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Paul Vaillant-Couturier. Ecriture et politique
Pernot Denis
EUD
16,00 €
Épuisé
EAN :9782364413276
Aujourd'hui, le nom de Paul Vaillant-Couturier (1892-1937) évoque essentiellement son rôle au sein du PCF et à la direction de l'Humanité. Le présent ouvrage s'intéresse à un aspect plus méconnu de ses activités : ses oeuvres littéraires, dont Louis Aragon avait relevé la valeur. Sont abordés ici plusieurs de ses écrits (oeuvres théâtrales, recueils de nouvelles, écrits personnels, reportages, etc.), pour plusieurs restés inédits, dans le cadre d'un parcours qui met en lumière leur intérêt dans le contexte des années 1920-1930, tant au regard de la production littéraire qu'à celui des combats politiques et culturels (pacifisme, antifascisme, anticolonialisme, etc.). Réunissant des textes d'historiens et de littéraires, qui ont su tirer profit des fonds déposés par le PCF aux archives départementales de la Seine-Saint-Denis, ce volume initie à un Vaillant-Couturier à la fois écrivain et militant. Il en donne une image nouvelle et ouvre la voie à des études consacrés à d'autres écrivains qui ont lié leur oeuvre à des combats menés au sein ou à proximité du PCE
Est proposée ici une étude sur le roman d'apprentissage en France au XIXème siècle, réalisée par Marie-Claude Demay et Denis Pernot et destinée aux élèves des Premières L, ES et S.
Résumé : Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : "I' faut t'nir." Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant...
Cet ouvrage émane d'un dispositif d'échanges interdisciplinaires entre des chercheur·ses en sciences humaines de l'Unité de Formation et de Recherche en Lettres, Langues, Sciences de l'Homme et des Sociétés (LLSHS) à l'Université Paris 13 Sorbonne Paris Nord, autour de deux triptyques notionnels "Espace(s) Mouvement(s) Limite(s)" et "Mutation(s) Innovations Création / Créativité" . A ces ensembles de réflexions sont adjointes différentes analyses sur les proximités et les différences disciplinaires qu'ils révèlent ainsi que des contributions de doctorant·es qui en signalent les répercussions sur leurs parcours de recherche. Un tel agencement réflexif - encore rare de nos jours - réside fondamentalement dans le besoin d'appréhender, de comprendre les disciplines de LLSHS comme une entité plurielle, disposant néanmoins de spécificités, d'où surgissent des méthodes d'approche renouvelées et des pistes d'articulation issues de la pensée de cette double exigence.
Résumé : "Professeur à l'université d'Orléans et directrice du Centre Charles Péguy d'Orléans, Julie Sabiani a consacré une large part de ses travaux à la littérature du tournant des XIXe et XXe siècles. Elle l'a envisagée à travers des auteurs, des oeuvres et des problématiques qui l'ont amenée, partant des écrits poétiques de Péguy, à s'intéresser à la vie sociale et politique, culturelle et intellectuelle de la Belle Epoque, période qu'elle s'est attachée à décrire et à comprendre dans les tensions entre tradition et modernité qui la caractérisent. Signées par des élèves ou des doctorants qu'elle a formés, par des amis qui ont soutenu ses projets au fil des ans ainsi que par plusieurs universitaires avec qui elle a eu l'occasion de travailler, les quatorze contributions réunies dans ce volume rendent amicalement hommage à l'ensemble de son oeuvre et de ses activités. Elles soulèvent en effet des questions que Julie Sabiani a placées au centre de ses préoccupations : celle de la transmission de la culture littéraire par l'institution scolaire et de sa réappropriation par les écrivains à travers les usages qu'ils en font ; celle des fonctionnements des amitiés littéraires en tant qu'elles contribuent à fixer la place que tel ou tel auteur trouve dans l'histoire littéraire ; celle de la littérature d'idées, des liens qui associent, sous une même plume, culture lettrée, production littéraire et engagement intellectuel ; celle de ces remarquables véhicules d'idées que sont les revues. Autant de questions que soulève, à l'évidence, l'oeuvre de Péguy et obligent à situer celle-ci au coeur d'un temps qui, pour une part, demeure le nôtre". Denis Pernot.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.