Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La sculpture romaine en Occident : Nouveaux regards. Actes des Rencontres autour de la sculpture rom
Gaggadis-Robin Vassiliki ; Picard Pascale
ERRANCE
47,00 €
Épuisé
EAN :9782877725996
Cet ouvrage réunit les résultats de deux manifestations complémentaires : d'une part, la table ronde intitulée "Rendre à César", organisée le mercredi 20 juin 2012, à Paris, au musée du Louvre et, d'autre part, les "Rencontres autour de la sculpture romaine conservée en France", qui ont eu lieu du 18 au 20 octobre 2012 au Musée départemental Arles antique. La richesse des interventions lors de ces deux manifestations permet de restituer un ouvrage composé de trente-huit articles, répartis en trois parties et une conclusion. La première, en écho et en développement de la table ronde du Louvre, porte sur le portrait du "César du Rhône ", aussi bien que sur "Le portrait romain en Gaule". La deuxième publie cinq études autour des "nouvelles techniques d'investigations scientifiques" et présente l'analyse des matériaux des sculptures en pierre et en bronze, découvertes dans le Rhône à Arles, ainsi qu'une étude ethnoarchéologique sur les techniques de production du portrait. Enfin un dernier volet présente les "découvertes récentes et les nouvelles recherches", déclinées en seize études qui sont consacrées à des études de cas (Autun, Vaison-la-Romaine, Nîmes, Metz-Divodurum, Apt), de même qu'à des relectures novatrices de sculptures méconnues (Plouarzel, Langres, Avignonet-Lauragais, Vernègues, vallée de l'Ubaye, Besançon, Lyon). Robert Turcan signe la conclusion. Ainsi, La Sculpture romaine en Occident. Nouveaux regards reflète la variété et l'intérêt des questionnements actuels dans ce domaine.
Dans ce volume, nous publions les résultats des IIe rencontres autour de la sculpture romaine qui ont eu lieu à Arles, les 26 et 29 octobre 2016. Ces rencontres biennales sont organisées dans le cadre d'un accord de collaboration signé entre le Centre Camille Jullian (Unité Mixte de Recherche CNRS et Aix Marseille Université), connu pour ses spécialistes dans le domaine de la sculpture antique, et le Musée Départemental Arles Antique, où est conservée une des plus riches collections de sculptures antiques en France. Au fil des pages, le lecteur pourra nourrir et approfondir sa réflexion sur deux thèmes principaux. Dans le premier ensemble thématique, les spécialistes ont envisagé la plupart des aspects d'un phénomène majeur de l'Antiquité, à savoir le remploi dans la sculpture, que l'on observe dans toutes les villes de l'Empire romain et qui concerne l'économie du marbre, matériau cher, parfois même luxueux, selon son origine. A partir du IIIe siècle de notre ère, les blocs des bâtiments plus anciens sont recyclés dans de nouveaux édifices, pour des raisons économiques, mais pas seulement. La sculpture ne fait pas exception : les statues, les reliefs (Arc de Constantin) sont remployés, après des modifications plus ou moins importantes. Certains portraits d'empereur, mais aussi de privés anonymes sont également retravaillés et remployés. Qui plus est, des blocs architecturaux sont recyclés en statues, portraits, sarcophages etc. Pour apprécier pleinement la raison d'être de la pratique du remploi en sculpture, nous avons abordé quelques questions essentielles : où, à quel endroit remploie-t-on ? Que remploie-t-on en sculpture ? Comment procède-t-on ? Quel est le but poursuivi ? Comment peut-on interpréter ce phénomène ? Le deuxième thème porte sur des découvertes récentes de sculptures majeures en France (Strasbourg-Koenigshofen, Marseille, Mandeure, Nîmes, Val-Bruant à Arc-en-Barrois), mais également à l'étranger : en Grèce (Délos, Dion, Beroia et Thessalonique), en Espagne (Musée du Prado, Musée archéologique de Catalogne), en Autriche (Kunsthistorisches Museum de Vienne), dans le Grand-Duché de Luxembourg (Titelberg), ou encore en Grande-Bretagne. Ce volume qui réunit 24 études, dont 3 en anglais, dues à la plume de spécialistes de sculpture antique français et étrangers et accompagnées de nombreuses illustrations en couleur et en noir et blanc s'adresse au public averti, mais également à tous ceux qu'intéresse la transformation de produits déjà utilisés, activité nouvelle communément appelée recyclage dans notre société. Ces études pointues, en menant en lumière une pratique millénaire peuvent apporter de nouvelles connaissances à l'homme du XXIe siècle sur ce phénomène qui nous préoccupe depuis quelques décennies.
Clairay Philippe ; Etienne Emmanuel ; Moureau Emma
Etirer, laminer, rétreindre, ciseler, planer, couler, ce ne sont que quelques exemples de la richesse de notre langue pour désigner le travail du métal que l'artisan travaille à froid et/ou à chaud. Depuis la nuit des temps, l'homme et le métal sont intimement liés. L'âge du bronze, l'âge du fer et l'aspiration à l'âge d'or sont là pour en témoigner. Les expositions sur l'orfèvrerie, et les catalogues qui y sont corrélés, tel celui sur Les Trésors des cathédrales, aussi prestigieux et remarquables soient-ils, n'abordent qu'une facette de ce vaste domaine qui en compone tant et que cet ouvrage souhaite appréhender. Si l'orfèvrerie y a sa place, elle reste modeste en comparaison des autres sujets qui y sont explorés. Ainsi, les métaux tels le cuivre, le fer, la fonte de fer, le bronze ou encore le zinc gagnent-ils leurs lettres de noblesse au regard des techniques étudiées, des moyens mis en oeuvre afin de répondre au mieux aux besoins des commanditaires et aux aspirations d'une époque. Et que dire de ce XIXe siècle malmené car trop vite embrassé au travers du filtre déprécié de l'industrialisation ? On y décèle des productions de qualité qui, si elles puisent dans le creuset de l'Histoire, n'en sont pas moins particulièrement inventives tant sur le plan technique qu'esthétique. Il y est aussi question de ces statues rescapées de la flèche de Notre-Dame de Paris qui, sous le coup de projecteur de l'actualité, prennent un sens nouveau où l'émotion a sa part. Du Moyen Age au XXe siècle, ces regards croisés entre des conservateurs des antiquités et objets d'art, des conservateurs des monuments historiques, des chercheurs à l'Inventaire général et des historiens de l'art nous livrent un champ d'exploration qui fournira une base de réflexion sur l'évolution des protections au titre des monuments historiques. Actes du colloque de l'Association des conservateurs des antiquités et objets d'art de France, tenu à Granville (Manche), du 30 septembre au 2 octobre 2021.
Résumé : C?est une histoire perdue dans la nuit des temps, près de 160 siècles avant le nôtre. Une histoire extraordinaire qui voit des hommes et des femmes venus de loin pour s?aventurer dans l?immense labyrinthe de la caverne et y accomplir des rites immémoriaux. Une histoire qui parle d?un temps où les animaux nourrissaient les corps et surtout l?imaginaire des chasseurs. C?est aussi l?histoire d? un petit enfant qui modelait l?argile et qui avait l?audace de poursuivre une ombre?Qui a dit que les chercheurs n?avaient pas le droit de rêver ? Dans cette nouvelle, Gilles Tosello, illustrateur et préhistorien, laisse son imagination courir sur les parois de la grotte ornée, et nous fait revivre ce qu?il croit y deviner mais ne peut exprimer dans les habituels traités scientifiques. La grotte est associée à la mère, à l?utérus et, par-delà, à l?enfance. Allons sous la terre et retrouvons-là.
« Dans sa retraite de Caprée, il imagina même d'installer un local garni de bancs pour des obscénités secrètes ; là, des troupes de jeunes filles et de jeunes débauchés rassemblés de toutes parts..., formant une triple chaîne, se prostituaient entre eux en sa présence, pour ranimer par ce spectacle ses désirs éteints. Il orna des chambres placées en différents endroits d'images et de statuettes reproduisant les tableaux et les sculptures les plus lascifs... pour que chaque figurant trouvât toujours le modèle des postures qu'il ordonnait de prendre... On lui prête des turpitudes encore plus infâmes, et telles qu'on ose à peine les décrire ou les entendre exposer. » (Vie de Tibère).
Résumé : 4 septembre 476. Le jeune empereur Romulus Augustule est contraint d'abdiquer par Odoacre, roi des Hérules. L'empire romain d'Occident disparaît. Aujourd'hui encore, l'événement fait débat. La plupart des historiens se refusent à voir dans la chute de Rome un déclin, préférant parler d'une "transformation" lente et progressive de la société, d'une "transition" entre l'Antiquité tardive et le Moyen Age. Pour l'historien et archéologue Bryan Ward-Perkins, c'est là oublier l'essentiel. La chute de Rome signe bien la mort d'un monde. En se basant sur ses travaux archéologiques novateurs et sur des récits qui nous font revivre cette période tourmentée, il démontre que les invasions barbares eurent de graves répercussions dans tous les domaines de la société: politique, économique, religieux et technique. Il raconte, avec verve, érudition et passion, l'effondrement spectaculaire d'une civilisation qui retombe à l'âge du fer et mettra plusieurs siècles à se relever.
Tel un sphinx, Auguste est une figure historique énigmatique qui a excellé dans l'art de la dissimulation. Il a légué à la postérité une image protéiforme qui met face à face la détermination froide d'un homme prêt à tout pour s'emparer du pouvoir et son statut de fondateur d'empire divinisé. Cette biographie entend concilier l'histoire, la mémoire et le mythe qui ne cessa d'évoluer depuis le décès d'Auguste jusqu'à son exploitation par les régimes fascistes du XXe siècle en passant par Charlemagne et les Lumières. La clé de l'interprétation de ce personnage réside dans l'ambiguïté foncière qui s'attache à toute forme de pouvoir et qu'il porta à son paroxysme en étant tour à tour un général ambitieux, le restaurateur des institutions traditionnelles de l'Etat et le premier empereur romain.
Qui est Polybe? Il est, après Hérodote et Thucydide, le troisième des grands historiens grecs. Le premier avait présenté les guerres médiques ayant opposé les Grecs et les Barbares; le second avait choisi de raconter la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens; au troisième s'impose le récit de la conquête romaine: non pas une grande guerre unique, mais toute une série de conflits livrés sur de multiples théâtres d'opérations. "Comment et grâce à quel gouvernement l'Etat romain a pu, chose sans précédent, étendre sa domination à presque toute la terre habitée et cela en moins de cinquante-trois ans?": telle est la question à laquelle Polybe se propose de répondre. La défaite de Pydna, en 168 avant notre ère, qui marque la victoire de Rome et la fin de la monarchie macédonienne, bouleverse sa vie. Envoyé à Rome, comme otage, il y reste dix-sept ans et devient un familier de la grande famille des Scipions. Passé de l'action à la réflexion, c'est à Rome qu'il devient historien, pour expliquer aux Grecs d'abord, mais aussi aux Romains ce qui s'est passé. Cette Histoire d'un vaincu est aussi, c'est là son intérêt majeur, la première histoire universelle. Comme il l'écrit: "L'originalité de mon sujet et ce qu'il y a de surprenant dans l'époque que nous venons de vivre résident justement en ceci: la Fortune a dirigé pour ainsi dire tous les événements dans une direction unique et elle a contraint toutes les affaires humaines à s'orienter vers un seul et même but. Aussi l'historien se doit-il, de son côté, de faire en sorte que ses lecteurs puissent embrasser d'un seul regard les ressorts qu'elle a partout fait jouer pour produire tous ces effets ensemble"