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Bien vivre et philosopher
Perrin Claude Stéphane
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343250571
Même si tout le réel n'est pas encore rationnel, la relation entre vivre et philosopher révèle que les plaisirs requis sont qualitativement divers et nombreux : banals, jouissifs, transgressifs, ludiques, joyeux... En fait, les plaisirs peuvent aussi être euphémisés par la satisfaction d'un bien-être commun, protecteur et ordinaire, nécessaire mais pas suffisant. Les plaisirs peuvent aussi être idéalisés dans un bonheur subjectif incertain, voire dans la joie suprême de la béatitude qui naît, chez Spinoza, d'une participation à l'éternelle nécessité de la Nature, en de brefs contacts sensibles et intellectuels avec elle. Enfin, la volonté de mieux vivre implique de commencer par philosopher en créant de sereines évidences provisoires, voire de joyeuses certitudes, et, surtout, l'intense félicité qui accompagne le triomphe de la nécessité sur l'aléatoire.
Fifi et Fanfan, deux amis d'enfance, s'engagent dans un dialogue profond et sincère sur la nature de l'amour. Si tout est lié, comme le soutient Fanfan, ne pourrait-on pas intensifier ces liens par l'amour ? Fifi, plus prudent, insiste sur la nécessité d'aimer avec raison et d'accepter la diversité des formes d'amour : celui que l'on éprouve pour la nature, la famille, les amis, ou même pour l'inconnu. Le récit, loin d'être une simple fiction, reflète des réalités vécues et interroge le réel sans le dénaturer. A travers ce dialogue, qui mêle amour, sagesse et philosophie, l'ouvrage propose une réflexion humaniste sur l'amour comme valeur universelle, ancrée dans le possible et le vraisemblable, loin des utopies.
C'est par-delà une méthode phénoménologique qui fait prévaloir la visibilité aux dépens de l'invisible que surgissent quelques lueurs philosophiques nées d'une intention consciente de voir (ou d'entendre) sans se fixer comme projet de maîtriser tout ce qui apparaît, mais en désirant trouver de multiples cohérences dans ce qui est dispersé. En effet chacune de ces lueurs est une promesse de nouvelles aurores qui ne demeurent jamais séparées de l'infinité obscure de la Nature, en empêchant de réduire l'invisible au visible, la sérénité silencieuse de la pensée aux seuls bruissements terrestres...
L'art de Cézanne exprime un vigoureux et exaltant désir de vérité qui le rattache à la nature. Il dépasse pour cela les données du monde en rapportant les forces obscures de la sensibilité aux lumières d'une logique aérienne et colorée qui exclut toute sophistication. Cette peinture a ainsi transfiguré les naissantes et confuses vibrations des choses en fonction des sensations colorantes et des structures du monde selon trois perspectives : d'abord d'une manière symbolique, chaque fragment s'ouvrant sur ce qui le dépasse ; ensuite esthétique, en unissant des profondeurs colorées et des surfaces organisées, mais également tendues vers des hauteurs ; et enfin métaphysique, en des vérités analogiques qui accompagnent les forces du désir vers quelques sublimations salutaires. Cézanne a ainsi effectué une montée spontanée de cette terre parfois laide vers quelques cimes transfigurées par sa raison et par son amour de la nature, notamment dans des peintures ouvertes sur l'infini.
D'un point de vue global, la réalité nous est donnée de trois manières enchevêtrées que nous pouvons cependant distinguer : physique, métaphysique et existentielle. C'est d'abord physiquement que nous apparaît le don des réalités naturelles, au sein desquelles, pour l'épistémologie de Bachelard, les déterminations rationnelles prévalent sur l'ambiguïté du réel. Mais c'est aussi dans une perspective métaphysique, comme chez Spinoza, que l'éternelle et infinie Nature donne un sens positif à toutes les réalités. Enfin, c'est au coeur de notre humanité que le don merveilleux du réel peut être dénaturé en l'interprétant, soit en le mêlant à des fictions parfois délirantes comme Nietzsche, soit en le pervertissant par des intentions criminelles comme le Marquis de Sade ou comme le font ignoblement des politiques totalitaires. A la jonction du fini et de l'infini, n'existerions-nous pas plutôt pour tenter de rendre un peu cohérente notre éphémère présence terrestre ? Ou bien, une métaphysique du devenir du réel ne pourrait-elle pas s'ouvrir sur une éthique soucieuse de reconnaître la valeur inaliénable de l'humanité, cette dernière s'épanouissant en chaque abandon de soi pour autrui ? Quoi qu'il en soit, l'évidente complexité du réel, qui produit les métamorphoses des devenirs multiples et variés de l'éternelle perfection de la Nature, requiert de commencer chaque recherche métaphysique par une prime épreuve de l'obscur, puis d'aimer le réel afin de s'y accorder rationnellement, même si, parfois, chaque accord pourra être malheureusement altéré par les écarts délirants de quelques actions intellectuelles ou sensibles.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.