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Affleurement
Picarel Gilles
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343088969
Après un premier livre, Les frontières de l'extériorité, qui interrogeait la relation entre photographie et altérité, l'auteur questionne ici la relation entre image, intériorité et extériorité. Un autoportrait réalisé à Valparaiso en 2015 est à la source de ce travail. Il en constitue le point fixe à partir duquel l'auteur va revenir sur des photographies déjà réalisées et créer un nouveau réseau de sens entre elles. Mais, en faisant corps avec ces images éloignées et étrangères, une nouvelle extériorité se crée : une forme advient, toujours fuyante, étrangère et en attente de sens. Ce livre questionne la notion de passage et de bifurcation. Il envisage la photographie comme un processus d'affleurement et d'actualisation entre le familier et l'étranger, le visible et l'invisible, la surface et la profondeur.
Et s'il n'y avait pas le monde, mais l'immonde, pas le cosmos, mais le non-cosmos, pas l'univers, mais le pluri-vers ? Et s'il était impossible de statuer, de décider ? Et si cette antinomie de la raison pure avait comme nom extériorité ? Peut-on dissocier philosophie et art dans cette confrontation à l'extériorité ? L'art, face à l'extériorité, ne donne pas des réponses, mais pose des questions, des interrogations, des problèmes ; et c'est bien. Si, dans son corps à corps avec l'extériorité, plutôt que dans son face-à-face, l'art nous offre une éclaircie, on comprend alors mieux ce que peut être l'art : la lutte pour, avec et contre l'extériorité. Voilà ce qu'explore et exploite notre recherche sur art et extériorité, sur leurs rapports et leurs apports. Car cette recherche enrichit l'art et le concept d'art, mais aussi le concept d'extériorité et l'extériorité elle-même ; tel est du moins son but : mieux comprendre art, extériorité et leur interaction constitutive.
La relation entre photographie et altérité pourrait se caractériser par un empêchement : l'impossibilité faite au médium d'atteindre son objet. C'est à partir des travaux de Marc Pataut, principal acteur depuis les années 1990 d'une photographie reposant sur des processus dialogiques, que la réflexion va être menée. Confrontée à une altérité qui à la fois se donne et se retire, apparaît et se voile, reste la même tout en étant toujours autre, la photographie n'est-elle pas condamnée à manquer irrémédiablement son objet ?
La spécificité de la photographie trouve sa source dans l'extériorité. Elle se révèle maladroite, voire impuissante, à exprimer quelque chose de la singularité d'une personne, à révéler l'atmosphère d'une ville ou à dépasser les apparences d'un objet. Cet échec corrélatif du médium pourrait être sa chance, car que deviendrait l'objet - ou le sujet photographié - si la photographie était un moyen de s'en saisir et de s'emparer de lui ? Comment penser ce qui est photographié, dans sa différence, si la photographie le ramenait au même, c'est-à-dire à soi et à l'identique ? Qu'adviendrait-il enfin de l'extérieur si ce dernier n'était qu'un prétexte à la réalisation d'une photographie de soi-même ? Si le médium photographique peut s'avérer efficace à combler un désir de connaissance, s'il est apparemment possible, avec lui, de s'affranchir de la distance qui sépare le photographe du monde, l'extériorité fait surgir l'infranchissable et ce qui est irrémédiablement insaisissable au coeur de la photographie. Elle introduit un paradoxe dans la relation que le médium entretient avec le dehors, mêlant l'impossible au possible, l'échec à la tentative, etc.
Dans un temps si lointain que la mémoire des hommes l'a oublié, en des contrées ravagées par la guerre, l'orgueil des hommes et leur soif de pouvoir, Arn a connu l'humiliation et l'exil. Banni de son royaume, bafoué par ses ennemis, il n'aura de cesse de chercher à se venger et à recouvrer sa dignité perdue... Dans toute sa carrière, Jean-Claude Gal n'aura produit que cinq albums, mais chaque page est un chef-d'oeuvre. Une oeuvre à (re)découvrir grâce à cette édition en noir et blanc original.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.