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Eidôlon N° 105 : L'Ennui
Peylet Gérard
PU BORDEAUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9791091052054
L'ennui est une notion clé dans la littérature de la deuxième moitié du XIXe siècle, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas chercher l'expression de l'ennui avant ou après cette période. Si le passage de la mélancolie romantique à l'ennui fin de siècle représente en effet une évolution historique essentielle pour la compréhension de l'ennui au XIXe siècle, il nous a semblé aussi important d'étudier dans ce livre l'ennui en dehors de ce contexte historique exceptionnel. Il était nécessaire de distinguer un phénomène de mode, une attitude, d'une souffrance existentielle ou d'un ennui d'essence pascalienne. Il nous a semblé indispensable également de distinguer l'ennui de la mélancolie à laquelle nous avions déjà consacré un volume dans cette collection. Mélancolie et ennui ont un lien avec le vide, le vide ressenti au présent. Mais dans l'ennui, ce vide est une sorte d'atonie, d'état qui s'étale, sans relief. L'ennui, c'est la résignation au vide, à la monotonie, c'est l'impuissance à ouvrir une faille, une brèche dans cet état monocorde. Pour définir l'expérience de l'ennui, quelle que soit l'époque envisagée, ne faut-il pas partir du rapport de l'homme au temps ? L'ennui, c'est le sentiment de l'éternelle permanence. Nul futur n'est à venir, rien n'adviendra jamais à un présent qui se répète. Ce temps mort est le temps de l'ennui. La vie ne peut plus être sentie que comme déception, répétition, absence, non-être. Ce n'est plus l'objet qui déçoit le sujet, c'est le sujet qui se déçoit lui-même. L'expérience de l'ennui relève d'une sorte d'incapacité originelle à être affecté. C'est le désir lui-même qui disparaît avec tout ce que cela implique de suspension des sens et disparition de ce qui reste fondamental dans la Mélancolie : la nostalgie.
Les Petites histoires à la campagne racontent des rencontres imprévues entre les héros et un animal. Le lien qui se crée immédiatement révèle la force de l'attachement réciproque narré avec délicatesse. L'amour de la nature et l'amitié sont les thèmes privilégiés de ces histoires émouvantes destinées à un jeune public curieux de découvrir le monde.
Ces lectures de l'imaginaire sandien se veulent l'image d'une oeuvre plurielle qui a su conserver dans sa diversité une grande unité. C'est pourquoi nous avons choisi de les regrouper autour de quelques points synthétiques qui renvoient tous à cette double problématique : l'ouverture et la médiation. De nombreuses images, de nombreux thèmes, de nombreuses figures expriment fréquemment dans l'oeuvre ces deux axes : la frontière, la voix et la musique, l'éducation, les rapports entre l'archaïque et la modernité, la pudeur et l'impudeur, le repli et l'ouverture. L'ouverture, nous la retrouvons aussi bien dans la représentation de l'espace que dans celle du temps, nous la retrouvons dans la psychologie des personnages en quête d'une transformation, nous la retrouvons enfin dans de multiples thèmes comme le voyage ou la musique. La médiation n'est pas moins sollicitée par l'imaginaire sandien, car l'ouverture elle-même s'inscrit souvent dans une situation d'échange, de communication. La générosité est la clé de la sensibilité et de la pensée sandienne, une sensibilité et une pensée mobiles, qui concilient les besoins du repli et de l'ouverture dans un souci naturel d'unité et d'équilibre. L'ouverture et la médiation nous paraissent structurer en profondeur un imaginaire qui semble céder naturellement aux sollicitations synthétiques en tissant avec souplesse des liens entre les éléments opposés. La vision du monde sandienne englobe, sans artifice, tous les contraires, car l'imaginaire sandien est d'abord le lieu du relationnel, du dialogue et de l'échange.
Qu'en est il donc aujourd'hui de l'édition littéraire ? Quels sont ses enjeux ? ses soucis ? Quelles sont ses perspectives ? Ce sont là quelques-unes des questions posées à Michel Tournier, Jean Jacques Pauvert, Maurice Nadeau, Paul Otchokovsky-Laurens, Irène Lindon, Raphaël Sorin, Gérard Bobillier et Georges Monti. Pour connaître enfin l'envers du décor éditorial. Pour savoir comment se prépare la rentrée littéraire. Comment se dirige une maison d'édition, un ¦il sur les manuscrits, l'autre sur les comptes d'exploitation... À ces entretiens, inédits, riches d'anecdotes et d'enseignements, ont été ajoutées une étude sur le comité de lecture chez Gallimard, une autre sur le département littéraire des Éditions du Seuil (à partir d'une plongée dans les archives de la maison), de même qu'une réflexion sur les problèmes de la librairie aujourd'hui.
Pour le notaire, la déontologie fonde aussi sûrement sa fonction que les dispositions juridiques qui la décrivent. Elle en est la justification comme la conséquence. Son respect, également partagé, est le ciment de la confraternité et par là même de l'union de la profession. Sa promotion assure au citoyen la solidité comme l'équilibre du contrat établi ou du conseil prodigué par l'étude. Sa description permet à chaque notaire ou à celui qui aspire à le devenir, de confronter à tout instant son action aux principes qui doivent la guider. C'est assez dire l'importance de l'ouvrage de référence de notre confrère Gilles Rouzet, enseignant à la Faculté de droit de Bordeaux, qui en propose aujourd'hui une nouvelle édition aux étudiants comme à tous les notaires. Le lecteur ne pourra qu'être sensible à l'exceptionnelle qualité du travail accompli, et la profession toute entière y puisera un puissant motif de confiance. (Hubert Gence, Président honoraire du Conseil supérieur du notariat.)
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.