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Sculpter
Penone Giuseppe ; Tsaï Gilberte
MACULA
16,00 €
Épuisé
EAN :9782865891535
En 2019, Gilberte Tsaï a invité l'artiste italien Giuseppe Penone à donner une conférence à l'adresse des enfants sur sa pratique artistique de la sculpture. Elle explique sa première rencontre avec son travail au détour d'un sentier : "Il y a une vingtaine d'années, je me promenais dans le parc du Domaine de Kerguehennec, en Bretagne, et au détour d'un chemin, j'ai vu une sculpture qui m'a beaucoup émue. Un être humain en bronze était en mouvement vers l'avant, on pouvait voir au sol les traces de ses pas, et son corps était traversé par un petit arbre frêle. Cette oeuvre, apparaissant comme un symbole de la relation entre les humains et la nature, m'a énormément marquée ; comme cela arrive parfois, on tombe en arrêt devant une oeuvre, on se sent très ému, et elle va vous accompagner toute votre vie. C'est la première oeuvre que j'ai vue de Giuseppe Penone, elle s'intitulait Un sentier de charme". Dans un texte court et précis, Giuseppe Penone explique sa démarche artistique et plus spécifiquement les liens qu'il entretient avec les éléments qui l'entourent tels que l'air, les pommes de terre, les arbres, les courges, les feuilles : "Un travail de sculpture ce n'est pas un travail de parole, c'est un travail de matière, [... ]. Mon travail, au fond est un travail d'émerveillement, par rapport à la réalité, par rapport à la matière". En se concentrant sur la matérialité de la sculpture dans son travail, il nous permet de suivre ses mains et d'entrer - littéralement - dans le bronze, le bois et le souffle du vent. A la fois poétiques et pratiques, ces pages nous emmènent sur les sentiers de l'un des plus saisissants créateurs de son époque.
Respirer l'ombre est la part dévolue au langage du surprenant dialogue, pour le reste prioritairement fait de gestes, avec ce que nous appelons la nature, entamé par l'artiste voici plus de trente-cinq ans. Un dialogue dont on remarquera qu'il est toujours mezzo voce: la conscience qu'a Penone d'une fraternité avec les pierres ou les plantes (il sait, comme Klee, que l'homme" est nature, morceau de nature dans l'aire de la nature "), sa familiarité décontractée avec l'Antiquité (l'Italie n'est-elle pas ce pays où l'histoire de l'art tient lieu d'histoire tout court?) le fait converser d'égal à égal avec l'arbre et le ruisseau, tutoyer leurs divinités tutélaires (empruntées surtout au panthéon gréco-romain, mais s'y invite ici ou là un dieu exotique). Respirer l'ombre peut se lire comme un recueil de récits mythiques, de paraboles fondatrices, sans qu'on puisse y déceler la moindre trace de pathos ou de grandiloquence; le mythe prend des allures du haïku cher à Roland Barthes, et les textes de Penone parlent des choses cachées et des commencements du monde avec la précision économe et discrète d'un journal de bord."
Présentation de l'éditeur Pour son exposition au musée de Grenoble, première grande exposition dans un musée français depuis sa rétrospective au Centre Georges-Pompidou en 2004, Giuseppe Penone conçoit un parcours très libre qui mêle oeuvres anciennes et créations nouvelles, sculptures et réalisations murales, pièces monumentales et oeuvres intimistes. À la manière de Bachelard, il offre une rêverie sur les éléments, rêverie sensuelle et poétique qui conduit incidemment à une approche renouvelée de la relation de l'homme à la nature, des liens profonds et indéfectibles qui les unissent. Bois, marbre, bronze, mais aussi végétaux, soie, cuir, graphite donnent forme à un nombre important de sculptures ainsi qu'à une réalisation in situ. Elles sont accompagnées d'une sélection de dessins, dont de nombreux inédits, qui viennent éclairer leur genèse. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne se développent en cinq sections. La première évoque le toucher ; de la préhension première du nourrisson qui cherche à saisir la matière pour lui donner un sens nouveau. La deuxième s'attache à la peau ; à cette frontière perméable entre extérieur et intérieur qui renferme et protège les fluides vitaux (sang, eau, sève, résine...). La troisième porte sur le souffle, souffle du vent qui traverse les feuillages, souffle de la respiration qui anime les corps ; cette mise en résonance du corps et du végétal, rappel de la métamorphose de Daphné d'Ovide, illustre les liens qui unissent l'homme et la nature. La quatrième explore, à travers des empreintes magnifiées, les passages incessants et multiples entre les règnes minéral, végétal et animal. La cinquième, enfin, est un chant à la nature retrouvée, chant d'amour à la beauté des arbres, à leur puissance singulière et unique qui, à l'image des corps, conservent en eux l'histoire et le temps.
Résumé : Né en 1947 à Garessio, en Italie, Giuseppe Penone est associé au mouvement de l'Arte Povera. Il est l'auteur de nombreuses expositions personnelles dans le monde : Paris, Centre Pompidou, 2004, Biennale de Venise, 2007, Château de Versailles, 2013, Florence, Les Offices, 2021, Paris, BNF, 2021. " Le besoin d'élaborer, de comprendre l'image que je produis m'incite à noter des pensées qui n'ont de valeur qu'en regard du travail. " G.P. Giuseppe Penone constamment mêle deux pratiques : la sculpture et l'observation ; elles vont de pair et organisent son travail. C'est ce qu'il rapporte ici, dans des textes où l'écrivain reprend les déambulations du sculpteur. Giuseppe Penone regarde Giuseppe Penone qui regarde. Il introduit le doute dans la réalité complexe où coexistent l'objet, la sculpture et le récit ; le doute éclatant peuplé de quelques merveilleuses apparitions. Extrait de la préface de Laurent Busine.
Respirer l'ombre est la part dévolue au langage du surprenant dialogue, pour le reste prioritairement fait de gestes, avec ce que nous appelons la nature, entamé par l'artiste voici plus de trente-cinq ans. Un dialogue dont on remarquera qu'il est toujours mezzo voce: la conscience qu'à Penone d'une fraternité avec les pierres ou les plantes (il sait, comme Klee, que l'homme" est nature, morceau de nature dans l'aire de la nature "), sa familiarité décontractée avec l'Antiquité (l'Italie n'est-elle pas ce pays où l'histoire de l'art tient lieu d'histoire tout court?) le fait converser d'égal à égal avec l'arbre et le ruisseau, tutoyer leurs divinités tutélaires (empruntées surtout au panthéon gréco-romain, mais s'y invite ici ou là un dieu exotique). Respirer l'ombre petit se lire comme un recueil de récits mythiques, de paraboles fondatrices, sans qu'on puisse y déceler la moindre trace de pathos ou de grandiloquence; le mythe prend des allures du haïku cher à Roland Barthes, et les textes de Renoue parlent des choses cachées et des commencements du monde avec la précision économe et discrète d'un journal de bord."
Résumé : Que le disciple de Perret, le champion du fonctionnalisme, l'inventeur de la "machine à habiter", le partisan d'un urbanisme de la table rase ait puisé son inspiration et sa vision messianique dans les Grands initiés de Schuré, le Zarathoustra de Nietzsche, ou l'Art de demain de Provensal - voilà qui paraîtrait incroyable si Paul V. Turner ne le démontrait dans ce livre avec l'évidence d'une enquête objective. L'auteur a entrepris l'examen méthodique de la bibliothèque de Le Corbusier, il en a établi la chronologie, feuilleté page à page les ouvrages, recopié les notes, étudié les passages soulignés. Il nous révèle l'univers philosophique et moral du jeune Jeanneret, son apprentissage intellectuel. Après quoi Turner nous montre la persistance de ces premières acquisitions, leur présence souterraine dans les textes et les oeuvres ; il explique l'origine des "tracés régulateurs", du "Modulor", et de bon nombre de choix esthétiques qui ont fait la célébrité de Le Corbusier : le pilotis, l'horreur de l'ornement, l'obsession géométrique... Un livre qui est un "roman d'apprentissage" et qui renouvelle de fond en comble l'image qu'on s'était faite du plus illustre architecte du siècle.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.