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La darse rouge
Pépin Ernest
CARAIBEDITIONS
8,60 €
Épuisé
EAN :9782373110296
La paisible Place de la Victoire à Pointe-à-Pitre navigue entre le passé et le présent. C'est du moins ce que croit l'inspecteur Moril, surnommé Don Moril, jusqu'au jour où l'on découvre le cadavre de Maître Quimpérat sur la Darse. Le corps émasculé donne lieu à une enquête qui révèle, derrière la vie bien rangée du notable, une série de mystères plus troublants les uns que les autres. Dans le cercle des suspects Don Moril rencontre l'épouse, la pulpeuse maîtresse et de curieux personnages. Tout se complique du fait que d'autres assassinats surviennent. Les pistes s'embrouillent. Les hypothèses s'effondrent avant que la vérité insoupçonnable apparaisse au grand jour. Ernest Pépin entre avec "La Darse rouge" dans l'univers palpitant du roman policier. Il noue et dénoue une intrique captivante. Avec talent, il nous entraîne dans les profondeurs d'une Guadeloupe beaucoup plus complexe qu'elle n'apparaît de prime abord. Sans exotisme, Ernest Pépin réussit à faire de Pointe-à-Pitre le carrefour de toutes les émotions humaines.
Dans les années 1950, un jeune garçon décrit sa vie en Guadeloupe: l'excursion à la rivière pour laver le linge, les jeux avec les "ti-filles", les récits merveilleux du grand-père Réache qui a rencontré le roi des bandits, sans oublier la venue du préfet de "l'en-France" et la peur de revenir en esclavage. Une enfance marquée par l'odeur du colombo, le goût des mangues cueillies en douce, les couleurs flamboyantes des fleurs de tulipier...
Posée sur l'arc des Petites Antilles, la Guadeloupe en est l'île la plus étendue, battue par l'Atlantique et bercée par la mer des Caraïbes. Mais la Guadeloupe, ce sont en réalité sept îles, à commencer par "Karukéra", son nom créole, l'île principale qui a la forme d'un gigantesque papillon végétal. Longues plages blanches de Sainte-Anne, plages noires de Trois-Rivières, anses bordées de mangroves et de cocotiers, violence du cyclone, présence tutélaire du volcan... La Guadeloupe offre mille visages. Ce "confetti d'empire" est un monde à part et à part entière, à l'histoire tourmentée et souvent douloureuse. Pourtant la vie y semble aujourd'hui "menteusement souriante": les temples de la consommation se multiplient, le carnaval, les concours de miss, les piscines entretiennent l'illusion d'un paradis "moderne". Voyage au plus près de l'âme d'un archipel écartelé entre les diverses composantes de sa mutation en compagnie de Gilbert de Chambertrand, Saint-John Perse, Gisèle Pineau, Simone Schwarz-Bart, Maryse Condé, Max Rippon, Daniel Maximin et bien d'autres...
Résumé : En Guadeloupe, le lewoz est un rassemblement de joueurs de tambour virtuoses. Les "tanbouyès" , comme on les appelle, font résonner leurs instruments toute la nuit. Ils sont alors les grands prêtres de la mémoire collective. En s'inspirant de cette tradition héritée de l'Afrique, tour à tour préservée et enrichie par les descendants des esclaves, l'auteur retrace l'épopée d'un peuple qui a su convertir sa souffrance initiale en chant de vie, de résistance et d'espoir. Ce roman inspiré et baroque transforme la langue française en musique créole. Loin d'enfermer, les rites et les rythmes du lewoz s'adressent à toute l'humanité avec la générosité de ceux qui savent que les cultures sont comme une main tendue... Le lecteur de Tambour-Babel est convié à une cérémonie initiatique où les tambours créent "une langue pour remplacer toutes les langues" .
Le tango est une pensée triste qui se danse", a dit Borges. Ce "tango" de la haine est le récit d'une danse infernale, celle de la séparation douloureuse d'un couple, Abel et Nika, qui ont vécu vingt ans ensemble. Lorsque Abel, le mari, rexprend sa liberté et refait sa vie, Nika se mue en tigresse... Le roman se confond alors avec la rage qui l'anime, il cède au déferlement lyrique, incantatoire et luxurieux sur le tempo nerveux du créole.
Mi yo ! Voici une cinquantaine d'objets qui permettent une immersion dans la vie d'antan aux Antilles. Il a fallu d'imperceptibles cillements pour que les jours soient autres et, avec eux, les gestes intrinsèquement liés aux objets. Utiles autrefois, ils sont inutilisés aujourd'hui sinon pour décorer les maisons ou compléter la collection des musées. Les nostalgiques et les plus jeunes à la vue brouillée par la brume de la modernité peuvent, ensemble, s'éclairer aux lanternes du souvenir. Mi yo ! Mis en lumière, figés sur le papier, certains objets d'antan sont sauvés de l'oubli. Avec eux, on plonge dans une ambiance folklorique, celle des rues, des cases et des lotos. On imagine la clameur des villes en écoutant résonner un lambi ou le chant du rara de semaine sainte. On redécouvre les pratiques alimentaires : moudre du café, piler des condiments, touiller à l'aide d'un bâton-lélé, boire dans une timbale en fer-blanc... On éprouve la rudesse d'une vie sans eau courante contraignant à utiliser des jarres, cruches, couds ou pots de chambre. On apprécie l'ingénierie des objets tels que la boîte à crabes ou la nasse à ouassous.