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L'amour sans elle
Peri-Rossi Cristina
PHEBUS
18,40 €
Épuisé
EAN :9782859404642
Un homme célèbre la beauté d'une femme, la perd, ne cesse de la désirer : il lui refait l'amour en songe, de mille façons - et marche à la mort (puisque ainsi lui apparaît l'amour sans elle) ou à l'impossible oubli, comme on voudra. Ce bref roman d'un érotisme minutieux, dévot presque, publié en 1988, est déjà considéré de l'autre côté des Pyrénées comme un classique de la littérature amoureuse de notre fin de siècle. Simplement l'amour est ici décliné dans la manière espagnole : avec ce goût marqué du beau détail, de l'effusion passionnée, qui est la marque du tempérament baroque (Thérèse d'Avila et Jean de la Croix ne sont peut-être pas si loin - sauf leur respect). Ceux qui ont eu la chance de voir sur les écrans La Comédie de Dieu du Portugais Joao Cesar Monteiro ne seront pas trop dépaysés.
Farges Patrick ; Chamayou-Kuhn Cécile ; Yavuz Peri
Aucun doute: la catégorie du "genre/Gender" a bien fait son entrée dans l'institution universitaire française. Mieux encore, cette catégorie d'analyse "voyageuse" se reconfigure sans cesse au gré des transferts transatlantiques et des appropriations disciplinaires qu'elle connaît. Le présent volume aborde différentes formes de narration contemporaine, de la fiction ou au film à l'entretien clinique ou au récit de vie. Il est né de la volonté de croiser, autour du problème de la narration genrée, cette réalité française "décalée" avec des perspectives développées plus tôt dans la recherche germanophone sur le genre. Les études sur la narration ouvrent un large champ d'exploration et d'expérimentation des identités. Dans le sillage du Performative Turn, il devient possible de penser le genre comme l'un des éléments constitutifs de l'acte narratif. Le genre est le résultat d'un dire qui est, dans le même temps, un faire. Dire "je suis femme/homme", c'est en partie se constituer en tant que tel-le. La narration de l'identité de genre apparaît alors comme une éternelle refiguration, c'est-à-dire une manière signifiante pour soi d'arranger et d'agencer son récit de soi pour les autres. Dès lors, la narration de soi fonctionne comme un espace performatif de représentation construit par le sujet et au sein duquel il se définit in medias res, dans une constante évolution.
Fumer n'est pas un vice. C'est une manière de vivre, de penser et de sentir. La personne qui fume et celle qui ne fume pas ne pensent pas de la même façon, ne ressentent pas de la même manière, n'ont pas la même échelle de valeurs... " A la fois témoignage personnel et évocation culturelle, cet ouvrage intelligent et sensible de l'immense romancière Cristina Peri Rossi nous dévoile sa relation passionnelle et tourmentée avec la cigarette. Habilement, elle nous entraîne par le biais de son expérience et de ses réflexions dans un voyage sensuel et lucide à travers l'histoire et les mythes associés à la cigarette. On y croise des acteurs (Humphrey Bogart, Marlène Dietrich, Yves Montand, Jeanne Moreau, Juliette Binoche), des écrivains (Albert Camus, Ernest Hemingnvay, Gabriel Garcia Marquez) et bien d'autres victimes de ces plaisirs coupables qui font pourtant notre bonheur. Trait à trait, Cristina Peri Rossi y dessine une image profondément originale de la cigarette, de ce qu'elle apporte et de ce qu'elle reprend, dans un souvenir heureux mais lucide du temps où fumer était un plaisir...
Peri Rossi Cristina ; Chaumet Stéphane ; Hakim Kat
l e b a p t ê m eJe te baptise Babel entre toutes les femmesBabel entre toutes les villesBabel de la diversitéambiguë comme les sexesnostalgique du paradis perdu? utérus maternel ?centre du mondecordon ombilical.« Poète ? crie Babelje suis l?aveugle des languesla Cassandre dans la nuit obscure des signifiants. »Cristina Peri RossiAprès César Vallejo, Ida Vitale, Nicanor Parra et Fabio Morábito, « La Librairie du XXIe siècle » poursuit aux Éditions du Seuil la publication des grandes oeuvres de la poésie latino-américaine.Cristina Peri Rossi est née en 1941 à Montevideo, en Uruguay. Écrivaine, journaliste et activiste, elle a notamment publié Le Soir du dinosaure (nouvelles, Actes Sud, 1985), L?Amour sans elle (roman, Phébus, 1997) et Quand fumer était un plaisir (essai, Toute latitude, 2006).Elle a été la première femme à recevoir le Prix international de poésie Loewe (2009) pour son livre Playstation et s?est vu décerner en 2021 le prestigieux Prix Cervantès pour l?ensemble de son oeuvre.
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....