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Le musée imaginaire de George Sand
Peylet Gérard
NIZET
37,00 €
Épuisé
EAN :9782707812773
Ces lectures de l'imaginaire sandien se veulent l'image d'une oeuvre plurielle qui a su conserver dans sa diversité une grande unité. C'est pourquoi nous avons choisi de les regrouper autour de quelques points synthétiques qui renvoient tous à cette double problématique : l'ouverture et la médiation. De nombreuses images, de nombreux thèmes, de nombreuses figures expriment fréquemment dans l'oeuvre ces deux axes : la frontière, la voix et la musique, l'éducation, les rapports entre l'archaïque et la modernité, la pudeur et l'impudeur, le repli et l'ouverture. L'ouverture, nous la retrouvons aussi bien dans la représentation de l'espace que dans celle du temps, nous la retrouvons dans la psychologie des personnages en quête d'une transformation, nous la retrouvons enfin dans de multiples thèmes comme le voyage ou la musique. La médiation n'est pas moins sollicitée par l'imaginaire sandien, car l'ouverture elle-même s'inscrit souvent dans une situation d'échange, de communication. La générosité est la clé de la sensibilité et de la pensée sandienne, une sensibilité et une pensée mobiles, qui concilient les besoins du repli et de l'ouverture dans un souci naturel d'unité et d'équilibre. L'ouverture et la médiation nous paraissent structurer en profondeur un imaginaire qui semble céder naturellement aux sollicitations synthétiques en tissant avec souplesse des liens entre les éléments opposés. La vision du monde sandienne englobe, sans artifice, tous les contraires, car l'imaginaire sandien est d'abord le lieu du relationnel, du dialogue et de l'échange.
L'utopie naît en 1516, quand Thomas More moule dans une forme nouvelle des traditions aussi diverses que la doctrine politique de Platon, la satire de Lucien, le monde à l'envers, les mythes de l'âge d'or et du paradis terrestre, l'idéal monastique et les récits du Nouveau Monde. Si, au coeur du genre, fondamentalement hybride dès ses origines, se trouve toujours l'image concrète et détaillée d'une société radicalement différente et s'affirmant meilleure que toutes les autres, le sens du projet utopique n'est pourtant jamais donné, mais ardemment débattu, critiqué, brouillé ou renversé. C'est ainsi que l'utopie prend tour à tour l'allure d'un dialogue, d'une satire, d'une allégorie, d'un récit de voyage, d'un roman d'aventure ou d'une science-fiction et change, au cours de son histoire, de forme et de sens comme un caméléon. Le parcours que proposent les contributions du volume va de Sénèque aux derniers avatars de l'utopie contre-utopique du corps technologiquement perfectionné, en passant par le royaume des Amazones, la ville idéale de la Renaissance, le meilleur des mondes possibles de Voltaire, les dystopies du XXe siècle et l'utopisme de la science-fiction. A l'idée reçue d'un passage linéaire de l'utopie traditionnelle à l'anti-utopie moderne s'opposent les méandres d'un discours qui situe l'utopie, depuis toujours, dans un tiers espace entre l'eutopie et la dystopie. Hommage à Claude-Gilbert Dubois et à son lointain essai sur les Problèmes de l'utopie, ce volume rappelle que le genre utopique "obéit à une esthétique de la distanciation beaucoup plus qu'à une esthétique de l'illusion".
Ce livre se présente comme un prolongement, en particulier sur le plan littéraire et philosophique, de la très belle exposition organisée au Grand Palais qui a donné lieu en 2005 à un volume, publié chez Gallimard sous la direction de Jean Clair: Mélancolie, génie et folie en Occident. De l'antiquité au XVIIIe siècle, on a longtemps considéré la mélancolie comme une tristesse prolongée qui provenait d'une humeur corrompue. Dès le départ, avec la thèse humorale de la mélancolie, une humeur naturelle du corps engendre des représentations imaginaires: la bile noire a partie liée avec la nuit, la mort, un poison, un feu sombre, une matière lourde qui enténèbre l'esprit. Depuis la fin du XVIIIe, la mélancolie a fasciné les écrivains de la modernité. Dans ce chassé-croisé entre l'âme et le corps, le métaphysique et le physique, la mélancolie demeure le plus souvent insaisissable. On continue d'interroger la mélancolie pour savoir si sa souffrance est somatique ou psychologique. Vue de l'extérieur, la mélancolie pourrait être une pathologie, vue de l'intérieur, c'est une façon d'appréhender et d'habiter le monde. La création littéraire est a priori peu compatible avec l'état de mélancolie caractérisé par l'apathie, l'ennui, l'inaction. Rendre compte par l'écriture de la mélancolie n'est-ce pas la surmonter, la détourner, la convertir en énergie littéraire ? Mais ce faisant la mélancolie ne finit-elle pas par être un "état littéraire" ?.
Le mythe d'Ounamir est un récit amazigh maghrébin, de tradition orale, qui continue à exercer une grande fascination sur son public, et revêt, jusqu'à aujourd'hui, une sacralité certaine chez un bon nombre de ses conteurs. Sa permanence est due non seulement à son parcours dans le passé mais également à ses métamorphoses dans de nouvelles productions. Ses métamorphoses ne signifient pas qu'il meurt, elles sont au contraire la condition de sa survie. L'enjeu essentiel de cet ouvrage est de rendre sensible ce travail génésique de la production et de la réception du mythe qui enrichit son univers imaginaire. Il incarne les préoccupations, inquiétudes et angoisses d'un individu tout autant que celui de toute une culture qui commence à reformuler et reconstruire son imaginaire autour de son identité, son histoire et ses spécificités. Si le mythe d'Ounamir s'est prêté à toutes ces significations, c'est parce qu'il est devenu l'expression d'une conscience collective ou le producteur d'une forme de conscience au sein d'un débat continu et brûlant de par ses interrogations pressantes et vivantes posées à la société amazighe moderne, au sujet amazigh, marocain et maghrébin... En étant un palimpseste, un lieu vide, offert toujours à la signification, le mythe d'Ounamir a appelé à des entreprises consistant à le compléter, l'interpréter, participer à l'édification de ses sens et à véhiculer de nouvelles interrogations. Pour suivre ce mouvement palimpsestueux du mythe, une lecture palimpsestueuse s'avérait nécessaire pour rendre compte de sa dynamique, de sa pluralité et de son ouverture.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.