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Cette infortune
Cochard Maxime
AU PONT 9
21,20 €
Épuisé
EAN :9791096310050
Cette infortune Maxime Cochard C'est urgent, il faut quitter Roche-Rousse, son avenue du 18-Juin, ses loubards qui tiennent les murs, ses parents trop attentionnés. Bien, mais comment ? Quand on est jeune, séduisant et qu'on préfère les garçons, il y a d'abord Internet, et tous les HotLover914, un peu vieux, un peu timides, qui s'offrent à vous aider. Alors c'est Paris, ses belles avenues, la grande vie, les galeries du Marais. Mais on a beau se donner, il faut aller toujours plus haut, vers les sommets et leurs promesses d'argent et de pouvoir. Et dans les virages de cette course surgissent Lila, les étudiants croisés un soir d'Opéra, le petit frère qu'on a abandonné, et cette soif de justice qui grandit... Maxime Cochard a 32 ans. Militant politique, il a travaillé pendant six ans à l'Assemblée Nationale. "Cette infortune " est son premier roman.
Raymond Radiguet, incroyable météore des lettres françaises, est mort dans la stupeur générale il y a désormais un peu plus d'un siècle. Il venait à peine, âgé de vingt ans, de rencontrer un succès fulgurant avec Le Diable au corps. Un pavé dans la marre littéraire qui a scandalisé et captivé non seulement le public, mais aussi toutes les plumes de l'entre-deux-guerres. Les plus grands auteurs de l'époque se déchirent sur ce chef d'oeuvre qui raconte avec une audace ahurissante la relation amoureuse entre un adolescent et la femme d'un soldat parti au front en 1914. Radiguet récidive quelques mois plus tard, juste avant d'être emporté par la fièvre typhoïde, avec Le Bal du comte d'Orgel, miracle de délicatesse, histoire bouleversante d'un amour dans la haute société. Le centenaire de la disparition de Raymond Radiguet est l'occasion de (re)lire et de faire (re)lire le Diable et le Bal, oeuvres d'un écrivain à nul autre pareil ici présentées dans une seule édition. Préface de Maxime Cochard
20 des plus grands récits de la mythologie grecque et latine, d'Ulysse à Hercule en passant par Prométhée, Orphée ou Pan. 20 illustrations pour s'émerveiller et 20 musiques choisies: Purcell, Debussy, Beethoven, Marais, Ravel, Britten, Rameau...
Depuis le début des années 2000, nombres d'ouvrages, d'articles ou de numéros de revues se sont proposés d'ériger "la pornographie" en objet d'étude proprement théorique, et de l'appréhender, au sens large, comme un "fait anthropologique" . La pornographie a ainsi été érigée en objet/sujet du discours des sciences humaines et sociales, et située au croisement d'une série d'évolutions indissociablement sociales, économiques et technologiques. Ceci explique et justifie qu'elle ait été élevée au rang de paradigme - ce dont témoigne de manière exemplaire l'émergence des Porn studies et leur large diffusion dans le champ académique. C'est à l'exploration de ce paradigme que cet ouvrage est consacré, en s'attachant, d'une part, à la question du rapport entre les "phénomènes érotiques" et les "objets pornographiques" , et, d'autre part, au problème que constitue le lien intrinsèque entre une industrie pornographique qu'on prétend ou espère à termes émancipatrice pour les sujets désirants, et le néo-capitalisme dont l'hégémonie économique et culturelle tient précisément à sa manière d'investir et de maîtriser le désir.
Si un seul livre devait mériter l'appellation de " bijou noir ", c'est bien A vau-l'eau de Joris-Karl Huysmans (1848-1907). Monsieur Folantin est un célibataire parisien. Sa recherche d'une pitance convenable le fait sans cesse alterner entre le regret de n'être pas en ménage et la confirmation que son sort de vieux garçon est le seul supportable. Velléitaire, cet "Ulysse des gargotes" (Maupassant) est confronté à toutes sortes d'échecs grands et minuscules. A vau-l'eau est un joyau drôle et pessimiste écrit juste avant le coup d'éclat de Joris-Karl Huysmans, A rebours. Cette édition comprend également deux courts récits, Les habitués de café et Le coiffeur.
Quatre dates, de 1943 à 2014, comme quatre signets dans le roman national. Deux femmes qui traversent le Haut-Jura à pied, un gamin qui se libère grâce à l'école, un autre qui échappe à une maladie aussi cruelle qu'inconnue, des braves gens qui partent en vacances : quatre histoires simples, mais qui se déroulent à des moments de bascule de l'histoire de France : la bataille de Stalingrad, la fin de la guerre d'Algérie, le début de la crise économique, la fin des illusions de la gauche au pouvoir. Et toujours les mêmes questions : que savons-nous de nous et des autres, comment survivre dans cette violence qui nous hante, dans celle que nous inflige ce monde absurde ? Pour commencer, se souvenir des belles choses : la marche qui porte nos corps vers de nouveaux ailleurs, l'espoir qui toujours porte nos âmes. Les petits soldats de l'enfance, le rire des femmes sur le chemin, le plaisir de faire la route ensemble. Et par dessus tout, Homère, qui nous chante le destin de l'homme et sait nous le rendre supportable. Des histoires qui se répondent, s'entrelacent ou s'ignorent, et qui finissent par nous dire, à petits pas, ce que nous sommes : c'est bien d'une odyssée moderne qu'il s'agit ici. Poète, éditeur, Jean-Michel Platier a écrit ces quatre textes dans l'urgence, par besoin. Puis il s'est rendu compte qu'assemblés, ils formaient une histoire. La sienne, peut-être. Assurément, la nôtre. Jean-Michel Platier a fondé en 1995 les éditions Bérénice, où il a publié de très nombreux poètes contemporains. Vacance est son premier roman.
Je vais déplier le drap qui commence par demain, nous dit Emmanuelle Sordet dans son premier livre. Livre où alternent contes rimbaldiens, aphorismes, élégies rilkéennes, odes et chants - comme autant de fragments d'une méditation toujours recommencée, au prisme d'une écriture dense et souple, précise et sinueuse, cruelle et fluide, le murmure très doux d'une guitare inassouvie. Dans ces pages brûlées de soleil, des ombres passent, furtives. Présences lucides, compagnons secrets, elles accompagnent notre courage et nos hésitations. Elles nous murmurent de lever les yeux, de regarder les paysages sans mémoire auxquels nous donnons sens. Mais si l'Histoire nous roule de vagues de sang en disparitions - amis déchiquetés, cités rasées, civilisations détruites, enfants engloutis -, si nous nous levons chaque jour Ulysse oublieux, pourquoi donner voix au poème ? Si jamais. S'il était encore possible de croire et d'accepter, nous regretterions d'avoir laissé s'éteindre le pouvoir heureux de la lumière et se taire la musique. Nous devons prendre le risque du poème, de sa démesure. "Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes" , nous prévient Rimbaud dans Une saison en Enfer. De ce combat, le recueil d'Emmanuelle Sordet porte témoignage. "Un livre qui passe de l'immédiat au lointain, de l'intime au collectif, qui les mêle avec le plus grand naturel, et c'est si rare qu'il faut y insister". Pierre Dhainaut (préface)
Eduardo Jozami 2922 jours... soit plus de huit ans dans les prisons de la dictature argentine. Qu'est-ce qui peut pousser Eduardo Jozami, trente-cinq ans après, à répéter ici ce qu'il a dit aux juges argentins chargés du procès de ses tortionnaires ? Une promesse. "Depuis mon premier jour de détention, j'ai su que ce texte serait écrit. Je puis dire, sans exagérer, que je vivais tout ce qui m'arrivait comme un élément d'un futur livre que cependant j'avais, au début, du mal à imaginer". La littérature, parfois seulement, nous sauve, et Eduardo Jozami se devait, par fidélité à cette promesse de livre qui l'a maintenu en vie pendant 8 ans, de lui donner vie à son tour. "2922 jours" est le voyage intérieur d'un enfermé. La description clinique, sans pathos ni complaisance, de ce qui se passe dans la tête de ceux qui, hier comme aujourd'hui, doivent vivre sous la menace quotidienne de l'assassinat, et pire encore, de la disparition. La littérature, parfois, nous sauve, mais elle survit, toujours, à l'horreur.
Dans son neuvième recueil, Pierre Maubé donne à toucher, dans la douleur et la douceur du quotidien, un peu du pelage de l'ours, on y devine les parfums des sous-bois de l'enfance et les blessures de l'âge adulte. Stances, élégies, invectives, proses poétiques, sonnets, poèmes courts, poèmes longs, vers libres ou réguliers, regrets, hommages, confi dences, mensonges, rêveries, aveux : pas une page ici ne ressemble à la précédente, on n'y retrouverait pas ses oursons et pourtant l'on y devine un ordre mystérieux qui a le charme du fouillis et les sortilèges des retours à la maison natale. Comme nous le confie son préfacier, le Toulousain Michel Baglin, la poésie de Pierre Maubé est riche de ces moments pleins, de ces sèves goûteuses, de ces vertiges du vivant, alliés à un souci constant de lucidité. Autobiographie de tout le monde, s'intitule l'un des ensembles de poèmes. En effet, page après page, se révèle une intimité qui fait écho à la nôtre. Chacun de nous pourra s'y reconnaître. Né en 1962, Pierre Maubé vit actuellement en Haute-Garonne. Il est membre des comités de rédaction des revues ARPA (Clermont-Ferrand) et Place de la Sorbonne (Paris). Il anime le blog Poésiemaintenant.