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Une autre cantine est possible. Pour en finir avec 10 idées reçues sur la cuisine de collectivité
Perrenoud Marc ; Rommelaere Pierre-Yves
CROQUANT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782365122924
La cantine, c'est pas bon ! " Pour trop d'élèves, cette affirmation semble relever du présent de vérité générale et constituer une fatalité. Après des années à travailler sur la question, l'un comme cuisiner en collectivité et l'autre comme sociologue, des années à réfléchir et échanger avec d'autres chefs de cantine sur les pratiques professionnelles dans la restauration collective, les auteurs de ce livre ont voulu montrer qu'il peut en être autrement : une autre cantine est possible. Appuyé sur les témoignages d'une dizaine de cuisinières de collectivité, cet ouvrage démonte dix idées reçues entendues régulièrement chez les élèves ou leurs parents, mais aussi dans les médias et parmi nombre de professionnels du secteur. De fait, les grands industriels de l'agro-alimentaires ou de la prestation de service aux collectivités, les gestionnaires de marchés publics et les chefs de production des grandes cuisines centrales à 50 000 "repas" par jour n'ont aucun intérêt à ce que la situation évolue. Ce petit livre, clair et percutant, montre qu'il est possible de bien cuisiner à la cantine, avec de bons produits, locaux, de saison et même "bio", sans élever le prix du repas. Il permet en outre de comprendre à quel point la cuisine de collectivité constitue un "fait social total", un enjeu majeur à la fois environnemental, sanitaire, économique et culturel.
Résumé : Howard S Becker, né à Chicago en 1928, est une figure majeure de la sociologie contemporaine. En un demi-siècle, ses travaux ont influencé les sciences humaines et sociales dans de nombreux domaines. Depuis ses premières enquêtes sur les étudiants en médecine ou les institutrices, au début des années 1950, jusqu'aux textes les plus récents sur le métier d'enseignant-chercheur, en passant par une production scientifique jamais interrompue sur les musiciens et le travail artistique en général, Becker n'a cessé d'étudier les mondes professionnels les plus divers. Abordés dans une perspective interactionniste héritée d'Everett C. Hughes, ces mondes donnent à voir à chaque fois des modes de coopération et de négociation souvent plus tacite qu'explicite entre professionnels et avec le public à propos du contenu du travail, de son organisation, de l'identité professionnelle et de la distribution des rôles dans le "social drama of work" (la "comédie sociale du travail"). Cet ouvrage rassemble les contributions originales de trois générations de chercheurs francophones dont la sociologie beckerienne constitue le point d'ancrage commun. Le lecteur y trouvera des textes théoriques, épistémologiques ou méthodologiques sur la pratique de l'observation, l'introduction en France de l'interactionnisme ou sur le concept de "monde de l'art", mais aussi des études de cas par l'approche ethnographique du travail, parmi les DRH, les tatoueurs, les salariés de l'hôpital, les musiciens ou les cyclistes. Dans chacun des cas étudiés, les auteurs pensent le travail comme un objet à la fois central et banal, activité quotidienne de fabrication du social, laissant se déployer la richesse et la complexité de ce "doing things together" (le "faire ensemble") que Becker place au centre de sa démarche sociologique.
Peut-on être professeur de musique et se sentir pleinement "musicien" ? Comment le designer conjugue-t-il liberté créatrice et contrainte industrielle ? Ainsi, ces questions sont abordées à partir d'enquêtes de terrain dans des zones frontalières aux marges des mondes de l'art et d'autres univers (commercial, sportif, industriel, etc). Voici proposée une sociologie vivante des espaces ambigus du travail artistique, créateur ou " créatif ".
En 2003 et 2004, quand les journées Terrains de la musique se sont tenues à Toulouse, il s'agissait avant tout de rassembler des chercheurs partageant des pratiques d'enquête de type ethnographique et de considérer celles-ci comme déterminantes pour l'approche du fait musical. Pouvaient alors réapparaître émotions, irrégularités et singularités mais aussi habitudes, incorporations, distinctions, " allant de soi " indicibles et invisibles à l'enquêteur strictement exogène. Les textes ici réunis s'inscrivent dans l'interdisciplinarité sociologie-ethnologie, ils sont marqués tant par la prise au sérieux des régimes cognitifs et discursifs endogènes que par la posture réflexive adoptée par la plupart des auteurs. Les contributions à cet ouvrage collectif constituent généralement des versions profondément remaniées des communications présentées lors des rencontres toulousaines, parfois même des textes originaux. Ce corpus d'articles propose une grande diversité de partis pris théoriques et méthodologiques, couvrant ainsi une part importante du spectre intellectuel de l'anthropologie sociale.
Perroud Thomas ; Marcou Gérard ; Mac Eldowney John
Résumé : "La régulation et son corollaire, les institutions indépendantes de régulation, se sont répandus dans le monde au point d'être devenues un phénomène quasi universel, elles sont devenues une sorte de standard de l'ordre public concurrentiel propre à l'économie moderne. Quelle meilleure illustration pourrait-on trouver de la "globalisation du droit" ? Pourtant, se concentrant sur une partie de l'activité de ces autorités en France et au Royaume-Uni, Thomas Perroud met à jour immédiatement une première difficulté. La "fonction contentieuse" n'est pas simple à définir, dans le droit français ou dans le droit anglais. Elle correspond à des pouvoirs auxquels on n'a jamais pu donner une base théorique solide en droit anglais, et on peut ajouter qu'il en va de même en France, si on veut bien se rappeler des difficultés de la jurisprudence pour distinguer un tribunal d'une autorité administrative. En outre, Thomas Perroud découvre que, dans chacun des deux pays, la fonction contentieuse des autorités de régulation sectorielle est comprise et organisée de manière très différente. Thomas Perroud nous livre ainsi des enseignements de grande portée, rendue par la comparaison approfondie qu'il a menée. Il nous ramène d'abord à une approche fonctionnelle du contentieux, qui valide, d'une certaine manière, l'approche de la Cour européenne des droits de l'Homme. Il propose de voir dans la régulation une nouvelle fonction économique du droit, tournée vers le contrôle et la limitation des pouvoirs économiques privés. Voilà une contribution à la conceptualisation de la fonction de régulation qui permet de mieux concevoir ce qui la sépare des fonctions des autorités de surveillance des marchés financiers, des banques et des assurances, ainsi que de la police générale de la concurrence. A tous égards, l'ouvrage de Thomas Perroud est une contribution magistrale à la science du droit comparé et au droit public de l'économie." Gérard Marcou et John McEldowney.
Lorsqu'en septembre 2015, Donald Trump, promoteur immobilier américain haut en couleur, présenta sa candidature à la primaire de l'élection présidentielle de novembre 2016 du côté républicain, très peu furent ceux qui prirent la chose au sérieux. Oui sans doute, Trump était une vedette de la télé-réalité, où ses interventions tonitruantes faisaient pouffer, mais président des Etats-Unis ? Allons donc ! Le Parti républicain se gaussait. Mais il dut très vite déchanter : le bouffon caracolait en tête. Pour Trump, tous les coups étaient permis. Suggérer que le père d'un rival avait trempé dans l'assassinat de Kennedy ? Pourquoi pas ? Il s'agissait de l'emporter et le reste comptait pour peu : les pires habitudes des milieux d'affaires furent ainsi importées dans la sphère du politique. Trump ne l'emporta pas au suffrage universel, mais bien dans le système à deux niveaux d'une élection présidentielle américaine, avec le bénéfice certainement du petit coup de pouce que lui apportèrent diverses officines liées à l'extrême-droite américaine ou dont le siège se trouvait à Saint-Pétersbourg. La victoire de Trump plongea le monde dans la stupeur. La période couverte dans ce premier tome, qui va de la candidature de Trump à la veille de l'inculpation de Michael Cohen, son avocat personnel, est celle de cette stupeur initiale. Les tomes 2 et 3 couvriront la suite : les épisodes d'une chute devenant de jour en jour plus prévisible.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l