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Le fil d'Ariane. Lignes et pouvoir à l'âge classique
Perez Stanis
MILLON
24,00 €
Épuisé
EAN :9782841374014
A partir de la Renaissance, l'Occident a commencé à penser le monde et les choses à partir de lignes droites, d'effets de symétrie et de plans organisés en toile d'araignée. Les savoirs et les pouvoirs se sont progressivement structurés autour d'un discours obéissant à la géométrie et à ses nombreux avatars. Un nouveau culte de l'optique et du regard s'est alors étendu à des domaines aussi divers que les arts graphiques, l'architecture ou l'urbanisme. Un Grand alignement s'est fait jour et, d'une façon insoupçonnée, il a concerné autant l'ornementation que la diplomatie, autant la morale que la pensée politique. De l'Hercule gaulois enchaînant ses sujets grâce à son éloquence jusqu'à l'invraisemblable camisole de l'agresseur de Louis XV, en passant par la cartographie et l'art des jardins, on a assisté à une nouvelle appréhension des individus, des objets et, finalement, des espaces. De ce labyrinthe de lignes directrices a résulté une multitude de rapports de force, immobilisant l'individu au centre d'un univers rendu excessivement rationnel grâce aux principes de la géométrie euclidienne. A la marge de cette vaste toile virtuelle mais réelle, le Maître veille, silencieux et observateur, attendant que son artifice piège tous ceux qui chemineraient en liberté. Un fil d'Ariane est donc nécessaire.
L'histoire politique de la France d'Ancien Régime doit beaucoup plus qu'on le dit aux femmes de pouvoir et en particulier aux reines. L'observation de leur place et de leur rayonnement par l'intermédiaire de leur corps - son apparence, naturellement, mais aussi les maladies dont il est atteint, les pratiques quotidiennes imposées et les images qui en sont données - atteste que la fonction ne se limitait pas à l'enfantement mais devenait bel et bien partie prenante du " grand récit ", mythique et politique, de la royauté. La symbolique plurielle de ce corps féminin, à la fois fécond, pacifique et gracieux, constituait le pendant essentiel à l'autorité virile, martiale et chevaleresque du roi. Cette complémentarité, avec ses crises, ses évolutions et ses surprises, se déploie, du Moyen Age au XIXe siècle, dans une dimension à la fois politique, artistique et culturelle. A partir d'archives et d'images souvent méconnues ou inédites, Stanis Perez nous invite à redécouvrir cette histoire sensible et stratégique d'un pouvoir féminin trop longtemps occulté.
Résumé : De l'Antiquité à nos jours, l'historien Stanis Perez retrace les grandes étapes de l'évolution de l'art de soigner. Depuis Hippocrate, le médecin s'est métamorphosé avec le christianisme et l'avènement, au Moyen Age, d'un savoir essentiellement livresque. A l'époque moderne, cet artisan de la santé, tantôt alchimiste, bonimenteur ou universitaire, s'impose grâce aux cours princières et aux progrès scientifiques. Au XIXe siècle, c'est désormais un réformateur qui joue un rôle croissant dans la vie de la Cité... de même que dans les campagnes. Au XXe siècle, il fait face à la faillite de l'Etat-providence et à une crise de la profession, toujours d'actualité. En même temps qu'il propose ici la grande synthèse attendue au sujet de ce métier millénaire, Stanis Perez nous rappelle toute l'importance de l'art de soigner et de soulager ceux qui souffrent.
Connaît-on vraiment Louis XIV, l'homme Louis XIV? Derrière les fastes versaillais et les portraits immortalisant la majesté du Roi-Soleil, se cache une réalité bien différente. Louis Dieudonné de Bourbon était un homme comme les autres, notamment au niveau physique. Si une tradition immémoriale lui attribue une santé exceptionnelle, c'est oublier la longue chronologie des maux qui l'ont indisposé dès son enfance et ce jusqu'à une vieillesse passée en chaise roulante dans les jardins de Versailles. Grâce à l'exceptionnel Journal de santé qu'ont tenu ses médecins et aux témoignages de nombreux courtisans, on a pu reconstituer l'histoire vivante de la santé du souverain qui a eu le règne le plus long et sans doute le plus marqué par la maladie. Goutte, fistule anale, furoncle, indigestions, migraines et bien d'autres pathologies ont ponctué la vie de ce client de choix pour les médecins de la cour. Garants de la santé de Louis XIV, les spécialistes de la saignée et du clystère ont accompagné leur patient dans une aventure scientifique et humaine hors du commun. Au quotidien, la vie du monarque était partagée entre le souci de l'Etat et celui de sa propre préservation: d'où un équilibre instable entre banquets gargantuesques et menus allégés, entre affaires sérieuses et escapades horticoles, entre prouesses physiques et repos forcés. Quand l'équilibre était rompu, quand le corps reprenait ses droits sur l'étiquette, l'information ne tardait pas à parcourir le royaume et même à franchir les frontières. De là, la monarchie s'est évertuée à célébrer avec trompettes et feux d'artifices les guérisons du roi. Voilà sans doute de quoi faire taire les rumeurs. De ces fêtes somptueuses s'est dégagée l'image d'un prince stoïque que rien ou presque ne pouvait atteindre: en 1686, à peine opéré de sa fistule à l'anus, Louis tient conseil dans son lit de souffrance. Artistes et poètes s'en souviendront longtemps. Mais l'image est peut-être trop belle pour être vraie... A mi-chemin entre microhistoire, médecine et anthropologie, cette biohistoire de Louis XIV raconte la simple vie d'un homme dont le destin fut aussi exceptionnel que banal.
Le corps des reines, l'organe vivant du pouvoir. L'histoire politique de la France d'Ancien Régime doit beaucoup aux femmes de pouvoir et en particulier aux reines. L'étude de leur rayonnement par l'intermédiaire de la dimension corporelle de leur existence atteste que leur fonction ne se limitait pas à l'enfantement et à l'acceptation passive d'une vie de cour monotone : bien au contraire, elles constituaient des pièces maîtresses sur l'échiquier politique et mystique de la royauté. La symbolique plurielle de leur corps féminin, à la fois fécond, pacifique et gracieux, s'ajustait à l'autorité virile, martiale et chevaleresque du roi. Cette complémentarité, avec ses crises, ses mutations et ses permanences, s'est déployée, du Moyen Age au XIXe siècle, au sein d'une évolution plus globale de la monarchie. A partir d'archives parfois inédites et d'images souvent méconnues, l'historien Stanis Perez nous invite à suivre la grande épopée sensible et stratégique d'un pouvoir féminin trop longtemps occulté.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.