Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'évaluation des politiques publiques. 3e édition
Perret Bernard
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707183385
L'évaluation des politiques publiques est au c?ur de toutes les réflexions sur la réforme de l'État. Mieux gérer l'argent public et rendre des comptes sur son utilisation sont des impératifs prégnants en période de rigueur budgétaire, dans une société où les exigences de transparence se font plus pressantes. Pour contribuer à l'amélioration de la gouvernance publique, l'évaluation ne peut se contenter de mesurer les coûts et les effets des politiques, elle doit viser aussi à en éclairer les enjeux, la logique et les mécanismes afin de permettre à tous d'en devenir les acteurs informés et responsables. Ce livre présente les principes méthodologiques et les principaux outils techniques de l'évaluation, il propose une histoire comparée des pratiques et une analyse de leurs effets observés et potentiels. L'évaluation est à la fois une activité scientifique et un ensemble de mécanismes institutionnels. Appréhender un tel objet suppose un va-et-vient permanent entre l'analyse politico-institutionnelle et la réflexion méthodologique, voire épistémologique.
L'objet de ce livre n'est pas de rappeler les périls qui nous menacent, mais de critiquer la rationalité qui les a produits, et qui nous rend si peu capables d'y faire face. Nous vivons en effet sous l'empire indiscuté de la raison économique, mais cette raison est tronquée: elle ignore les services que nous rend la nature et les droits des générations à venir. De quels modes de pensée, de quelles valeurs et règles sociales avons-nous donc besoin pour redonner sens à nos actions? L'auteur évoque les repères à mettre en place: principes éthiques et juridiques, incitations économiques, mesure de l'impact environnemental des activités et des décisions, intelligence du vivant, respect de la nature. Plaidoyer convaincant pour une conversion de la raison économique, ce manifeste libère l'écologie de son ghetto idéologique afin d'en faire la réoccupation de tous.
A quels changements devons-nous consentir pour affronter la crise écologique? Nos initiatives rappellent la "drôle de guerre", tant l'activisme bureaucratique masque une catastrophe imminente. Ce que nous appelons "croissance économique" est en effet fondé sur l'énergie à bon marché, l'accumulation d'objets matériels et la destruction de la nature. Si nous ne mettons pas fin nous-mêmes à cette fuite en avant, les lois physiques s'en chargeront. Le développement durable doit être au coeur de l'action collective. L'ampleur des menaces invite à revisiter les éléments fondateurs de notre système économique: propriété, valeur et bien-être. Pour produire nos conditions d'existence et sauvegarder le monde commun, nous devons de toute urgence nous comporter en copropriétaires responsables. Nous redonnerons alors à l'économie son premier sens, celui du verbe "économiser". Telle est la guerre qu'il faut mener: être plus performants tout en consommant moins. Une telle équation suppose un retour de l'Etat sur le devant de la scène. C'est à lui de fixer un cap aux acteurs économiques. Les solutions techniques (énergies nouvelles, écologie industrielle...) ne pourront nous tirer d'affaire que si nous subordonnons la logique marchande à la survie de l'humanité. L'économie de demain appelle une création de valeurs. A situation inédite, imaginaire nouveau. Biographie de l'auteur Bernard Perret, ancien élève de l'Ecole polytechnique, est ingénieur et socioéconomiste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels: L'économie contre la société (avec Guy Roustang; 1993); L'avenir du travail (1995); Les nouvelles frontières de l'argent (1999); De la société comme monde commun (2003) ou La logique de l'espérance (2005).
Résumé : Cet ouvrage est constitué de deux essais sur l'évolution de nos sociétés. Le premier est une discussion critique de la notion de capital social, et de son utilisation comme critère d'évaluation du développement des sociétés. Le second tente de formuler une théorie de l'action en société, structurée par les deux pôles complémentaires de l'agir instrumental et de l'agir constitutif. L'homme agit en effet toujours sur deux plans : au plan instrumental, pour atteindre des buts qu'il juge rationnels, et au plan " constitutif " pour construire symboliquement un monde où il pourra trouver sa place. L'idée de monde commun joue ainsi un rôle central dans l'ensemble de l'ouvrage et constitue le véritable trait d'union entre les deux essais. Aborder la question du lien social dans cette perspective, c'est souligner que sa dimension imaginaire n'est pas moins fondatrice que sa dimension utilitaire. Cet angle de vue permet de rompre avec l'individualisme méthodologique et débouche sur la critique d'une idéologie qui surestime la capacité des individus à recréer la société ex nihilo à partir de leurs propres relations. La société s'inscrit dès l'origine dans la relation de l'individu à une totalité sociale préexistante médiatisée par les institutions. Tout en assumant de réelles ambitions théoriques, ce livre se veut ainsi une intervention engagée dans le débat contemporain sur les recompositions du lien social.
Résumé : Le compromis entre capitalisme et démocratie sociale semble aujourd'hui lointain. D'un bout à l'autre de la planète, les mêmes tendances sont à l'?uvre : diminution du rôle économique de l'Etat, affaiblissement des syndicats, concurrence intensifiée, marché du travail déréglementé... Partout, le marché s'émancipe de la tutelle du politique et creuse de nouvelles inégalités entre les individus, les groupes sociaux, les pays et les continents. Encore n'est-ce que le côté le plus visible du triomphe du marché et de l'économie néo-libérale. L'argent, dont les nouvelles frontières sont le fil conducteur de ce livre, ne cesse de conquérir de nouveaux territoires, d'acquérir de nouvelles légitimités, de devenir la mesure de tout échange et de toute valeur. Les analyses de Bernard Perret ont d'abord une grande force explicative, car il montre les interactions entre la monétarisation de plus en plus étendue et des évolutions du politique, du social, de la vie familiale, scolaire, culturelle, sportive... Sans démagogie ni manichéisme, il formule une critique serrée de ce pouvoir démultiplié de l'argent, qui fait l'impasse sur une part importante du monde vécu des hommes. L'auteur en appelle à une économie qui valorise la diversité des formes d'activité et d'échange ainsi qu'à la redécouverte de la dimension communautaire de la démocratie. Son livre invite à ne pas laisser le marché répondre seul à la question : " Comment devons-nous vivre ? "
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !