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Rodin. La lumière de l'Antique
Picard Pascale
GALLIMARD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782070141050
Rodin voulait ancrer sa pratique de la sculpture dans la continuité de l?art grec fondateur, parfois revisité par les filtres des copies romaines et de la Renaissance. Reformulant les archétypes de l?Antiquité, allant jusqu?à intégrer par assemblage ses propres figurines à un vase grec, une colonne, une urne?, son art fait écho, par la perfection plastique et l?expressivité de ses formes, à l?idéal grec. Les chefs-d??uvre de l?Antiquité, qui sont arrivés jusqu?à notre époque le plus souvent sous forme de fragments, de sculptures mutilées, trouvent aussi un parallèle formel dans la façon même qu?avait Rodin de travailler : ôtant le superflu pour donner à ses ?uvres une puissance brute, essentielle, mutilant ses statues, il usait de l?assemblage, du fragment, de la recomposition, de l?inachevé. Rodin ne se rendit jamais en Grèce, mais collecta quelque 2 500 ?uvres ou répliques grecques, en une sorte de Panthéon, son propre musée. Mais il s?agit sans doute là d?une Grèce rêvée, autorisant les percées de l?invisible, de l?inaccessible, de l?indicible.
Résumé : Cet ouvrage réunit les résultats de deux manifestations complémentaires : d'une part, la table ronde intitulée "Rendre à César", organisée le mercredi 20 juin 2012, à Paris, au musée du Louvre et, d'autre part, les "Rencontres autour de la sculpture romaine conservée en France", qui ont eu lieu du 18 au 20 octobre 2012 au Musée départemental Arles antique. La richesse des interventions lors de ces deux manifestations permet de restituer un ouvrage composé de trente-huit articles, répartis en trois parties et une conclusion. La première, en écho et en développement de la table ronde du Louvre, porte sur le portrait du "César du Rhône ", aussi bien que sur "Le portrait romain en Gaule". La deuxième publie cinq études autour des "nouvelles techniques d'investigations scientifiques" et présente l'analyse des matériaux des sculptures en pierre et en bronze, découvertes dans le Rhône à Arles, ainsi qu'une étude ethnoarchéologique sur les techniques de production du portrait. Enfin un dernier volet présente les "découvertes récentes et les nouvelles recherches", déclinées en seize études qui sont consacrées à des études de cas (Autun, Vaison-la-Romaine, Nîmes, Metz-Divodurum, Apt), de même qu'à des relectures novatrices de sculptures méconnues (Plouarzel, Langres, Avignonet-Lauragais, Vernègues, vallée de l'Ubaye, Besançon, Lyon). Robert Turcan signe la conclusion. Ainsi, La Sculpture romaine en Occident. Nouveaux regards reflète la variété et l'intérêt des questionnements actuels dans ce domaine.
Picard Pascale ; Le Normand-Romain Antoinette ; Du
Même si les chemins de Maillol et de Picasso se sont croisés à Paris, la rencontre qui est le point de départ de cette exposition est tardive, postérieure même à la mort de Maillol, lorsque Picasso se rapproche, à Perpignan, de son Espagne natale. A cette occasion, il ne manque pas de regarder Maillol dont les sculptures trônent dans l'espace public. Cette proximité immédiate et physique les réunit de manière tangible et formalise une rencontre singulière. Ce catalogue décode les points de convergences esthétiques et techniques des deux artistes autour de leur identité catalane, de la féminité, du portrait, ou encore des paysages du Roussillon. Une lecture qui offre une vision précoce de la modernité de Maillol révélée par Picasso dont la quintessence se partage entre beauté classique et révolution plastique.
Aimer Ingres, c'est aimer l'Antiquité. Son fonds d'atelier, qu'il prend soin de transmettre à la postérité en le léguant au musée de sa ville natale de Montauban, permet d'entrer pour la première fois dans le laboratoire secret de ce génie de l'art du XIXe siècle. Révéler les clés de son inspiration, telle est la vocation de ce catalogue qui aborde l'?uvre d'Ingres au travers des archétypes antiques qu'il privilégie et dont l'écho se métamorphose dans sa peinture. Ses choix, motivés par une quête quasi obsessionnelle de la peinture grecque, le conduisent à réinventer l'invisible héritage d'un patrimoine perdu. C'est aux décors de céramique qu'Ingres concède ce pouvoir, et ses mots restent les plus pertinents pour exprimer toute la force d'une Antiquité adulée: "On peut se faire idée de la perfection des peintres grecs dans le dessin, une idée effrayante pour nous autres modernes, en voyant les peintures des vases antiques étrusques et grecs. Que penser des plus grands maîtres, lorsqu'on voit que des hommes réduits à travailler dans des manufactures auraient été, pour le dessin, les dignes émules de Raphaël..." L'année 2006 consacrée à la rétrospective de l'?uvre d'Ingres se poursuit ainsi par une approche pluridisciplinaire qui permet l'analyse d'un aspect méconnu et fondateur de sa créativité. Pascal Picard-Cajan
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.