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Un regard vers le ciel
Pichon Philippe
PARIS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782846213189
Tout au long des cinquante années que Jean, écrivain, et sa femme aujourd'hui disparue, ont partagées avec leur fille Camille, ils ne se sont guère confiés l'un à l'autre. Et soudain, le monde bascule quand Camille apprend que son père, atteint d'une maladie neurovégétative, est condamné. Un regard vers le ciel est le récit d'un combat désespéré contre une maladie qui, peu à peu, dépossède l'écrivain de l'usage de son corps, puis de sa parole et de ses mots. Le regard seul subsiste. Comment faire face et maintenir le contact dans l'univers glacé de la maison de long séjour où Jean a trouvé refuge ? Comment être fidèle à la promesse faite à son père pour l'aider à mourir dans la dignité. Mais ce récit, qui pourrait n'être qu'une tragique fin de vie, un deuil avec son cortège de souffrances et de culpabilité, est aussi un retour vers l'enfance heureuse, la complicité des jours anciens. Un dialogue avec le père par-delà la vie et la mort, un monologue traversé de colère et de sérénité. Ici, l'écriture est le pont entre le ciel et la terre, l'absence et la présence. Camille, inlassablement, s'interroge au fil d'un récit disloqué, alternant paroles poétiques, réflexions, notes, silence, qui raconte l'histoire d'un retour impossible, d'un amour murmuré. Pour renouer le fil interrompu, Philippe Pichon use d'une prose poétique épurée qui restitue la simplicité du monde. Dans cette parabole entre récit et roman, le policier écrivain tente d'exorciser la mort qui, toujours, rôde.
La forme du fragment questionne le fractionnement de la mémoire et de la pensée. Elle ramène au parcellaire et au dérisoire, donc, contradictoirement, à une forme d'universalité. Tout à la fois échos et réverbérations, caractères et anecdotes, confabulations et petits écrits, sentences et bavardages, aphorismes et cancans, maximes et papotages, Philippe Pichon nous livre ici un recueil de fragments et d'instantanés, sous forme de versets poétiques. Incapable de scier les barreaux du passé le poète s'évade souvent par les chenaux du rêve. Et c'est peut-être cela le monde : le ciel et la mer sans partage sur l'horizon, l'éternité déployée à tombeau ouvert. C'est peut-être cela le monde : une traversée de la vie.
A force de scruter mon enfance, mes yeux se brouillent. J'ai grandi pourtant, j'ai digéré ce jeune âge, ce viol, mes sept ans. Aujourd'hui, une autre famine me guette: parler jusqu'à dire. Car la délivrance viendra par le livre, le témoignage. Que savons-nous du bien, du mal? Du triomphe de la beauté? La beauté est faite pour agenouiller l'âme. Voilà pourquoi j'emmêle mon violeur aux feuilles du Paradis. Grattant mot après mot le viol, le faisant fondre sous la main, remontent la souffrance et la honte. Penché jusqu'à mourir sur ma peau, j'ai vu l'adulte profaner l'enfant. Ouvrir l'abîme. Pardonnez-moi ces paroles graves, ce ton d'imprécation... Pour quelques lignes, je quitte l'humilité de ma tâche de flic. Je n'enfreins rien. Je signe." A ce récit, l'auteur ajoute une histoire - d'amour et de mort -, comme une parabole: qui saurait dire si, par son terrible geste, son agresseur fut un fou ou bien la proie du Diable? Dans ce livre remarquablement écrit, où apparaissent l'exubérance, la tendresse naïve, les mots crus de l'enfance, le malheur, sous la forme de ce viol, fait entendre des accents terribles: ceux de la chair qui parle, qui crie. Biographie de l'auteur Philippe Pichon a trente-huit ans. Après Journal d'un flic (Flammarion, 2007) qui l'a révélé au grand public, ce policier-écrivain nous livre ici un texte rare, intime et puissant.
Inlassablement, Lautrec observe tout ce qui, de 1885 à 1901, tourbillonne, s'agite dans les courses, les vélodromes, les cirques, les cafés concerts, les bals de Montmartre, les théâtres, les endroits où le nu peut se mouvoir en toute liberté. Une énorme production de près de quatre cents lithographies et affiches, des milliers de croquis, de dessins et quelques centaines de peintures, est le résultat d'un travail acharné. Mais, brûlé par la vie, à trente-sept ans, en pleine lucidité de son esprit, peignant jusqu'à l'extrême limite de ses forces, Lautrec s'éteignait, mourant d'épuisement." Dans la première biographie parue sur Toulouse-Lautrec, en 1926, et jamais rééditée depuis, son ami Maurice Joyant ranime la figure de celui qu'il a rencontré au lycée. Fidèle de l'homme, il voyage et sort beaucoup en sa compagnie, mais sert aussi son art qu'il s'emploie à faire connaître, en organisant des expositions, puis en dressant son catalogue et en étant à l'origine du don des oeuvres du peintre à la ville d'Albi pour son musée. Nourrie de nombreux courriers personnels, de confidences et d'anecdotes intimes de Toulouse-Lautrec, cette riche biographie conte comment ce singulier petit homme au grand talent va gagner l'auréole d'une légende ; une légende "résolument moderne".
Fruit d'une vingtaine d'années de recherches sur le rôle joué par les protestants français durant la Seconde Guerre mondiale, ce livre s'efforce de dégager la spécificité de leur contribution. Beaucoup s'illustrèrent très tôt dans la Résistance et le secours aux opprimés, un engagement dicté par leur foi et par leur passé de réfractaires et de proscrits. Le rapprochement camisards et maquisards fut souvent effectué dans le Midi cévenol et l'exemple de Marie Durand les inspira certainement. Une approche analytique fait de cet ouvrage un précieux dictionnaire à triple entrée. On y trouve en effet une centaine d'articles rédigés à partir de mots-clefs (Maquis, Cimade...), de grands thèmes (Résistance, Non-Violence...), de lieux de mémoire et de nombreux témoignages, comme sur le général de Gaulle, qui offrent un solide panorama de la période. Puis, un répertoire biographique rassemble 1 500 personnes, des plus célèbres (le pasteur Boegner, André Philip, Bertie Albrecht, Jean Cavaillès, André Trocmé...) aux héros ordinaires qui, bien souvent, payèrent de leur vie leur fidélité à un idéal. Enfin, un index recense les lieux, les réseaux et les organisations de résistance où se sont illustrées les personnes citées. Une importante contribution à la connaissance d'une période mal connue, par un historien du protestantisme français, lui-même acteur des dramatiques événements qu'il décrit.
De nombreux livres d'histoire et de fiction ont été écrits sur le hors-la-loi Jesse Woodson James (1847-1882) et son gang, mais l'ouvrage que son fils lui a consacré est un document unique et inédit en français. Publié en 1899, ce récit fait revivre la figure paternelle à travers souvenirs d'enfance et témoignages familiaux, et retrace aussi les aventures du Robin des bois américain : de sa participation à la guerre civile au Kansas et au Missouri jusqu'à sa mort chez lui tué dans le dos par un traître. Un meurtre qui suscitera bien des créations dont la dernière est le film L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Mais ce livre est aussi un plaidoyer pour un héros viril dont le fils cherche à réhabiliter la mémoire, en atténuant la portée de ses meurtres et la réalité de ses vols. D'ailleurs, Jesse James lui-même se pose en victime dans les lettres qu'il envoya aux journaux de son temps (traduites ici) et qui participèrent aussi de la fabrication de sa légende. . . Jesse Edwards James Jr (1875-1951), le seul fils survivant de Jesse James, fut lui-même accusé d'une attaque de train, et apparut dans le premier film dédié à l'histoire de son père, avant de devenir avocat à Los Angeles.
Biographie de l'auteur Né en 1775 à la Martinique où son père, riche négociant armateur, possédait de nombreuses propriétés, Joseph Elysée Peyre-Ferry s'installe à Marseille avec sa famille en 1783. A 17 ans, il s'engage dans le bataillon des volontaires de Marseille, participe ou siège de Toulon, puis combat en Espagne, en Italie et dans l'Ouest avant de s'embarquer en 1801 pour Saint-Domingue. Après son retour, il servira au Portugal et en Espagne où il sera gravement blessé. Admis à la retraite en 1809, il se retire à Toulon où il sera directeur de la bibliothèque municipale jusqu'à sa mort en 1835. Historien, Jacques Dussart a réalisé plusieurs courts-métrages pour la télévision et le cinéma et a été co-scénariste de deux longs métrages : The clan d'Hervé Renal (1998), Gaspard de Besse de Christian Philibert (2001). Il a également publié plusieurs ouvrages.