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Eidôlon N° 110 : L'utopie entre eutopie et dystopie. En hommage à Claude-Gilbert Dubois
Kuon Peter ; Peylet Gérard
PU BORDEAUX
23,00 €
Épuisé
EAN :9791091052108
L'utopie naît en 1516, quand Thomas More moule dans une forme nouvelle des traditions aussi diverses que la doctrine politique de Platon, la satire de Lucien, le monde à l'envers, les mythes de l'âge d'or et du paradis terrestre, l'idéal monastique et les récits du Nouveau Monde. Si, au coeur du genre, fondamentalement hybride dès ses origines, se trouve toujours l'image concrète et détaillée d'une société radicalement différente et s'affirmant meilleure que toutes les autres, le sens du projet utopique n'est pourtant jamais donné, mais ardemment débattu, critiqué, brouillé ou renversé. C'est ainsi que l'utopie prend tour à tour l'allure d'un dialogue, d'une satire, d'une allégorie, d'un récit de voyage, d'un roman d'aventure ou d'une science-fiction et change, au cours de son histoire, de forme et de sens comme un caméléon. Le parcours que proposent les contributions du volume va de Sénèque aux derniers avatars de l'utopie contre-utopique du corps technologiquement perfectionné, en passant par le royaume des Amazones, la ville idéale de la Renaissance, le meilleur des mondes possibles de Voltaire, les dystopies du XXe siècle et l'utopisme de la science-fiction. A l'idée reçue d'un passage linéaire de l'utopie traditionnelle à l'anti-utopie moderne s'opposent les méandres d'un discours qui situe l'utopie, depuis toujours, dans un tiers espace entre l'eutopie et la dystopie. Hommage à Claude-Gilbert Dubois et à son lointain essai sur les Problèmes de l'utopie, ce volume rappelle que le genre utopique "obéit à une esthétique de la distanciation beaucoup plus qu'à une esthétique de l'illusion".
Une étude culturelle des concepts et des modes de représentation du monstrueux ne saurait faire abstraction des rapports étroits que celui-ci, en tant qu'altérité, entretient avec ce qui fonde l'identité : l'humain. L'interdépendance et la complémentarité de ces deux notions (aussi bien, des idées et des images qu'elles engendrent) ouvrent une perspective sur plusieurs domaines culturels : celui de l'épistèmé et des ordres discursifs, celui de la différence, mais aussi de l'analogie de phénomènes, en apparence, incompatibles, et celui, enfin, de la fascination esthétique que suscite le monstrueux au moment de son imagination et de sa manifestation, notamment dans la littérature et les arts, de l'Antiquité à l'extrême contemporain. Loin d'être de simples images de l'autre, les représentations du monstrueux nous parlent de l'humain : elles incitent à réfléchir sur ce qui est notre essence, elles éclairent les zones d'ombre qui se cachent en nous ou dans la société et démasquent les discours humanistes bon marché. L'art et la littérature nous tendent le monstrueux comme un miroir déformant : c'est, non pas en fuyant, mais en soutenant le regard de Méduse que nous apprenons, dans la fascination et dans l'épouvante, à mieux nous connaître.
Une même notion originale (le jugement), prise dans tous ses sens possibles (pas seulement de goût), est déclinée selon les trois approches du titre : le jugement comme art, le jugement dans les arts, le jugement sur les arts, du Moyen Age à nos jours. Ce volume, issu du projet quadriennal HRSM The Exercise of Judgment in the Early Modern Period, financé par le Ministère autrichien de l'Education, de la Science et de la Recherche, se propose d'étudier l'impact de la notion de " jugement " sur le champ des arts (dont, bien sûr, l'art d'écrire) dans un arc de temps allant du Moyen Age à nos jours. Dans la tradition rhétorique, le iudicium regarde la faculté de l'orateur d'évaluer une situation donnée et de s'y adapter pour convaincre ou agir avec succès. L'acception du terme couvre, d'un côté, la capacité de (bien) juger comme qualité de l'esprit et, de l'autre, l'exercice de cette faculté intellectuelle comme action portant à un résultat. Cette catégorie, issue à l'origine de la sphère du droit, change d'aspect au début de l'époque moderne, c'est-à-dire au moment où, dans un nouveau régime épistémique, se pose le problème de l'autorité de celui qui exerce sa capacité de juger. Avec l'établissement des sciences, le jugement se réduit à un jugement pur, exempt de toute passion et fondé sur la raison, qui tend à se libérer de l'autorité de l'Eglise, vicaire de Dieu. En même temps, à l'opposé des scientifiques et des experts qui jugent au nom de la raison, les particuliers s'arrogent le droit de se prononcer sur toutes sortes de sujets librement choisies et d'envahir, par la libre pratique du bon sens, la sphère publique. Cet exercice du jugement a fini par devenir un droit inaliénable, fondement des sociétés civiles modernes qui garantissent à tous les citoyens la liberté d'opinion et d'expression. Pour une étude de l'exercice du jugement, le champ artistique présente un terrain particulièrement fécond, parce qu'il invite à adopter une double perspective, en distinguant le jugement dans l'art du jugement sur l'art, même si l'un est lié à l'autre de bien des façons. D'une part, les auteurs du volume demandent comment le jugement est représenté à travers l'ensemble des textes et des images, de l'autre, ils interrogent l'application du jugement dit de goût aux oeuvres concernées dans l'histoire. L'intérêt porte moins sur les théories du jugement esthétique, qui ont leur point de fuite dans la Critique du jugement de Kant, qu'à ses diverses pratiques dans les domaines de la littérature et des arts. Enfin, on voit émerger de certaines de ces pratiques un art spécifique, un véritable art du jugement lui-même.
Une adhésion complète au bouddhisme nécessite une faculté intellectuelle très orientée philosophique et scientifique. Le bouddhisme est la philosophie et la science par excellence. Afin d'en être convaincu, il suffit de se référer aux paroles d'Albert Einstein, éminent philosophe et scientifique du vingtième siècle. Pour Einstein : "La religion du futur sera une religion cosmique. Elle doit transcender le Dieu personnel et éviter le dogme et la théologie. Couvrant à la fois le naturel et le spirituel, elle devrait être basée sur un sens religieux découlant de l'expérience de toutes les choses naturelles et spirituelles en tant qu'unité significative. Le bouddhisme correspond à cette description. S'il y a une religion qui pourrait répondre aux exigences de la science moderne, ce serait le bouddhisme?".
Résumé : Que faire des centaines et milliers de textes que nous ont légués les survivants des camps de concentration et d'extermination nationaux-socialistes ? Ces textes qui peuvent apparaître monotones et répétitifs, peu fiables aux dires des historiens, à l'écriture souvent maladroite de l'avis des littéraires. L'auteur propose un mode de lecture qui se met à l'écoute des revenants cherchant les mots pour dire une réalité insaisissable. En faisant dialoguer les textes au sujet d'une expérience commune (l'arrivée, la déshumanisation progressive, la découverte des ressorts de défense, la libération), il décèle dans les plis d'écritures inégales, entre le dit et le non-dit, la vérité subjective du témoignage, littéraire ou non.
Les tomes 1 et 2 sont structurés chacun en 14 leçons et contiennent environ 600 mots de base. Le tome 1 contient une vingtaine de pages introductives sur la langue coréenne indispensables à connaître. A la fin du chaque tome, se trouvent une dizaine de tableaux de référence en annexe ainsi qu'un répertoire de vocabulaire et un index de grammaire. Chaque leçon contient : dialogues, prononciation, grammaire, vocabulaire et expression, proverbe, exercices avec corrigé, traduction du français en coréen avec corrigé, lecture et compréhension, dictée, fascicule culturel, chanson et /ou poème. Le cahier d'exercices du tome 2 est constitué de 2 parties : des exercices liées à la leçon et des exercices de type TOPIK. Ce manuel est conçu spécialement pour les locuteurs francophones avec une approche axée sur la communication orale. Faciliter l'apprentissage et se révéler efficace dans la pratique, tel est son objectif sans pour autant négliger l'entraînement à la rédaction des phrases simples. Ce double aspect du manuel, oral et écrit, répond à l'attente de l'épreuve du Baccalauréat LV3 et du TOPIK niveau débutant, avec acquisition de quatre compétences de base : parler, écouter, lire, écrire. L'enregistrement audiovisuel des textes et leçons du manuel est accessible en ligne, par un simple " clic ", sur un blog régulièrement mise à jour par l'équipe pédagogique.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.