Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Parlement[s N° 24/2016-2 : Le roman parlementaire
Pernot Denis
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753550117
Nombre des romans d'actualité des XIXe et XXe siècles, relayés aujourd'hui par des séries télévisées à succès, mettent en scène des personnages (ministres, élus, préfets, agitateurs, proscrits...) qu'ils font évoluer au sein ou en marge des institutions politiques. Ils proposent ainsi le récit de pratiques discursives nouvelles : campagnes électorales, conseils des ministres, allocutions publiques, comités secrets... Ce faisant, ils font pénétrer leurs lecteurs au coeur des lieux où, grâce à divers spectacles de la parole et à de multiples et âpres rivalités d'ambition, se décident les grandes orientations de la vie nationale. Espace de débats mais aussi d'intrigues, dont la presse rend quotidiennement compte, le Parlement est de ces lieux et le parlementaire de ces personnages qui inspirent les oeuvres de fiction politique. Plutôt que de s'intéresser à l'activité de gens de lettres une fois élus, tels Lamartine ou Hugo, ce dossier examine comment un lieu de discours par excellence, le Parlement, et des porteurs de discours, les parlementaires, traduisent la nature et les fonctionnements du politique à travers des oeuvres, entre autres, de Zola, de Vogüé, Léon Daudet, Trilby, Jules Romains, Maurice Barrès... et propose une mise en perspective avec les séries House of cards et Borgen. Les auteurs interrogent ainsi les liens qui se tissent entre l'intrigue parlementaire et l'intrigue romanesque et montrent la fascination réciproque de deux parlementeurs, l'homme de lettres et l'homme politique, le roman participant souvent à l'antiparlementarisme ambiant.
Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : "I' faut t'nir". Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant...
Aujourd'hui, le nom de Paul Vaillant-Couturier (1892-1937) évoque essentiellement son rôle au sein du PCF et à la direction de l'Humanité. Le présent ouvrage s'intéresse à un aspect plus méconnu de ses activités : ses oeuvres littéraires, dont Louis Aragon avait relevé la valeur. Sont abordés ici plusieurs de ses écrits (oeuvres théâtrales, recueils de nouvelles, écrits personnels, reportages, etc.), pour plusieurs restés inédits, dans le cadre d'un parcours qui met en lumière leur intérêt dans le contexte des années 1920-1930, tant au regard de la production littéraire qu'à celui des combats politiques et culturels (pacifisme, antifascisme, anticolonialisme, etc.). Réunissant des textes d'historiens et de littéraires, qui ont su tirer profit des fonds déposés par le PCF aux archives départementales de la Seine-Saint-Denis, ce volume initie à un Vaillant-Couturier à la fois écrivain et militant. Il en donne une image nouvelle et ouvre la voie à des études consacrés à d'autres écrivains qui ont lié leur oeuvre à des combats menés au sein ou à proximité du PCE
Premier ouvrage consacré à Raymond Lefebvre (1891-1920), figure oubliée de la vie politique et littéraire française.Figure oubliée de la vie politique et littéraire française, Raymond Lefebvre (1891-1920) a joué, de 1916 à 1920, un rôle important que permettent de mesurer des dizaines d?articles publiés dans la presse pacifiste, plusieurs pamphlets, deux ?uvres de fiction et un ouvrage autobiographique. Sa mystérieuse disparition à son retour de la Russie révolutionnaire, à la veille du Congrès de Tours, a donné lieu à un processus d?héroïsation que le PCF a entretenu une dizaine d?années durant. Émanant d?archivistes, d?historiens du politique et de la littérature ainsi que d?une historienne de l?art, les études réunies ici reviennent sur son parcours, ses combats et ses écrits mais s?arrêtent aussi à des données intimes de son existence, de son expérience de la guerre et à sa relation amoureuse avec l?artiste polonaise Mela Muter. Sont en outre transcrits plusieurs textes inachevés et des extraits inédits de correspondances.Table des matières : Raymond LefebvreLa Révolution et la mortTable des matièresIntroduction« Le redressement de la révolte pour la vie »Rachel Mazuy, Denis PernotLes archives de Raymond Lefebvre aux Archives départementales de la Seine-Saint-DenisPierre BoichuLe dépôt des archives Raymond Lefebvre au Centre d?Histoire du SyndicalismeBenjamin LaillierItinéraire d?un militant révolutionnaire, Raymond Lefebvre (1905-1920)Éric LafonLe soldat brancardier Raymond LefebvreVéronique Fau-VincentiRaymond Lefebvre : des polémiques sur la mort tragiqueà la figure intellectuel révolutionnaire transformée en héros (1920-1925)Rachel MazuyRaymond Lefebvre entre Romain Rolland et Henri Barbusse : réflexions à partir de quelques éléments conservés de leur correspondancePhilippe BaudorreRaymond Lefebvre : la revue bibliographique du Populaire de Paris (juillet 1919-juillet 1920)Denis PernotLa Grande guerre en procès ? Relire La guerre des soldats de Raymond Lefebvre et Paul Vaillant-CouturierNicolas BianchiMela Muter- Raymond Lefebvre : une correspondance amoureuse entre guerre et révolution (1917-Printemps 1920)Ewa Bobrowska, Rachel MazuyAnnexesAnnexe 1« Enfance et jeunesse de Blaise Méristème (suite du bureau d?Horace Méristème) »Annexe 2Paul Vaillant-Couturier, « Raymond », L?Humanité, 3 décembre 1920Annexe 3Lettres de Henri Barbusse et Romain Rolland à Raymond Lefebvre conservées dans le fonds Barbusse-Vidal des Archives départementales de la Seine-Saint-DenisAnnexe 4Deux chroniques de la revue bibliographique du PopulaireAnnexe 5Romain Rolland : une recension pour deux romans ? Du Sacrifice d?Abraham à ClerambaultAnnexe 6Correspondance Raymond Lefebvre-Mela Muter - ExtraitsChronologieBibliographieIndex nominum
Résumé : Tandis que la société française de la fin du siècle prend peur de sa jeunesse, enseignants et gens de lettres accordent une éminente vocation pédagogique au roman. Nombre d'écrivains de second ordre donnent en effet des ?uvres susceptibles de préparer ceux qui ont vingt ans à la société qui les attend. Envisagées ici à partir d'un corpus d'une centaine de titres, leurs ?uvres ajustent un ensemble de contraintes textuelles à des problématiques sociales ou culturelles datées, et proposent souvent des modèles éprouvés et surannés d'association de leurs lecteurs à l'avenir de la communauté. Ainsi se dessine l'espace, aujourd'hui oublié, d'un roman de socialisation qui se présente moins comme un roman de formation que de conformation. Considérant ensemble des textes sans histoire et des ?uvres plus dignes de mémoire, celles de Barrès notamment, cette étude mesure la puissance d'un imaginaire et s'intéresse aux jeux d'influences et de références qui permettent à des écritures de se démarquer de l'emprise du discours social et du banal. Elle montre enfin comment, cédant la parole à des littérateurs débutants, le roman de socialisation participe à un mouvement de reconnaissance sociale et discursive de la jeunesse, et devient une forme capitale de la légitimité littéraire à la veille du premier conflit mondial.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?