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Le consommateur et Iftiin d’Abdillahi Doualé Waïss. Djibouti 1973-1977
Pénel Jean-Dominique
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782336541389
Dans la décennie qui a précédé l'indépendance de Djibouti, le 27 juin 1977, on assiste à une prise de conscience collective des Djiboutiens, non seulement dans les actes, mais aussi dans les écrits. Les petits journaux politiques se multiplient. Un jeune instituteur, Abdillahi Doualé Waïss, après avoir publié des histoires somalies dans le journal de l'administration (1970-1973), décide de s'exprimer librement. D'abord avec une association de consommateurs dont il rédige la publication (Le Consommateur, 1973), puis il crée son propre journal, Iftiin (Lumière), qui ne se rattache à aucun parti politique, mais s'appuie principalement sur la jeunesse scolarisée. La condamnation financière qui lui sera imposée suite à un article de son journal, freinera sa productivité. Entre 1974 et mai 1977, il fera paraître 21 numéros. On lira dans cette publication les exemplaires qu'on ne trouve plus à Djibouti mais en France, accompagnés d'informations, nécessaires à une meilleure compréhension, sur le contexte de l'époque. La série d'Iftiin est malheureusement incomplète, il manque cinq numéros.
Résumé : Aiguilles de pin donne à sentir les émotions disparates que nous offre le désordre de notre quotidien : les joies, que procurent tout autant la nature que des chansons, des musiques, des films, des lectures, des formes peintes, et puis ces déchirures que sont les disparitions, les guerres incessantes, les blessures de l'âme. Mais aussi des rêves, des naissances et l'inépuisable beauté de la banalité... Les choses de la vie, comme on dit.
De la poésie centrafricaine écrite, on ne connaît que la voix de Makombo Bambote qui publie depuis 1960, mais rien en dehors de lui. Cette anthologie se propose donc d'offrir un aperçu de la production poétique d'une soixantaine d'auteurs centrafricains dont les oeuvres demeurent inédites et inconnues même dans leur propre pays. Les poèmes sont composés en français mais quelques-uns d'entre eux ont été écrits en sango, langue nationale de la RCA. Les thèmes et les formes de cette poésie sont très variés, cependant on ne manquera pas de relever l'impact des violents événements de 1979 sur la conscience des centraficains vis-à-vis d'eux-mêmes et aussi sur la nécessité qui leur incombe de s'exprimer. Même après ce bouleversement socio-politique, les conditions générales de la vie quotidienne restent très difficiles, ce qui donne à la parole poétique sa valeur et sa force : même si elle balbutie, elle n'est jamais gratuite ; elle n'est pas jeu de mots mais profond désir de dire et de libérer. Les textes de cette anthologie ont été collectés par J.-D. Pénel en 1983 quand il animait à la Radio centrafricaine une émission intitulée "Regards et Lumières sur la Littérature centrafricaine".
Ce volume présente des entretiens réalisés en 1993 avec onze auteurs ou hommes de culture. La génération des années 1930 est représentée par Mahamadou Halidou Sabbo, enseignant, auteur de romans, et par Diouldé Laya, sociologue, qui s'est activement intéressé à la littérature orale et aux langues nationales, son poste de directeur du CELTHO lui ayant d'ailleurs permis de favoriser toutes les initiatives dans ce domaine. De la génération des années 1940, on lira les entretiens avec : André Salifou, historien, auteur de théâtre (mais, qui, depuis cette époque, a publié dans d'autres registres littéraires et est devenu une personnalité politique) ; Mamane Maïdo, enseignant, passionné de haoussa, sa langue maternelle dans laquelle il écrit des pièces de théâtre ; Diado Amadou, auteur de Maïmou ou le drame de l'amour, qui eut en son temps un réel succès populaire, qui occulta un peu ses autres oeuvres (nouvelles, poèmes) ; Abdoua Kanta, auteur de nouvelles et de divers scénarii, est sur-tout connu pour Lélée qui eut des adaptations pour la littérature jeunesse et le cinéma ; Yacou Karanta, poète dont la vie fut particulièrement mouvementée. La génération suivante s'est illustrée grâce à Mamane Sani, enseignant, qui doit sa notoriété à la transposition des chants et musique traditionnels dans le registre musical moderne, et à trois écrivains, Salif Dago, Moussa Mahamadou et Kangaï Seyni Maïga auteurs de nouvelles publiées collectivement sous le titre La calebasse renversée.
Poésie née à Niamey au Niger, dans un contexte de croissance et d'exode rural. Elle évoque les petites gens de la ville, les quartiers populaires, la vie au quotidien.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.