Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pays Gorge île dans la terre. (Poèmes)
Pénel Jean-Dominique
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782738451415
Djibouti, pays de la taille d'une île, une île dans la terre. Djibouti, là où la Mer Rouge rencontre l'Océan Indien. Djibouti, le lieu même où, dans la Corne de l'Afrique, s'ouvre une faille, prémisse d'une déchirure du continent, gorge ouverte qui boit la mer, Djibouti, espace de nomades poètes qui désormais convergent vers la ville dont la taille ne cesse de croître autour du port et de son avancée dans la baie de Tadjoura. C'est de ce lieu que s'élève un chant qui parle des êtres qui y vivent (Odeurs de bêtes et d'hommes), des paysages et de la ville (Pays gorge où la mer s'enfonce), pour s'achever (Sur le fil de l'infime) en un songe sur les limites et l'origine : le signe avant qu'il n'ait du sens, le son avant qu'il ne soit mot. Songe né du pays lui-même et de la ligne effilée de la ville qui pénètre la mer.
Ce volume présente des entretiens réalisés en 1993 avec onze auteurs ou hommes de culture. La génération des années 1930 est représentée par Mahamadou Halidou Sabbo, enseignant, auteur de romans, et par Diouldé Laya, sociologue, qui s'est activement intéressé à la littérature orale et aux langues nationales, son poste de directeur du CELTHO lui ayant d'ailleurs permis de favoriser toutes les initiatives dans ce domaine. De la génération des années 1940, on lira les entretiens avec : André Salifou, historien, auteur de théâtre (mais, qui, depuis cette époque, a publié dans d'autres registres littéraires et est devenu une personnalité politique) ; Mamane Maïdo, enseignant, passionné de haoussa, sa langue maternelle dans laquelle il écrit des pièces de théâtre ; Diado Amadou, auteur de Maïmou ou le drame de l'amour, qui eut en son temps un réel succès populaire, qui occulta un peu ses autres oeuvres (nouvelles, poèmes) ; Abdoua Kanta, auteur de nouvelles et de divers scénarii, est sur-tout connu pour Lélée qui eut des adaptations pour la littérature jeunesse et le cinéma ; Yacou Karanta, poète dont la vie fut particulièrement mouvementée. La génération suivante s'est illustrée grâce à Mamane Sani, enseignant, qui doit sa notoriété à la transposition des chants et musique traditionnels dans le registre musical moderne, et à trois écrivains, Salif Dago, Moussa Mahamadou et Kangaï Seyni Maïga auteurs de nouvelles publiées collectivement sous le titre La calebasse renversée.
Lorsqu'on cherche à cerner la manière dont la littérature djiboutienne écrite d'expression française a progressivement émergé, on se rend compte que les années 1970 jouent un rôle important. Dans cette décennie, en effet, les multiples associations culturelles, les premiers journaux djiboutiens et les nouvelles orientations politiques qui conduiront à l'indépendance, le 29 juin 1977, constituent un ensemble de facteurs traduisant la volonté de s'exprimer et de s'affirmer. La littérature participe à ce mouvement général. Malheureusement on a oublié ceux qui ont été les premiers à prendre la parole. C'est pourquoi cet ouvrage redonne vie et parole à Abdillahi Doualeh et Houssein Abdi, représentatifs de cette période d'effervescence et d'émergence. On y a joint un texte inédit de Dini', nom qui désigne un ou peut-être plusieurs jeunes écrivains afars. Ces auteurs s'inspirent tous de leur terroir et de la culture djiboutienne. Ils apportent ainsi à la langue française leurs richesses culturelles et littéraires. Un ouvrage pour compléter notre connaissance d'un pan méconnu de la littérature francophone, de la littérature africaine au temps des indépendances et de la littérature djiboutienne.
Dans la décennie qui a précédé l'indépendance de Djibouti, le 27 juin 1977, on assiste à une prise de conscience collective des Djiboutiens, non seulement dans les actes, mais aussi dans les écrits. Les petits journaux politiques se multiplient. Un jeune instituteur, Abdillahi Doualé Waïss, après avoir publié des histoires somalies dans le journal de l'administration (1970-1973), décide de s'exprimer librement. D'abord avec une association de consommateurs dont il rédige la publication (Le Consommateur, 1973), puis il crée son propre journal, Iftiin (Lumière), qui ne se rattache à aucun parti politique, mais s'appuie principalement sur la jeunesse scolarisée. La condamnation financière qui lui sera imposée suite à un article de son journal, freinera sa productivité. Entre 1974 et mai 1977, il fera paraître 21 numéros. On lira dans cette publication les exemplaires qu'on ne trouve plus à Djibouti mais en France, accompagnés d'informations, nécessaires à une meilleure compréhension, sur le contexte de l'époque. La série d'Iftiin est malheureusement incomplète, il manque cinq numéros.
Ce volume présente des entretiens réalisés en 1992 avec dix auteurs ou hommes de culture nigériens. Barkiré Alidou, né dans les années 1920, a été pendant près de vingt ans membre et président de l'Amicale de Niamey, association pionnière en matière de théâtre, puisque remontant aux années 1930. De même Marcel Inné, né dans les années 1930, a pu rendre compte des activités des instituteurs et enseignants en province pendant la période coloniale et au début de l'indépendance. Ces deux hommes, sans être des créateurs, sont impliqués dans le développement de la littérature et il est bon de ne pas les oublier. Dans le domaine théâtral, Rima Adamou, né dans les années 1930, est le maître incontestable du théâtre radiophonique en zarma, pour lequel il a produit un nombre important, malheureusement non répertorié, de pièces. Djibo Mayaki, né dans les années 1930, a créé, lui aussi, des pièces de théâtre en français, dont trop peu d'entre elles, ont été publiées - l'absence de publications lui étant préjudiciable. Quant à Alhassane Danté, de la génération des années 1940, il s'est fait connaître dans le domaine du chant lyrique en zarma. Un auteur, né dans les années 1930, est tout à fait hors du commun : Soli Abdourhamane écrit en effet en braille puisqu'il est non voyant depuis la fin de ses études de droit. Cela ne l'a pas empêché d'obtenir un prix de la nouvelle au concours de RH et d'avoir une carrière politique jusqu'au niveau de ministre, ce qui prouve sa détermination et sa force de caractère. Amadou Ousmane, né dans les années 1940, journaliste et responsable de la communication au plus haut niveau, offre l'originalité d'avoir consacré la majeure partie de son écriture au monde de la justice. Albert Issa (génération des années 1940) est un poète très (sinon trop) discret qu'il fallait bien sortir de sa réserve. Deux auteurs, Boubé Zoumé, poète, et Idé Adamou, poète, romancier et nouvelliste, illustrent l'écriture de la génération des années 1950. Idé Adamou introduit en poésie la production en zarma à côté de celle en français pour sortir du déchirement de la langue de création.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.