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Lire le temps
Picard Michel
MINUIT
15,30 €
Épuisé
EAN :9782707312945
Le XIXe siècle rapportait la littérature à l'Auteur. Le XXe présente des options plus compliquées car, si cette référence mythique subsiste, et prédomine même encore massivement, la narratologie, puis l'esthétique de la réception, ont déplacé le projecteur de la critique sur le texte d'abord, puis sur la lecture. Cependant, les dispositifs théoriques ne ménagent que très abstraitement une place au lecteur. L'originalité de Michel Picard tient à ce que pour lui la littérature est entièrement dans la lecture, que celle-ci, lorsqu'elle est littéraire du moins, serait tout simplement une sorte de jeu, et que le lecteur auquel il s'intéresse est le lecteur réel - avec sa "compétence lectrice", son intelligence, mais aussi ses déterminations socio-historiques, son inconscient, son corps. Aborder la question du temps sous cet angle éclaire alors d'un jour singulier la fonction du littéraire. Si le discours, la thématique, les procédés d'écriture relatifs au temps peuvent susciter des effets de sens intéressants, il n'est de temps véritable cependant que dans, mais aussi par la lecture ainsi comprise. Cet essai en analyse les formes diverses et leur dialectique. Jouer, c'est jouer avec le temps. Lire, c'est agir sur son temps, intégrer son histoire et l'intégrer dans l'Histoire. Que la littérature entretienne avec le temps des relations privilégiées, voilà longtemps qu'on le sait. Mais, s'il ne refuse aucune des approches modernes de cette relation, Michel Picard considère que toute hégémonie de l'une d'entre elles, sociologie, histoire, psychanalyse, philosophie, etc., gauchit notre conception de la lecture et mutile notre image du lecteur. Il s'adresse certes aux spécialistes de la lecture, et de la littérature, voire de l'esthétique en général, mais également au grand public lettré, curieux de comprendre pourquoi il aime lire, ce qui se passe en lui quand il lit, quel bénéfice il en retire réellement et pour quelles raisons il sentait bien, confusément, que lire, c'est lire le temps.
Qu'il s'agisse de détection des mensonges, d'une discussion importante avec notre adolescent ou notre conjoint, de négociation d'un prêt, d'une rencontre d'affaires, de fraude, de relations clients, de coaching, d'accompagnement ou d'enseignement, le langage des yeux est essentiel à nos interactions avec autrui. Le Dr Michel Picard nous propose ici un outil incontournable et une technique d'une efficacité renversante applicable au quotidien, en personne comme en virtuel. Combinant les plus récentes recherches sur l'analyse des micromouvements, des démangeaisons, des clignements des paupières et des règles de lecture du regard, l'auteur vous offre un cadeau inestimable. En effet, ce livre vous aidera à poser la prochaine bonne question, celle qui permettra le dialogue authentique et le dévoilement de la vérité. "Je vous regarde et vos yeux parlent déjà... " - Michel Picard.
La Tentation, si bien nommée, est d'abord une superbe étude monographique d'une fameuse gravure, à la fois religieuse, carnavalesque, fantastique, de Jacques Callot, La tentation de Saint Antoine (1635). C'est aussi une réflexion minutieuse et subtile sur l'activité artistique, non pas celle de l'artiste dont on parle si souvent, mais celle du regardeur qui déchiffre, lit, comprend une ?uvre - ou ne comprend pas, hésite, devine, projette, fantasme. Bizarrement, il n'y a dans la tradition occidentale aucun terme pour définir l'activité pourtant fondamentale de jouir des ?uvres visuelles. C'est enfin la reprise, développée et enrichie, de la théorie de l'art comme jeu, inaugurée par Schiller, qui, seule, permet de rendre compte de cette activité perceptive. Dans la lignée des grands essais d'iconologie de Panofsky ou de Gombrich, de l'étude de Settis sur La Tempête de Giorgione, des analyses de Bakhtine ou de Gaignebet sur le Carnaval, Michel Picard donne ici un livre tout à la fois élégant, passionnant, délectable - et profond. (YVES MICHAUD)
Alors qu'il ensevelit un cadavre dans une caverne forestière de l'Ouest parisien, Adrien, presque dix-huit ans, a bien du mal à se remettre du cataclysmique règlement de comptes familial auquel il vient de survivre, notamment grâce à l'intervention déterminante d'animaux, face aux personnes qui les exploitaient. La veille, sa mère, productrice d'une émission télévisée, et son père, chirurgien esthétique, avaient dû répondre de leurs perversités commises depuis leur rencontre quasi-initiatique devant Le Cavalier de l'Apocalypse, un des Ecorchés de Fragonard. Une autopsie à vif de la vie éminemment déviante de ses parents, menée par des inquisiteurs particulièrement vindicatifs...
Le roman de Nodier doit son charme à l'habileté avec laquelle il joue sur plusieurs tableaux : sur les codes (du fantastique au merveilleux), sur le niveau de conscience, sur les représentations, cachant et montrant entre les lignes nos désirs et nos peurs.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.