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Respirer l'ombre
Penone Giuseppe ; Semin Didier ; Coste Mireille ;
ENSBA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782840562894
Respirer l'ombre est la part dévolue au langage du surprenant dialogue, pour le reste prioritairement fait de gestes, avec ce que nous appelons la nature, entamé par l'artiste voici plus de trente-cinq ans. Un dialogue dont on remarquera qu'il est toujours mezzo voce: la conscience qu'à Penone d'une fraternité avec les pierres ou les plantes (il sait, comme Klee, que l'homme" est nature, morceau de nature dans l'aire de la nature "), sa familiarité décontractée avec l'Antiquité (l'Italie n'est-elle pas ce pays où l'histoire de l'art tient lieu d'histoire tout court?) le fait converser d'égal à égal avec l'arbre et le ruisseau, tutoyer leurs divinités tutélaires (empruntées surtout au panthéon gréco-romain, mais s'y invite ici ou là un dieu exotique). Respirer l'ombre petit se lire comme un recueil de récits mythiques, de paraboles fondatrices, sans qu'on puisse y déceler la moindre trace de pathos ou de grandiloquence; le mythe prend des allures du haïku cher à Roland Barthes, et les textes de Renoue parlent des choses cachées et des commencements du monde avec la précision économe et discrète d'un journal de bord."
Présentation de l'éditeur Pour son exposition au musée de Grenoble, première grande exposition dans un musée français depuis sa rétrospective au Centre Georges-Pompidou en 2004, Giuseppe Penone conçoit un parcours très libre qui mêle oeuvres anciennes et créations nouvelles, sculptures et réalisations murales, pièces monumentales et oeuvres intimistes. À la manière de Bachelard, il offre une rêverie sur les éléments, rêverie sensuelle et poétique qui conduit incidemment à une approche renouvelée de la relation de l'homme à la nature, des liens profonds et indéfectibles qui les unissent. Bois, marbre, bronze, mais aussi végétaux, soie, cuir, graphite donnent forme à un nombre important de sculptures ainsi qu'à une réalisation in situ. Elles sont accompagnées d'une sélection de dessins, dont de nombreux inédits, qui viennent éclairer leur genèse. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne se développent en cinq sections. La première évoque le toucher ; de la préhension première du nourrisson qui cherche à saisir la matière pour lui donner un sens nouveau. La deuxième s'attache à la peau ; à cette frontière perméable entre extérieur et intérieur qui renferme et protège les fluides vitaux (sang, eau, sève, résine...). La troisième porte sur le souffle, souffle du vent qui traverse les feuillages, souffle de la respiration qui anime les corps ; cette mise en résonance du corps et du végétal, rappel de la métamorphose de Daphné d'Ovide, illustre les liens qui unissent l'homme et la nature. La quatrième explore, à travers des empreintes magnifiées, les passages incessants et multiples entre les règnes minéral, végétal et animal. La cinquième, enfin, est un chant à la nature retrouvée, chant d'amour à la beauté des arbres, à leur puissance singulière et unique qui, à l'image des corps, conservent en eux l'histoire et le temps.
Résumé : Né en 1947 à Garessio, en Italie, Giuseppe Penone est associé au mouvement de l'Arte Povera. Il est l'auteur de nombreuses expositions personnelles dans le monde : Paris, Centre Pompidou, 2004, Biennale de Venise, 2007, Château de Versailles, 2013, Florence, Les Offices, 2021, Paris, BNF, 2021. " Le besoin d'élaborer, de comprendre l'image que je produis m'incite à noter des pensées qui n'ont de valeur qu'en regard du travail. " G.P. Giuseppe Penone constamment mêle deux pratiques : la sculpture et l'observation ; elles vont de pair et organisent son travail. C'est ce qu'il rapporte ici, dans des textes où l'écrivain reprend les déambulations du sculpteur. Giuseppe Penone regarde Giuseppe Penone qui regarde. Il introduit le doute dans la réalité complexe où coexistent l'objet, la sculpture et le récit ; le doute éclatant peuplé de quelques merveilleuses apparitions. Extrait de la préface de Laurent Busine.
Résumé : La solitude urbaine, le sentiment d'exil, la mélancolie tout autant que la préoccupation de connaître expérimentalement les rapports qu'entretiennent la peinture et l'architecture dans des ?uvres monumentales et populaires transparaissent dans les écrits de Sironi, échos des paradoxes que porte en elle l'?uvre désaccordée d'un artiste à la poursuite d'une impossible conciliation entre un espace infiniment ouvert et une figure à jamais prisonnière.
En 1863, Eugène, Viollet-le-Duc est parvenu à l'apogée de sa carrière d'architecte ; ses grands projets de restauration sont en cours d'achèvement : Avignon, Pierrefonds, Carcassonne, Notre-Dame... Il se penche alors sur les problèmes de l'enseignement de l'architecture et des beaux-arts. Il conçoit le vaste projet de réorganisation de l'enseignement de l'Ecole des beaux-arts, qui se concrétise par un décret du 13 novembre 1863. En 1864, Eugène Viollet-le-Duc reçoit la chaire d'histoire de l'art et d'esthétique. Il donne sept conférences, présentées dans leur intégralité dans cet ouvrage. Ces sept cours s'articulent autour de la période antique : les arts grec, romain, égyptien et hindou. Très controversé par le courant conservateur, et en dépit des encouragements de ses amis, Viollet-le-Duc reprend sa liberté après son dernier cours le 18 mars 1864. Geneviève Viollet-le-Duc, son arrière-petite-fille, historienne de l'art, présente dans sa postface les principaux événements de cette période mouvementée de l'Ecole des beaux-arts.
Les écrits de Max Beckmann s'imposent au rang des plus importants écrits d'artistes du XXe siècle. Les journaux, correspondances, conférences, préfaces, réunis dans cet ouvrage, et pour la première fois traduits en français, couvrent la période 1903-1950. Ils donnent à la fois un remarquable témoignage sur les deux guerres mondiales et sur le mode-de-vie et le processus de création de Beckmann. Il convient comme le souligne Philippe Dagen dans sa préface, de lire "cet ouvrage autant comme un manuel de résistance pour le présent que comme un livre d'histoire du passé".