
Du bon usage de l'ivresse
Il faut être toujours ivre. Tout est là : c'est l'unique question " selon Baudelaire. Qui n'est jamais sorti de l'enclos de la sèche sobriété n'a qu'une connaissance étriquée de la vie et de lui-même. Il faut oser les expériences qui nous portent aux limites de la conscience, car l'ivresse est aussi un mode exaltant d'appréhension du Réel, comme l'ont montré jadis les poètes chinois et les mystiques persans, amateurs de poésie et de vin. Le secret en serait-il perdu dans nos sociétés partagées entre l'euphorie artificielle desrave parties et la prophylaxie maussade des hygiénistes ? Sans chimères et sans ivresses, la vie ne connaîtrait que des passions tristes " affirme l'auteur. Ce livre réhabilite une conception intimiste des ivresses maîtrisées, qu'elles soient ivresses du vin, de la mystique ou de la poésie, ivresse des sens ou ivresse de l'esprit.
| Nombre de pages | 165 |
|---|---|
| Date de parution | 09/09/2005 |
| Poids | 162g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782714309051 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782714309051 |
|---|---|
| Titre | Du bon usage de l'ivresse |
| Auteur | Picard Georges |
| Editeur | CORTI |
| Largeur | 135 |
| Poids | 162 |
| Date de parution | 20050909 |
| Nombre de pages | 165,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Tous fous
Picard GeorgesLes hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n'être pas fou" disait Pascal. Pensée profonde, d'une actualité éternelle, qui n'a peut-être pas été suffisamment prise au sérieux, tant il est vrai que malgré l'accablante accumulation des signes de la folie humaine, nous continuons à nous croire plutôt raisonnables. La cause de cet aveuglement s'explique aisément si l'on répond à la question : qui est fou ? Le fou, c'est l'Autre, évidemment. Il est presque excitant de voir avec quelle habileté l'homme dénonce l'homme, et chaque parti le parti adverse. L'une des grandes faiblesses humaines est l'incapacité d'observer ceux que l'on estime fous avec des yeux qui leur accordent un tant soit peu de raison, ou de s'observer soi-même par les yeux de ses fous sous l'angle où eux-mêmes ne s'admettent pas fous. La Folie, jadis bénéficiaire de l'Eloge ironique d'Erasme, a été la cible privilégiée des rationalistes et des psychanalystes. Apparemment, elle ne s'en serait pas relevée. Bien qu'elle ne soit plus à la mode aujourd'hui, dans un monde imbu de lui-même, car persuadé qu'il détient les formules de toutes les réussites, tant scientifiques que morales, Georges Picard trouve encore à la Folie la vertu réjouissante de troubler les bonnes consciences, de mettre le désordre dans les allées trop bien tracées de la Logique et de titiller la Raison dans son usage dogmatique. D'où l'idée de créer un Club de la Folie Conséquente dans lequel seraient admis tous les fous lucides désireux de tirer les conséquences pratiques de leur état. On y marcherait sur la tête, on s'y tirerait la langue devant des miroirs et, surtout, on y philosopherait à la bonne franquette, sans prétention et sans partis pris, un verre à la main. Les quarante-quatre chapitres de Tous fous constituent un échantillon possible de ces échanges où le bon sens n'est pas toujours une fin en soi.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,70 € -

Crème de crimes
Picard GeorgesJe ne sais pas s'il est de bon ton de se croire supérieur à la moyenne des trancheurs de gorge qui peuplent la planète, mais sans fausse modestie, je me crois quelqu'un. Si je n'ai pas inventé le papier buvard, j'ai fait progresser la méthodologie criminelle qui ne sera plus après moi ce qu'elle était avant. Avant, c'était de la pure improvisation, en dépit des efforts publicitaires de Thomas de Quincey pour faire croire que l'assassinat pouvait être considéré comme l'un des beaux-arts. Le fait qu'il n'ait pas eu accès à ma documentation personnelle enlève beaucoup de fonds à son ?uvre. En ce qui concerne la compréhension du crime, je me méfie des intellectuels. " Ce volume contient deux nouvelles d'humour noir, Crème de crimes et Un par an, et deux d'humour rose, Le larbin de Verlaine et Dutillon et son auteur. Il comprend également une surprise finale pour les lecteurs qui arriveront au bout, quelques-uns pouvant mourir avant, de rire de préférence. Georges PICARDÉPUISÉVOIR PRODUIT15,20 € -

Le bar de l'insomnie
Picard GeorgesTrois personnages, deux hommes, une femme, se retrouvent somnambuliquement, soir après soir, dans un bar. Soustraits à la routine immémoriale du rythme biologique, ils ne dorment plus. Ils sont passés du côté des fantômes, traversant les nuits sur le qui-vive et les jours au jugé. Charlie, le barman manipulateur, Erda , la maîtresse paradoxale d'un amant qui dort toujours, et le narrateur, errant pendant la journée dans Paris sous le coup d'une confusion mentale qui lui fait perdre jusqu'à son identité, forment, selon son expression, une sorte de " triade mythologique " :Quelle farce ! Je riais jaune en imaginant qu'il existait une probabilité pour que nos existences restent unies à jamais, figées dans une insomnie transcendantale.L'Insomnie est ici la matrice d'un récit ironique où le narrateur partage une amitié muette avec un Vampire, des coups avec des passants et des propos désabusés avec ses compagnons de bar, dans l'attente d'une révélation sur le sens de cette veille perpétuelle.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,70 € -

Tout m'énerve
Picard GeorgesChaque matin, la presse nous apporte son lot de nouvelles monstrueuses. La mort et la souffrance d'un côté, la tyrannie et la corruption de l'Autre. Volontairement ou non, les hommes choisissent presque toujours le pire. Et il faudrait garder son sang-froid ; accepter avec philosophie l'amoncellement de l'horreur quotidienne et l'encerclement de la sottise ! Les occasions encore des optimistes glorifier la bonté du monde. Dans le détail, le monde n'est d'ailleurs pas si moche : c'est la vue d'ensemble qui gâte tout. S'énerver, dira-t-on, la belle affaire...La culture de l'énervement est, en effet, un programme un peu court pour diriger une existence. Ce n'est pas en tapant du poing sur la table ou sur le pif du voisin que l'on risque de s'ouvrir une voie vers le bonheur. Il ne faudrait pas croire que l'auteur soit inconscient au point d'ériger la tension nerveuse en principe positif de vie. Pourtant, il ne peut se défendre contre l'impression de tenir là quelque chose d'intéressant. Héraclite disait déjà que tout advient par discorde. En tant que posture éthique, l'énervement pourrait avoir sa place parmi les attitudes recommandables. Dans ce livre, Georges Picard énonce quelques-uns des faits majeurs ou mineurs qui provoquent chez lui la révolte ou le ricanement agacé : l'aliénation du travail salarié subi, la toute-puissance des technoscientistes et des économistes, le fanatisme du sport patriotique, l'obnubilation télévisuelle, l'arrogance intellectuelle et , par dessus tout, l'irrésistible penchant humain pour le malheur. L'énervement , au fond, une façon d'exposer, par le biais de l'humeur, une sorte de philosophie réactive de l'existence qui s'achève quand même sur un sourire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,20 €
Du même éditeur
-
Les Lumières fossiles. Et autres récits, 2e édition
Faye EricJ'ignore tout de Solange Brillat ou plus exactement, j'ignorais tout. La presse, ces derniers jours, évoque sa disparition et publie une photo noir et blanc. Solange sourit, et derrière son sourire il y a un lac. Où cela peut-il être ? Qui a pris cette photo, à quelle occasion ? Un journaliste qui avait frappé à ma porte la semaine dernière cite mon témoignage, quelques mots que je me souviens vaguement avoir prononcés : "Selon son voisin, c'était une jeune femme très discrète, banale." J'imagine Solange Brillat quelque part à une table de café, lisant les épithètes de sa gloire et tentant de se remémorer son voisin. Très discrète, banale. Ces mots aujourd'hui, je les regrette"ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,20 € -
En été. Une saison d'abondance
Heinrich Bernd ; Homassel Anne-Sylvie ; IndoukaevaDans En été - Une saison d'abondance Bernd Heinrich parvient à nous communiquer son sens inépuisable de l'émerveillement en nous faisant partager la vénération qu'il éprouve pour le foisonnement du vivant, à partir de ses observations sur le terrain comme de ses recherches scientifiques. Qu'il s'agisse de réflexions sur les guerres entre les fourmis, des particularités prédatrices des guêpes, des rituels de séduction des pics verts ou de sa description de la découverte d'une route encombrée de grenouilles des bois, En été nous offre un panorama d'une beauté évidente sur les interactions complexes entre le règne animal et le règne végétal, entre le réchauffement estival et la luxuriance de la nature. Comment des cigales parviennent-elles à survivre - et à prospérer - à des températures allant jusqu'à plus de 46° C ? Les oiseaux mouches savent-ils à quoi ils seront confrontés avant d'entreprendre leur migration vers le Golfe du Mexique ? Pourquoi certains arbres cessent-ils de grandir alors qu'ils disposent encore d'une période de trois mois de temps chaud ? Avec un sens de l'émerveillement et une compétence incomparable, Heinrich étudie une centaine de questions de ce type. On comprend aisément que Heinrich soit considéré aux Etats-Unis comme le digne successeur de Thoreau, parmi les écrivains américains contemporains de la nature.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -
La Terre et les rêveries de la volonté. Essai sur l'imagination de la matière
Bachelard GastonGaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 €
De la même catégorie
-
Barroco bordello
Clermont ThierryRésumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -
Le cercle des hommes
Manoukian PascalL'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
En finir avec Eddy Bellegueule
Louis EdouardBiographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 € -
Les cigognes sont immortelles
Mabanckou AlainRésumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 €







