., on souhaite que se dégage une certaine effervesc(i)ence.
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux techniques que l'étude de leur histoire. Des premiers pas de l'Homme jusqu'à nos jours, voici un panorama de l'évolution des techniques, des outils les plus primitifs aux systèmes les plus complexes. Une explication simple et précise de l'élaboration des plus grandes applications scientifiques qui ne cessent de transformer le monde dans lequel nous vivons.
Albert Einstein (1879-1955), c'est l'audace intellectuelle alliée à une fraîcheur déconcertante, c'est l'imagination ardente soutenue par une obstination imperturbable. Mais comment approcher une façon de penser et de créer à nulle autre pareille ?Étienne Klein est parti sur ses traces : Aarau où, à seize ans, Einstein se demande ce qu'il se passerait s'il chevauchait un rayon de lumière ; Zurich, où il devient ingénieur en 1901 et se passionne pour la physique expérimentale ; Berne où, en 1905, il publie un article sur la relativité restreinte qui révolutionnera les relations de l'espace et du temps ; Prague où, en 1912, il a l'idée que la lumière est déviée par la gravitation, esquissant ainsi la future théorie de la relativité générale. Puis Bruxelles, Anvers et, en?n, Le Coq-sur-Mer où, en 1933, Einstein se réfugie quelques mois avant de quitter l'Europe pour les États-Unis. Dé?nitivement.Avec autant d'affection que d'admiration, Étienne Klein raconte la vie d'exils successifs, arrimée à la physique, qui a été celle de cet être exceptionnel.4e de couverture : Albert Einstein (1879-1955), c'est l'audace intellectuelle alliée à une fraîcheur déconcertante, c'est l'imagination ardente soutenue par une obstination imperturbable. Mais comment approcher une façon de penser et de créer à nulle autre pareille ?Étienne Klein est parti sur ses traces : Aarau où, à seize ans, Einstein se demande ce qu'il se passerait s'il chevauchait un rayon de lumière ; Zurich, où il devient ingénieur en 1901 et se passionne pour la physique expérimentale ; Berne où, en 1905, il publie un article sur la relativité restreinte qui révolutionnera les relations de l'espace et du temps ; Prague où, en 1912, il a l'idée que la lumière est déviée par la gravitation, esquissant ainsi la future théorie de la relativité générale. Puis Bruxelles, Anvers et, en?n, Le Coq-sur-Mer où, en 1933, Einstein se réfugie quelques mois avant de quitter l'Europe pour les États-Unis. Dé?nitivement.Avec autant d'affection que d'admiration, Étienne Klein raconte la vie d'exils successifs, arrimée à la physique, qui a été celle de cet être exceptionnel.Notes Biographiques : Physicien, docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein dirige le laboratoire de recherche sur les sciences de la matière au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et enseigne à l'Ecole centrale. il a notamment publié : «Il était sept fois la révolution» (Flammarion, 2005), «Discours sur l'origine de l'Univers» (Flammarion, 2010), «En cherchant Majorana. Le physicien absolu» (Équateurs-Flammarion, 2013), «Le pays qu'habitait Albert Einstein» (Actes Sud, 2016) et «Ce qui est sans être tout à fait. Essai sur le vide et ses métamorphoses» (Actes Sud 2019 ; Babel n° 1840).
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire. Résumant vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres, cette histoire des mathématiques ne demande aucune connaissance préalable. Le lecteur y retrouvera l'intérêt qu'ont porté aux mathématiques des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal. Il y verra aussi comment elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.