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LA MORT DES ROIS
PEREZ STANIS
MILLON
20,25 €
Épuisé
EAN :9782841371921
A la fois hommes de marbre, géants couronnés et statues de chair, les rois mouraient un jour sur la scène du pouvoir. Une accumulation de fatigue, une fièvre inattendue, une gangrène inévitable, un coup de lance mal placé et des souffrances en tout genre les ramenaient au stade d'êtres comme les autres, suspendus au jugement de médecins parfois mal inspirés. Lancettes, clystères et pilules pouvaient se succéder dans un cortège médicamenteux aux senteurs de rhubarbe, de casse et de séné. Les clercs n'étaient pas en reste avec leur formidable thérapeutique spirituelle composée d'oraisons, de lectures pieuses et de prières. Les derniers jours ne pouvaient pas passer inaperçus et rares étaient ceux qui, suite à une maladie ou à un accident, se réfugiaient dans la solitude des ermites. Leur dernier coup de majesté était là, sous le regard des médecins et des indiscrets, près de l'oreille tendue des confesseurs et des laquais, sous les larmes de proches plus ou moins sincères.
Résumé : Un brillant historien et un éminent professeur s'associent pour livrer la première grande synthèse historique sur " le " sujet au coeur de l'actualité. Peste, lèpre, choléra, grippe espagnole... Si les noms de ces grandes maladies ne nous sont pas inconnus, leur histoire l'est encore trop souvent. Dans cette formidable synthèse, Stanis Perez et Patrick Berche reviennent sur les origines de ces maux qui, depuis toujours, font partie de l'histoire et en transforment le cours. Depuis le Paléolithique, l'humanité doit faire face des contaminations, mais à cette époque les hommes expliquent généralement leur prolifération par les superstitions et punitions divines. Face à l'apparition de nouvelles maladies à la Renaissance puis pendant l'ère industrielle, la science fait des progrès considérables. Grâce à la découverte des virus et microbes à la fin du XIXe siècle (qui marque l'avènement de la médecine moderne), l'homme devient progressivement en mesure d'expliquer ces fléaux. Adoptant une démarche globale et chronologique, Patrick Berche et Stanis Perez s'intéressent aux multiples propagations de maladies que l'histoire a connues, de la Préhistoire à 2020. Une synthèse incontournable.
Résumé : Si de nombreuses études paraissent autour de l'histoire des femmes, le corps féminin n'est que rarement mis au premier plan. Or, depuis le Moyen Age, on observe une tension spécifique autour de cet "objet" de désir devenant aussi, dans bien des cas, la cible de violences multiples. La longue et douloureuse épopée de ce corps, à la fois convoité et exploité, n'a jamais été racontée. La grande synthèse que signe Stanis Perez a justement cette ambition : observer, au sein de la civilisation occidentale, la construction de modèles et de pratiques sociales en se focalisant sur un corps condamné au fantasme et à l'aliénation, voué à l'idéalisation et à la répression. Toutefois, contrairement à ce que l'on pourrait croire, celui-ci n'a pas toujours été enfermé ? à l'instigation des hommes - dans des normes imposant principalement la douceur, la passivité et la soumission. La trajectoire a été bien plus complexe et les formes de résistance à ce modèle ont été nombreuses : des saintes martyres au Moyen Age à Théroigne de Méricourt à la Révolution en passant par Jeanne d'Arc au XVe siècle ; des anarchistes émancipées au XIXe siècle aux actuelles féministes en passant par les "femmes fatales" du cinéma des années 1960. Du corps féminin poussé dans ses extrêmes, il restait donc à parler en historien. C'est désormais chose faite avec cet ouvrage qui entend raconter la façon dont il a traversé les siècles, depuis l'époque des croisades jusqu'à nos jours. Une synthèse indispensable.
Résumé : Excellent danseur, chasseur infatigable, gourmand presque glouton, brillant chef de guerre, amant actif, Louis XIV a joui de la réputation d'une santé exceptionnelle. Cependant, la lecture du Journal de santé tenu par ses médecins révèle que son règne de soixante-dix ans, le plus long de la monarchie française, est aussi l'un des plus marqués par les maladies. La santé du roi subit de nombreuses pathologies (gale, blennorragie, dysenterie...) sur fond constant d'indigestions, migraines, maux de dents et attaques de goutte. Entre vie publique et vie privée s'installe un équilibre précaire, surveillé par la Cour et les trônes étrangers. Chaque guérison est brillamment célébrée, de façon à faire taire les rumeurs, et mise au service d'une propagande glorifiant un monarque que rien ne peut atteindre. La santé du Roi-Soleil est ainsi rendue à sa dimension médicale, mais aussi sociale et politique, et apparaît comme un élément déterminant dans la mise en scène du pouvoir tout au long du règne.
A partir de la Renaissance, l'Occident a commencé à penser le monde et les choses à partir de lignes droites, d'effets de symétrie et de plans organisés en toile d'araignée. Les savoirs et les pouvoirs se sont progressivement structurés autour d'un discours obéissant à la géométrie et à ses nombreux avatars. Un nouveau culte de l'optique et du regard s'est alors étendu à des domaines aussi divers que les arts graphiques, l'architecture ou l'urbanisme. Un Grand alignement s'est fait jour et, d'une façon insoupçonnée, il a concerné autant l'ornementation que la diplomatie, autant la morale que la pensée politique. De l'Hercule gaulois enchaînant ses sujets grâce à son éloquence jusqu'à l'invraisemblable camisole de l'agresseur de Louis XV, en passant par la cartographie et l'art des jardins, on a assisté à une nouvelle appréhension des individus, des objets et, finalement, des espaces. De ce labyrinthe de lignes directrices a résulté une multitude de rapports de force, immobilisant l'individu au centre d'un univers rendu excessivement rationnel grâce aux principes de la géométrie euclidienne. A la marge de cette vaste toile virtuelle mais réelle, le Maître veille, silencieux et observateur, attendant que son artifice piège tous ceux qui chemineraient en liberté. Un fil d'Ariane est donc nécessaire.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.