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Le sport barbare. Critique d'un fléau mondial
Perelman Marc
MICHALON
12,17 €
Épuisé
EAN :9782841864478
Le sport, en quelques décennies, est devenu le plus grand phénomène de masse mondial du XXe siècle, sans doute la nouvelle et vraie religion du XXIe. Le sport tire toujours sa grande et sa principale force d'une adhésion planétaire, une adhésion de tous; le sport mobilise d'immenses masses coagulées dans les stades ou solidifiées devant les écrans de télévision (au foyer ou sur les places des grandes villes), des masses qui se déversent ensuite et se vaporisent dans les rues des villes pour fêter la victoire, leur victoire. Par le biais de ses structures locale, nationale, internationale, le sport s'est élevé à la hauteur d'un pouvoir mondial au sens d'une autorité qui tend à couvrir, surplomber et pénétrer toutes les activités d'une société en proie au plus grand désarroi. Le sport s'est constitué comme le fer de lance d'une armée en ordre de bataille vis-à-vis de laquelle, curieusement, ceux qu'il méduse sont écrasés par lui. Rouleau compresseur de la modernité décadente, le sport lamine tout sur son passage et devient le seul projet d'une société sans projet. Biographie: Marc Perelman est né en 1953. Architecte de formation, il a soutenu une thèse de philosophie sur les rapports entre le corps et l'architecture. Il est professeur d'esthétique à Paris X-Nanterre.
Marc Perelman s'attaque à l'avènement du sport de compétition en tant que phénomène de masse, institution phare de la mondialisation. Pour lui, le sport provoque la « mutilation de la conscience de tous ceux qui sont fascinés par son spectacle ». Il est une forme de bestialité, de barbarie (étrangeté, rudesse, grossièreté, inculture...). Sa puissance sociale, politique et idéologique s'est développée à une vitesse inouïe. Les médias ne sont pas au service du sport: le sport est devenu un puissant média, la nouvelle et vraie religion du XXIe. L'auteur en pointe les dérives totalitaires, le sport tient le premier rôle dans la consolidation des régimes et pouvoirs en place (Jeux olympiques de Berlin en 1936, Mondial de football de 1978 en Argentine; JO de Moscou en 1980; JO à Pékin en 2008). Il ne s'agit pas seulement de décrire les caractéristiques en apparence les plus insoutenables (dopage, racisme, violence) ou de dynamiter toutes les conceptions au mieux naïves au pire dithyrambiques sur les fonctions, le rôle du sport: éducation, beauté, humanisme. Mais de souligner la contradiction entre le mouvement irrésistible de sa mondialisation - dont il est à la fois le reflet et le projet - et les structures anciennes liées à sa propre histoire et à son ancrage nationaux. Le sport attire en masse, tout âge et aujourd'hui tout sexe confondus, mais en dissolvant les vraies solidarités, en cassant les rapports sociaux, en brisant les valeurs d émancipation.On est sommés de suivre tous les événements sportifs, de penser sport en permanence, le sport est devenu le seul projet d'une société sans projet.
Résumé : Au coeur des villes, le stade apparaît comme le lieu historique de la compétition sportive et d'un spectacle planétaire. Né à Olympie, il s'est métamorphosé en une machine à voir grâce à la modernité technologique - acier et verre, béton et gigantesques porte-à-faux, systèmes télévisuels et vidéo-surveillance. Consacrant une architecture monumentale, le stade est devenu une puissance visuelle ostensible magnétisant les foules fascinées. La rigueur de sa géométrie en anneau participe du façonnement de la masse qui clame sa soumission à l'ordre de la compétition sportive au sein d'un espace clos et dans un temps rythmé par les prouesses des athlètes. Loin de la neutralité, de l'innocence, de la pureté où il puiserait une force originelle, le stade est le réceptacle dans lequel s'accumulent les ferments de la violence. Les rancoeurs politiques et sociales sont captées, orientées et amplifiées par la logique de la compétition sportive dont le stade est la matrice.
Le but, sinon la visée, de cet ouvrage ressortit à une tentative de mise au jour d'une intelligibilité des rapports sociaux, politiques et idéologiques, historiquement institués entre le corps, l'architecture et la ville. Sans prétendre vouloir faire l'inventaire exhaustif des multiples associations, dépendances voire des unions, osmoses, fusions entre ces trois objets ou sphères de recherche, eux-mêmes inscrits dans une interrogation plus large sur l'espace et le temps, ce recueil de textes tente d'analyser les moments forts, les noyaux durs, les structures pérennes dont ils dépendent plus ou moins directement. Quelle est la thèse centrale de cet ouvrage ? Elle est qu'au coeur des rapports réels, symboliques ou encore imaginaires établis entre le corps humain et l'espace, qu'il soit construit matériellement au moyen de l'architecture ou peint par le biais de fresques ou de tableaux, il est de fait question d'un puissant mouvement dont le corps est à l'origine et auquel la pensée sous le registre spéculatif de l'intuition, de l'anticipation, voire sur le modèle de la construction elle-même, lui est attachée. Les différents chapitres de cet ouvrage soutiennent une interrogation sur la cristallisation d'une symbolique corporelle de l'architecture, la mise au jour de la projection du corps - des parties du corps ou du corps tout entier - dans l'architecture voire dans la ville, la réfraction de l'architecture dans le corps, enfin sur l'organisation de la ville perçue comme un gigantesque corps. Le développement de l'ouvrage cherche à montrer que l'organisation du corps, sa dynamique, son mouvement général dans la société occidentale participe de la structure de l'architecture autant que celle-ci le structure jusqu'à procéder à une forme d'amalgame voire de fusion entre eux.
Florence Niederlander a été diagnostiquée Alzheimer en 2013, à l'âge de 42 ans. Depuis l'annonce de la maladie, elle écrit, quand elle le peut, sur des petits bouts de papier ou dans des carnets, un journal intime épars. Sa mémoire, souvent, lui joue des tours. Florence ne se rappelle plus les visages, peut faire ses courses deux fois de suite sans s'en apercevoir, oublier l'utilité de certains objets, se trouver dans un lieu sans savoir pourquoi, ni comment elle y est arrivée. Elle peut, aussi, ne plus reconnaître son fils, Théo. Pour la première fois, un témoignage apporte un regard neuf sur les symptômes d'Alzheimer : sentiment d'égarement permanent, oubli des siens et de soi-même, émotions décuplées... Florence se bat au quotidien contre l'évolution progressive de la maladie, pour retarder au maximum sa perte d'autonomie. De sa mémoire qui doucement se fragmente, elle a su faire naître un texte à son image : lumineux, solaire, empreint d'amour et d'un courage exemplaire, car, malgré la maladie, elle conserve une simplicité et une joie de vivre qui nous questionnent : que reste-t-il lorsque l'on vit dans un éternel présent ?
Condorcet, entre Lumières et Révolution, est l'auteur des cinq Mémoires sur l'instruction publique (1791) et d'un Projet de Constitution (1793). Par ces oeuvres, il entend contribuer à l'institution du citoyen qui suppose à la fois l'instruction publique et la fondation de la République. L'exercice de la citoyenneté est bien l'affaire de tous, mais tous ne s'en avisent pas encore. Condorcet donne ainsi un testament politique à l'héritage philosophique des Lumières. Instituer le citoyen, c'est affirmer et défendre la République qui existe mais c'est aussi penser à celle qui vient, en se souvenant de la longue histoire de la liberté humaine. Ainsi pourrait-on reconnaître Condorcet, lui-même dans ces lignes consacrées, en 1790, à son ami du Nouveau Monde, Benjamin Franklin : "Sa politique était celle d'un homme qui croit au pouvoir de la raison et à la réalité de la vertu, et qui avait voulu se rendre l'instituteur de ses concitoyens avant d'être appelé à en devenir le législateur".
Il manquait quelque chose en moi. Je ne savais pas où chercher, alors j'ai commencé par le frigo. 10 : C'est le nombre de messages que lui et moi avons échangés en quelques jours. 7 : C'est le nombre de kilos que j'ai perdus, quelque part dans cet espace-temps. J'ai perdu le sommeil tout juste après l'appétit. Le premier me fatigue, le second m'arrange. Plus besoin de lutter contre quoi que ce soit, rien à vomir, ça rend la vie tellement plus simple. Mes proches s'inquiètent un peu, pas moi. Moi, je m'inquiète à l'idée que ça puisse "aller mieux" d'un jour à l'autre. Parce que leur "mieux" n'est pas le mien. Mais ça, c'est parce qu'ils pensent tous que je suis guérie". Avec sensibilité et justesse, Mélina Hoffmann nous livre le parcours d'une jeune femme qui tente de garder l'équilibre sur le fil d'une vie qui tangue, au coeur des troubles alimentaires. Le récit d'un mal trop ordinaire, lorsque le corps nous parle d'amour, du vide, du manque et des mensonges que l'on se raconte à soi-même, peut-être plus dangereux que ceux que l'on raconte aux autres.
Nous avons tous entendu : " Mon fils, il sera avocat ou médecin ! " Profession respectée et respectable, le métier d'avocat fait rêver. Mais derrière la robe se cache une réalité que l'on ne soupçonne pas. Avocate au sein du Barreau de Paris, Anaïs de la Pallière retrace ses années d'études et d'exercice en cabinet, ainsi que les sacrifices consentis à son idéal. Une fois le précieux sésame décroché, un autre combat commence. L'avocat ne doit pas seulement se battre chaque jour pour son client et devant les tribunaux : il doit aussi se confronter à ses pairs et survivre. Concurrence exacerbée, rétrocessions inférieures au SMIC, précarité des travailleurs, pressions du chiffre, journées de travail sans fin, humiliations, harcèlement moral, harcèlement sexuel ? certains cabinets peuvent faire vivre un enfer aux nouvelles recrues. La profession a notamment permis le développement d'un système, le contrat de collaboration, qui semble avoir été largement détourné de son bénéfice originel laissant le jeune collaborateur pieds et poings liés au cabinet qui l'emploie. Et que dire de la pression exercée sur les jeunes avocates qui envisageraient une maternité... ! Heureusement, la parole se libère peu à peu. Les premières mesures commencent à se mettre en place pour lutter et faire sanctionner ces dérives. En donnant également voix à ses confrères, Anaïs de la Pallière signe un document engagé, nécessaire et plein d'espoir pour une profession qu'elle n'a jamais cessé d'aimer.