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Anselme Bellegarrigue, le premier des libertaires
Perraudeau Michel
LIBERTAIRES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782919568246
Qui connaît Anselme Bellegarrigue ? Peu de monde, excepté quelques éminents libertaires, lecteurs de Max Nettlau ou de Claude Harmel. Et pourtant, ce contemporain de Proudhon est l'un des inventeurs les plus originaux de l'anarchie. De sa vie, personne ne savait rien. Pour élucider l'énigme, il fallut mener enquête, recueillir indices, retrouver parenté de celui qui fut d'abord journaliste politique. Le présent ouvrage établit qu'il est né en 1813, à Monfort dans le Gers, et mort vers 1869, en République du Salvador où il créa une faculté de droit au sein de l'université nationale ! Bellegarrigue - sorte de la Boétie moderne - fut un anarchiste novateur, éreintant les gouvernements autant que les partis politiques, défendant la non-violence et l'ordre libertaire, promouvant un individualisme anarchiste non-stirnerien. Ce Gascon frondeur et indépendant écrivit, au milieu d'un XIXe siècle particulièrement échauffé, un lumineux essai, Au fait, Au fait !! Interprétation de l'idée démocratique, et une revue prémonitoire, L'Anarchie, Journal de l'Ordre. Il était temps, à l'aube du bicentenaire de sa naissance, de rédiger la première biographie de celui que son ami le journaliste, Ulysse Pic, reconnaissait comme "l'un des esprits les plus originaux que l'on pût voir".
Résumé : Lorsqu'il propose des situations d'apprentissage, le professeur constate que les élèves déploient une multitude de conduites. Certaines, qui semblent peu logiques, s'avèrent efficaces alors que d'autres, à l'apparence plus classique, donnent des résultats déroutants. Les questions qu'il se pose alors sont nombreuses. Quand un élève n'utilise pas une procédure attendue, est-ce parce qu'il ne la possède pas ? Est-il possible, quand un élève est en difficulté, de lui apprendre des stratégies alternatives ? Comment le professeur peut-il adapter son enseignement aux besoins réels qu'il a observés ? Un professeur peut-il acquérir de nouvelles stratégies d'enseignement ? Pour faire le tour d'un panorama aussi riche, l'ouvrage procède à partir de deux grandes entrées : comprendre la manière dont l'élève apprend et comprendre comment le professeur enseigne. Il invite aussi à la réflexion sur la difficulté ordinaire, consubstantielle à l'apprentissage, et aborde la grande difficulté, le trouble et le handicap : rappelons que la loi de février 2005 fait désormais obligation à tous les établissements de scolariser les enfants en situation de handicap. Ce livre a été conçu pour répondre aux besoins des professeurs du primaire et du secondaire, titulaires ou en formation initiale à l'IUFM, ainsi que des étudiants (sciences de l'éducation, psychologie, orthophonie...). Il fera aussi référence pour tous ceux qui s'intéressent à la question de l'enseignement/apprentissage.
Résumé : Comme le guépard ne se déplace jamais sans ses taches, l'individualiste ne se départ, à aucun moment, de ses conduites propres : écouter à la place d'affirmer, observer au lieu de certifier, questionner et non asséner. Le libertaire tente de s'appartenir, s'efforce de se soustraire aux subordinations, porte critique à la monocratie fondée sur l'obsession du contrôle, la toquade de l'argent, la manie du clanisme, la constante volonté de faire troupeau. Un dragage en basses eaux mêle, en un même tourbillon : individualisme, narcissisme, égoïsme. Fatale inattention ! Le premier est recherche du chemin singulier quand le deuxième est perpétuelle quête du miroir ; le dernier s'acharne à écraser les deux autres. L'individualiste libertaire reste à distance, hors des clous, chat échaudé, ne s'approche, ne se mêle à la gentille harde des herbivores lignifiés. Ce dictionnaire - 320 entrées, d'Abstention à Zo d'Axa, dont 75 notices biographiques, et 50 textes fondateurs - premier répertoire jamais rédigé sur le sujet, renoue, actualise, réactive le courant libertaro-individualiste, authentiquement novateur, résolument contemporain.
Etre libertaire, c'est s'opposer à la domination, à l'intolérance, aux dogmes, à l'obsession de l'argent et du pouvoir. C'est aussi prôner la liberté de l'individu, éveiller son regard critique, réfléchir à de nouvelles perspectives d'organisation sociale. Depuis l'époque de Proudhon et des grands penseurs fondateurs du libertarisme, au milieu du XIXe siècle, les libertaires ont toujours été liés aux mouvements sociaux. Leurs combats contre le libéralisme, l'autoritarisme et la subordination résonnent avec force aujourd'hui. Michel Perraudeau démontre combien l'esprit libertaire est impérissable et éclaire des problématiques actuelles telles que l'école, le travail, la compétition, la sécurité, le fichage, la laïcité... Un essai accessible, construit sous forme de lexique, destiné à tous ceux qui souhaitent s'extraire des carcans et rêvent d'émancipation.
Résumé : Le vécu et l'engagement des femmes qui s'expriment dans ce livre évitent les clichés car leur "féminisme" repose sur la conviction que la meilleure relation entre hommes et femmes ne peut se fonder que sur l'égalité et le respect mutuel. Il est en effet impossible pour ces femmes de dissocier les idées des pratiques qui donnent sens à leur vie dans une région élargie - le Moyen-Orient - qui s'avère d'une importance clé pour l'avenir proche. De leurs témoignages, il ressort que la domination que subissent les femmes dans le monde n'a pas son origine dans la ou les religions. Qu'il soit chrétien, juif musulman ou autre, le système de croyances religieuses cautionne cette domination et l'instrumentalise à des fins politiques. Certaines ambiguïtés doctrinales des textes "sacrés" permettent également d'avancer l'idée que les religions pourraient s'adapter aux changements des relations entre les sexes. Il suffit d'observer la géométrie variable de la domination masculine selon les conjonctures sociales et politiques pour comprendre que la religion ne fait que refléter des relations de pouvoir tout à la fois socio-économiques et sexuelles. Ce livre est une reconnaissance des femmes qui luttent dans des conditions qui dépassent largement en gravité celles des Européennes. Pourtant la lutte est la même et, malgré une liberté apparente en "Occident", on ne peut prétendre être en avance dans la marche vers l'égalité.
Résumé : Pourquoi être féministe ? Cette question renvoie immanquablement à ce qui a provoqué l'émergence du féminisme, et bien avant toutes les polémiques, toutes les oppressions, les combats et les massacres qui ont jalonné la guerre des sexes. Cet état de fait est une domination masculine aussi vieille que l'humanité, mais qui inexorablement se délite, quoiqu'elle ait encore de beaux restes et un crépuscule qui tarde à venir... Les discussions actuelles autour du genre ont décidé l'auteure à s'attaquer à cet aspect des choses. Laurence Biberfeld est née en 1960. D'abord sous prolo puis institutrice, elle prend sa retraite et devient écrivaine (surtout de romans noirs) puis dessinatrice à partir de 2002.
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Raoul Vaneigem a été, de 1961 à 1970, une des figures de proue du mouvement situationniste. Auteur du monumental Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations publié chez Gallimard en 1967, c'était le maître à dire du tourbillon libertaire qui souffla sur la France lors d'un printemps trop bref. Nous ne voulons pas d'un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui, Faudra-t-il autant de sang pour attester que cent mille coups d'épingle tuent aussi sûrement que trois coups de massue, Où l'illusion d'un changement est dénoncée, le simple changement d'illusion devient insupportable, Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu'il y a de subversif dans l'amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre, Le bon sens de la société de consommation a porté la vieille expression " voir les choses en face " à son aboutissement logique : ne voir en face de soi que des choses, L'espoir est la laisse de la soumission... toutes ces formules sont de lui. En 1970, pour n'avoir pas trouvé de réponse à la question Comment ce qu'il y avait de passionnant dans la conscience d'un projet commun a-t-il pu se transformer en un malaise d'être ensemble ? il décide de sauter le pas, Je préfère donc reprendre le pari que mon adhésion à VIS avait différé : me perdre absolument ou refaire absolument ma propre cohérence, et la refaire seul pour la refaire avec le plus grand nombre, et démissionne de l'Internationale Situationniste. La suite, cette brochure nous la raconte... et c'est peu dire que ça décoiffe !