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Jardin de nuit
Pépin Ernest
ECARLATE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296059931
Les nuits des villes, orphelines de la bonté du jour, sont des putains tristes sur le trottoir du ciel. Les nuits des villes rugissent comme des paquebots blessés dans les creux des mensonges. Les nuits des villes dînent au bordel en jetant aux mendiants des rognures d'étoiles. Les nuits des villes font un cinéma d'enfer où les anges conviés jouent au démon. Les nuits des villes ont la peau déchirée par l'écharde des enseignes. Seules les statues dorment clouées à leur silence. Le fleuve est une longue histoire racontée par les nuits. Les villes ainsi soignent leur insomnie... Biographie de l'auteur Ernest Pépin est né en 1950, en Guadeloupe. Il est notamment l'auteur de: Au verso du silence (L'Harmattan, 1984); Salve et Salive (Silex, 1986); L'Homme au bison; Tambour-Babel; Le tango de la haine; Coulée d'or (Gallimard); Lettre ouverte à la jeunesse (Jasor, 2001); Cantique des tourterelles (Ecritures, 2004); Africa-solo (Mémoire d'encrier, 2008).
Un couple de "métropolitains" quitte Paris pour s'installer en Guadeloupe, avec le projet de créer un restaurant. Passé une période d'euphorie, le mirage d'une vie facile s'évanouit. De déconvenue en déconvenue, ils découvrent alors une tout autre réalité: difficultés économiques, chèques sans provision, familles surendettées, incompréhensions liées au poids de l'histoire coloniale... Lorsque le couple se sépare, l'homme erre tel un clochard sur le marché de Pointe-à-Pitre. Ce sera pour lui l'occasion de découvrir une autre Guadeloupe. Une terre comme les autres, avec ses contradictions, ses laideurs et ses beautés, ni paradis, ni enfer : une terre humaine.
Le tango est une pensée triste qui se danse", a dit Borges. Ce "tango" de la haine est le récit d'une danse infernale, celle de la séparation douloureuse d'un couple, Abel et Nika, qui ont vécu vingt ans ensemble. Lorsque Abel, le mari, rexprend sa liberté et refait sa vie, Nika se mue en tigresse... Le roman se confond alors avec la rage qui l'anime, il cède au déferlement lyrique, incantatoire et luxurieux sur le tempo nerveux du créole.
Résumé : Dans une Guadeloupe tourmentée par le chaos de sa diversité ethnique, sociale et culturelle, au temps des rues obscures les rumeurs devenaient des réalités. Un jour, la rumeur annonça "l'Homme-au-Bâton" . Personnage mystérieux, sans visage, sans nom, qui défraya la chronique de nos jours immobiles en nous faisant glisser sous l'écale de la peur. Partout à la fois, aux quatre coins de notre poussière d'île, invisible et sinistrement présent, il perforait nos femmes en laissant derrière lui un sillage de parole et une kyrielle d'enfants. Dès lors nos imaginaires, riches de toutes les peurs (peur du nègre marron, peur du cyclone, peur de la Soufrière, etc.), inventèrent les parades les plus cocasses.
La paisible Place de la Victoire à Pointe-à-Pitre navigue entre le passé et le présent. C'est du moins ce que croit l'inspecteur Moril, surnommé Don Moril, jusqu'au jour où l'on découvre le cadavre de Maître Quimpérat sur la Darse. Le corps émasculé donne lieu à une enquête qui révèle, derrière la vie bien rangée du notable, une série de mystères plus troublants les uns que les autres. Dans le cercle des suspects Don Moril rencontre l'épouse, la pulpeuse maîtresse et de curieux personnages. Tout se complique du fait que d'autres assassinats surviennent. Les pistes s'embrouillent. Les hypothèses s'effondrent avant que la vérité insoupçonnable apparaisse au grand jour. Ernest Pépin entre avec "La Darse rouge" dans l'univers palpitant du roman policier. Il noue et dénoue une intrique captivante. Avec talent, il nous entraîne dans les profondeurs d'une Guadeloupe beaucoup plus complexe qu'elle n'apparaît de prime abord. Sans exotisme, Ernest Pépin réussit à faire de Pointe-à-Pitre le carrefour de toutes les émotions humaines.
Le présent ouvrage, nommé en hommage à Brighton, ville culte de l'affrontement des mods et des rockers dans les années soixante, décrit la passion de l'adolescence sur fond de renouveau du rock au milieu des années 2000. Une passion qui vient s'écraser, parfois avec violence, contre une réalité plus prosaïque. La banlieue pavillonnaire, les losers, la masturbation, la tout mêlé de rêves de grandeur et de rédemption... tout un programme !
Ca se passe en Australie et il y a un kangourou qui s'appelle Ulu... En fait, non ça raconte l'histoire du monde tel que le voit Dominique Agostini. Il y a quelqu'un qui s'est fait castrer, pendant que le satellite espion KH12 zoome sur les quais. Dans une grotte en Afghanistan des pigeons voyageurs annoncent la mort de Massoud. Ensuite ça se complique. La petite fille n'aime plus babar. Elle veut le dépecer, en faire des jambons, ce qui est bizarre, car des jambons de Babar ce n'est guère courant, mais elle a ses raisons". Vincent Ravalec.
La traduction française de Makra parait, en dilettante, à l'occasion du cinquantenaire de la révolution hongroise de 1956. En France, son auteur, Ákos Kertész n'est pas tout à fait " inconnu du grand public : son roman Le prix de l'honnêteté été publié en 2004 chez le même éditeur, dans la même collection. En Hongrie, Makra a été l'un des grands succès de librairie des années 1970. Ákos Kertész fut le premier écrivain hongrois à oser aborder la révolution de 1956 d'un point de Vue impartial. Incapable d'agir contre cet ouvrage passionnant, populaire, la censure de l'époque a préféré le tolérer. Traduit en onze langues - polonais, tchèque, finnois, espagnol, japonais, etc. -, il a été vendu au total à 1200000 exemplaires, dont 250 000 en Hongrie et autant en Allemagne. Makra n'a rien perdu de son actualité. Les trois femmes, les trois amours de son héros ouvrier s'inspirent successivement des traditions petites bourgeoises, de la révolte individuelle, et, plus simplement, de la prise de conscience de la réalité des choses que l'on vit. Qu'on lise ou qu'on relise le présent livre, l'émotion reste intacte.
Quatre schizophrènes aux frontières de la raison humaine se côtoient, se frôlent, s'évitent entre les couloirs de l'hôpital et leurs froids appartements thérapeutiques. Prisonniers de leurs hallucinations, captifs de leur monde intérieur, ils se montrent aussi capables d'une étonnante fraternité, d'une frappante lucidité, parfois même d'amour. C'est à la lumière de témoignages réels recueillis par la jeune psychologue Margot Morgiève entre 2006 et 2008 que cette pièce de théâtre a été écrite. C'est une immersion, une plongée au coeur de la folie que l'auteur a effectuée pour en rapporter ces éclairs de pensée, ces fulgurances foudroyantes, ces délires qui clouent sur place.