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Henri de Toulouse-Lautrec. Peintre
Joyant Maurice
PARIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846212892
Inlassablement, Lautrec observe tout ce qui, de 1885 à 1901, tourbillonne, s'agite dans les courses, les vélodromes, les cirques, les cafés concerts, les bals de Montmartre, les théâtres, les endroits où le nu peut se mouvoir en toute liberté. Une énorme production de près de quatre cents lithographies et affiches, des milliers de croquis, de dessins et quelques centaines de peintures, est le résultat d'un travail acharné. Mais, brûlé par la vie, à trente-sept ans, en pleine lucidité de son esprit, peignant jusqu'à l'extrême limite de ses forces, Lautrec s'éteignait, mourant d'épuisement." Dans la première biographie parue sur Toulouse-Lautrec, en 1926, et jamais rééditée depuis, son ami Maurice Joyant ranime la figure de celui qu'il a rencontré au lycée. Fidèle de l'homme, il voyage et sort beaucoup en sa compagnie, mais sert aussi son art qu'il s'emploie à faire connaître, en organisant des expositions, puis en dressant son catalogue et en étant à l'origine du don des oeuvres du peintre à la ville d'Albi pour son musée. Nourrie de nombreux courriers personnels, de confidences et d'anecdotes intimes de Toulouse-Lautrec, cette riche biographie conte comment ce singulier petit homme au grand talent va gagner l'auréole d'une légende ; une légende "résolument moderne".
Fruit d'une vingtaine d'années de recherches sur le rôle joué par les protestants français durant la Seconde Guerre mondiale, ce livre s'efforce de dégager la spécificité de leur contribution. Beaucoup s'illustrèrent très tôt dans la Résistance et le secours aux opprimés, un engagement dicté par leur foi et par leur passé de réfractaires et de proscrits. Le rapprochement camisards et maquisards fut souvent effectué dans le Midi cévenol et l'exemple de Marie Durand les inspira certainement. Une approche analytique fait de cet ouvrage un précieux dictionnaire à triple entrée. On y trouve en effet une centaine d'articles rédigés à partir de mots-clefs (Maquis, Cimade...), de grands thèmes (Résistance, Non-Violence...), de lieux de mémoire et de nombreux témoignages, comme sur le général de Gaulle, qui offrent un solide panorama de la période. Puis, un répertoire biographique rassemble 1 500 personnes, des plus célèbres (le pasteur Boegner, André Philip, Bertie Albrecht, Jean Cavaillès, André Trocmé...) aux héros ordinaires qui, bien souvent, payèrent de leur vie leur fidélité à un idéal. Enfin, un index recense les lieux, les réseaux et les organisations de résistance où se sont illustrées les personnes citées. Une importante contribution à la connaissance d'une période mal connue, par un historien du protestantisme français, lui-même acteur des dramatiques événements qu'il décrit.
On écrit toujours l'histoire au présent. En cette aube du troisième millénaire, la Renaissance est miroir : en nous parlant de ses réussites, de ses échecs ou de sa fascination trouble pour la mélancolie, le XVIe siècle nous apprend beaucoup sur nous-mêmes. La chute de Grenade, la relation entre musulmans, juifs et chrétiens, la découverte de l'Amérique comme l'invention de l'Utopie, la bataille de Lépante, la chasse aux sorcières ou l'édit de Nantes n'ont pas disparu de notre horizon. Thomas More et Machiavel, Luther et Calvin, Dürer et Caron, Copernic et Nostradamus, Ignace de Loyola, Cervantès, Palestrina et Shakespeare nous ont légué une partie de nos références philosophiques, éthiques et esthétiques... Le mariage et la famille, le choix des ancêtres ou l'humanité des Indiens - à l'origine des droits de l'homme - font également l'objet de débats nourris en ce siècle de fer et de splendeur. Mais la Renaissance a partiellement échoué dans son programme pacificateur. Loin de mettre fin à l'ère des sacrifices, elle a renoué avec le martyre. La barbarie n'est pas, comme on le croit parfois, l'antonyme de la culture. Des liens complexes ont toujours uni la violence et le sacré. La barbarie naît au sein même de la civilisation. Hier comme aujourd'hui.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, membre senior de l'Institut Universitaire de France, où il occupe la chaire de Civilisation des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale, Bernard Cottret est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont Cromwell, Calvin (traduit en sept langues), Histoire de la Réforme protestante, Histoire de la révolution américaine, Histoire de l'Angleterre. Il a publié aux Éditions de Paris : Jacques Fontaine, Persécutés pour leur foi, La Renaissance, civilisation et barbarie, ainsi qu'un ouvrage collectif Saintes ou sorcières ? L'héroïsme chrétien au féminin. Parallèlement à cet ouvrage, il publie le Traité des reliques de Jean Calvin.
70 ans après la proclamation d'Indépendance du 14 mai 1948, l'Etat d'Israël est devenu une puissance économique et militaire de premier plan. Il est aussi une démocratie vivante, qui ressemble plus à Athènes qu'à Sparte, en dépit du conflit israélo-arabe persistant et de la menace iranienne qui s'amplifie. Cette menace extérieure se double d'un affrontement intérieur à l'Etat hébreu, entre deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël. Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? Cette question a des conséquences très concrètes, dans des domaines aussi vitaux que la politique de défense d'Israël, la justice ou l'économie. Elle est omniprésente dans la culture israélienne, traversée par la tentation permanente de rompre avec le passé juif. Ce livre évoque des écrivains et des figures méconnues de la lutte pour la création de l'Etat d'Israël. On y découvre aussi des aspects inattendus des relations tumultueuses entre la France et Israël. L'auteur dresse un tableau très vivant d'un Etat confronté à des menaces multiples, qui se bat pour sa survie dans un environnement hostile, tout en essayant de définir son identité, au prix de déchirements et de luttes intestines souvent virulentes.