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Les musicos. Enquête sur des musiciens ordinaires
Perrenoud Marc
LA DECOUVERTE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782707151339
Les musicos, ces instrumentistes ordinaires qui seproduisent dans des bars, des festivals, des bals, constituent une population largement méconnue. Ils sont pourtant des milliers à "ne faire que ça", naviguant entre intermittence, RMI et travail au noir, pris dans une tension permanente entre les figures sociales du musicien artiste inspiré et de l'interprète compétent. Anthropologue et musicien, Marc Perrenoud s'est totalement immergé dans son terrain d'enquête pour faire apparaître ce qui fait réellement sens dans les pratiques et les carrières des musicos. Observant au plus près les manières de faire, de dire et de penser, l'auteur aborde d'un chapitre à l'autre les différents types d'activités qui forment les réalités quotidiennes du métier et qui jalonnent les grandes étapes de la carrière musicale.Aussi loin des lieux communs sur le show-business que des clichés misérabilistes, cet ouvrage, qui s'appuie sur les carnets ethnographiques que l'auteur a tenus pendant près de dix ans, éclaire de manière passionnante les trajectoires sociales et esthétiques des musiciens ordinaires ici et aujourd'hui.
La cantine, c'est pas bon ! " Pour trop d'élèves, cette affirmation semble relever du présent de vérité générale et constituer une fatalité. Après des années à travailler sur la question, l'un comme cuisiner en collectivité et l'autre comme sociologue, des années à réfléchir et échanger avec d'autres chefs de cantine sur les pratiques professionnelles dans la restauration collective, les auteurs de ce livre ont voulu montrer qu'il peut en être autrement : une autre cantine est possible. Appuyé sur les témoignages d'une dizaine de cuisinières de collectivité, cet ouvrage démonte dix idées reçues entendues régulièrement chez les élèves ou leurs parents, mais aussi dans les médias et parmi nombre de professionnels du secteur. De fait, les grands industriels de l'agro-alimentaires ou de la prestation de service aux collectivités, les gestionnaires de marchés publics et les chefs de production des grandes cuisines centrales à 50 000 "repas" par jour n'ont aucun intérêt à ce que la situation évolue. Ce petit livre, clair et percutant, montre qu'il est possible de bien cuisiner à la cantine, avec de bons produits, locaux, de saison et même "bio", sans élever le prix du repas. Il permet en outre de comprendre à quel point la cuisine de collectivité constitue un "fait social total", un enjeu majeur à la fois environnemental, sanitaire, économique et culturel.
Comment nos écoles sont-elles gérées ? Cet ouvrage présente des dispositifs mis en uvre par les cadres scolaires pour relever plusieurs défis contemporains tels que l'intégration des élèves à besoins particuliers, le décrochage scolaire, la gestion des restrictions budgétaires ou la promotion du leadership. Ces dispositifs sont illustrés par des cas pratiques. Que vous soyez cadres scolaires, enseignants, parents ou autres parties prenantes au système éducatif, vous découvrirez des pratiques exemplaires, au service des élèves, qui améliorent l'efficacité, l'efficience et l'équité.
Les usagers s'approprient les bibliothèques selon des modalités qui correspondent rarement aux attentes des professionnels. Ils y entrent avec ce qui les constitue: des habitudes de lecture, des demandes et des besoins particuliers, des origines sociales, un rapport spécifique au temps. Entre l'instant où ils en franchissent l'entrée et celui où ils en sortent, des parcours s'ébauchent, inscrits dans les espaces du lieu; des relations singulières aux objets et aux personnes s'instaurent, des préférences s'expriment concrètement. Au gré d'une enquête ethnographique rigoureuse et vivante, cet ouvrage suit pas à pas les pratiques effectives des utilisateurs d'une bibliothèque universitaire française, celle de l'université de lettres et sciences humaines de Toulouse. Bien au-delà de la simple étude de cas, l'ouvrage alimentera la réflexion en cours sur le rapport des jeunes au livre et au savoir, dans un contexte marqué par l'essor du numérique et du multimédia, et par celui du nomadisme culturel. Cette analyse des pratiques du public "réel d'une bibliothèque fournira des outils précieux aux professionnels de la documentation et aux enseignants, mais aussi, de façon plus générale, à tous ceux qui s'intéressent de près à la sociologie contemporaine des pratiques culturelles."
En 2003 et 2004, quand les journées Terrains de la musique se sont tenues à Toulouse, il s'agissait avant tout de rassembler des chercheurs partageant des pratiques d'enquête de type ethnographique et de considérer celles-ci comme déterminantes pour l'approche du fait musical. Pouvaient alors réapparaître émotions, irrégularités et singularités mais aussi habitudes, incorporations, distinctions, " allant de soi " indicibles et invisibles à l'enquêteur strictement exogène. Les textes ici réunis s'inscrivent dans l'interdisciplinarité sociologie-ethnologie, ils sont marqués tant par la prise au sérieux des régimes cognitifs et discursifs endogènes que par la posture réflexive adoptée par la plupart des auteurs. Les contributions à cet ouvrage collectif constituent généralement des versions profondément remaniées des communications présentées lors des rencontres toulousaines, parfois même des textes originaux. Ce corpus d'articles propose une grande diversité de partis pris théoriques et méthodologiques, couvrant ainsi une part importante du spectre intellectuel de l'anthropologie sociale.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.