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Dix d'épées
Picard Dominique
AU PONT 9
17,00 €
Épuisé
EAN :9791096310920
Justine ne parle pas, elle court. Dans le petit village où elle a échoué avec Christian, tout le monde sait cela, et s'en accommode plus ou moins, c'est selon. D'ailleurs, à Nauville, près de M. , dans l'est de la France, du moins on le devine, la vie du village s'est un peu fracassée, une histoire d'association et de politique locale. Alors on ne parle plus trop non plus. Il faudra une mort brutale et inattendue, comme le prédit l'arcane Dix d'épées du tarot, pour que les bouches se rouvrent, à l'initiative d'un localier intrigué qui trouvait que "le village ne se réveillait pas de l'hiver comme d'habitude" . Un texte étrange, entre document et fiction mais ni l'un ni l'autre, tout en silences, associations, retours en arrière, la petite musique d'une basse continue qui nous dit la solitude, la difficulté à communiquer : un texte écrit comme on pense quand on court. Dominique Picard est une mathématicienne française spécialiste de statistique mathématique.
A l'heure des " incivilités ", l'ensemble des codes sociaux que l'on appelle communément la " politesse " ou " le savoir-vivre " sont parfois jugés arbitraires, dépassés, voire ridicules ou inutiles. En réalité, la politesse est aux relations sociales ce que la grammaire est à la langue : un système de règles codifiées dont on peut établir la structure et la logique de fonctionnement ; comme la langue permet des expressions infinies, elle sous-tend les conduites individuelles, champ de la spontanéité et de l'invention personnelle. Elle permet à chacun de trouver sa place et de faire bonne figure devant les autres. En comprenant le sens des rituels sociaux, cet ouvrage appréhende les fondements de ce que l'on appelle le " lien social ", l'" appartenance culturelle " ou la " citoyenneté ".
Le conflit est inhérent aux rapports humains. Il fait partie des formes "normales" de la relation au même titre que la "bonne entente", la coopération ou l évitement. Et beaucoup de facteurs y mènent: la divergence d intérêts, de points de vue ou d opinions; la défense identitaire, territoriale ou éthique; le désir de pouvoir, de possession ou de domination...Cependant, tout en étant normal et même utile, le conflit fait peur et on a souvent tendance à le fuir. La raison en est qu il génère des sentiments négatifs: anxiété, colère, violence, peur du rejet, de la rupture de la relation... À l inverse, certains s installent durablement dans le conflit. Car une fois déclenché, un conflit a tendance à s auto-entretenir. En jetant les bases d une psychosociologie du conflit, cet ouvrage propose de définir cette notion, de comprendre les enjeux du conflit, son processus et ses modalités. Au-delà de la mécanique générale du conflit, les auteurs analysent les particularités des conflits qui apparaissent dans la sphère professionnelle. Biographie de l'auteur Dominique picard est professeur de psychologie sociale à l'université Paris XIII. Elle est notamment l'auteur, dans la collection "Que sais-je?" Politesse Savoir-Vivre et relations sociales (n°3380). Edmond Marc est professeur émérite de psychologie à l'Université Paris X. Ils ont signé plusieurs ouvrages ensemble, dont un Petit traité des conflits ordinaires (Seuil, 2006).
Le savoir-vivre n'est pas une notion désuète. D'abord parce que ses règles sont toujours en usage, même si elles évoluent. Et puis, si aujourd'hui on se plaint autant de l'"incivilité", c'est bien parce que la "civilité" reste un besoin fondamental. L'incivilité, c'est la méconnaissance, la négation et le rejet de l'autre. La politesse, elle, repose sur le respect, la reconnaissance et la réciprocité. Ensemble, ces valeurs essentielles constituent un système cohérent, qui facilite le contact et régule les relations sociales. Au-delà des variations culturelles, c'est ce système qu'on retrouve dans toutes les civilisations. En saisir les logiques, c'est comprendre la nature des liens qui nous relient aux autres; c'est devenir acteurs de notre convivialité; et c'est aussi se doter d'une clé pour accepter les différences et savoir vivre ensemble. Dans un style alerte et vivant, Dominique Picard met en perspective une analyse rigoureuse des codes du savoir-vivre avec l'observation de situations vécues prises dans la vie quotidienne. Elle en dégage les significations plurielles. Elle apporte ainsi une réponse approfondie et convaincante à la question: pourquoi la politesse?
Résumé : Le savoir-vivre existe dans toutes les cultures et à toutes les époques. A l'heure des " incivilités ", la politesse reste une valeur phare dans les sondages. Preuve s'il en est de son utilité et de son actualité. Elle ne se réduit pas à une suite de prescriptions. Système de valeurs fondé sur le respect, la reconnaissance et la réciprocité, elle permet à chacun de trouver sa place, de défendre son image et de construire son identité. Code de conduite, elle régule les contacts sociaux dans l'espace privé comme dans la vie professionnelle, avec ses proches comme avec les inconnus. Connaître les enjeux et les fonctions de la politesse, c'est comprendre ce qui fonde le lien social et la convivialité. C'est aussi savoir mieux vivre ensemble.
A l'ombre de la guerre Dominique Moaty Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore. Pour les enfants, c'est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu'on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l'ours en peluche. Pour la petite, c'est plus compliqué, elle est en charge : c'est l'aînée des filles, il faut qu'elle s'occupe des petits, on lui a appris à servir. Ni larmes ni plaintes : il s'agirait bien de se plaindre, alors qu'il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c'est qu'elle aimerait bien comprendre. Revoir l'enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c'est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd'hui, avec ce qu'on découvre, ce qu'on comprend, ce qu'on entrevoit. Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ? Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l'ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses oeuvres contemporaines. Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.
Fuchs Edith - Houzel Christian - Lévy Robert - Mal
Le capitalisme est-il la fin de l'histoire ? Edith Fuchs, Christian Houzel, Robert Lévy, Justine Malle, Christiane Ménasseyre, Anne Raymond, Hélène Raymond-Feingold, Philippe Renou, Xavier F. Renou, Hadi Rizk, Antoine Roullé, Jean-Jacques Szczeciniarz, André Tosel, Martine Verlhac Comment sortir du désespoir de masse ? Depuis la fin de la guerre froide, le capitalisme est partout, avec ses gagnants et ses perdants (parfois les gagnants d'hier), avec sa violence essentielle, ses ravages sociaux et ses destructions des fragiles équilibres écologiques. Mais est-ce pour toujours ? Pour en contester la légitimité il faut d'abord le penser, s'il est vrai que sa puissance repose d'abord sur le consentement que des milliards d'humains lui accordent. Que l'on veuille le réguler ou en sortir, quelle place donner à l'économie de marché ? Et dans celle-ci quelle place aux pratiques anciennes ou nouvelles de solidarité, depuis le patrimoine restant de solidarité ouvrière jusqu'aux formes diverses d'économie sociale et solidaire, depuis le retour à une agriculture émancipée du productivisme jusqu'aux innovations technologiques prometteuses ? S'il y a toujours un peuple de Gauche, cette Gauche, qui rêve d'unité et crève de ses divisions, doit regarder en face au moins quatre de ses croix : le bilan du soviétisme (à distance du déni-exécration et de la nostalgie crispée) ; la question du nucléaire (et d'une politique énergétique ouverte aux énergies nouvelles) ; l'Europe (potentiel lieu de souveraineté enfin adéquat pour faire antidote aux souverainismes et au social-libéralisme) ; la laïcité (principes communs assurés et libres désaccords). Il ne s'agit pas là de la dernière analyse prétendant dévoiler la vérité, mais d'un appel au travail, c'est-à-dire à la confrontation des raisons. Pour faire renaître l'esprit des Lumières. Et redonner corps à l'espoir. Philosophes ou intellectuels de diverses spécialités, les auteurs se sont retrouvés dans la conviction que face à la dureté de l'état du monde et aux divisions visibles ou cachées qui grèvent les forces de Gauche, il importe de joindre présence dans les luttes et détours théoriques, de mettre de la théorie dans les luttes pour les faire gagner en justesse et en efficacité. Et ils engagent ici les premiers pas de cette entreprise.
Cette infortune Maxime Cochard C'est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés. Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu'on préfère les garçons, il y a d'abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s'offrent à vous aider. Alors c'est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d'argent et de pouvoir. Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d'Opéra, le petit frère qu'on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit... Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l'Assemblée Nationale. "Cette infortune " est son premier roman.
J'ai écrit ces textes au cours des années 90 à 2000 pendant les récréations, ces moments de pause ponctuant les périodes de travail. Ils sont classés dans cinq rubriques en écho à un surnom de mon enfance : Jean qui rit, Jean qui pleure. Entre fantaisie et sérieux de l'enfance, j'évoque le temps réfléchi d'évènements quotidiens qui m'ont touché.