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Théodore Chassériau
Peltre Christine
GALLIMARD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782070115648
Longtemps Théodore Chassériau (1819-1856) fut l'un des grands oubliés de l'histoire de la peinture. Célébré de son vivant pour son audace picturale, pour la vivacité de son trait et sa capacité à renouveler les thèmes iconographiques, Chassériau, dès la fin du XIXe siècle, fut pourtant relégué, à tort, dans la catégorie infamante des peintres pompiers.L'auteur de cette monographie, Christine Peltre, est ainsi confronté à une rude tâche : restituer l'importance de l'?uvre d'un artiste que ces contemporains comparaient à Delacroix. Le texte cohérent et précis retrace donc avec justesse la vie de Chassériau. Mais c'est surtout l'iconographie qui rend cet ouvrage intéressant. Riche de dessins, d'esquisses et même de vues des grandes fresques qu'il réalise pour les institutions, cet album montre la spécificité de ce peintre dans le milieu français de l'époque. Dès lors, on saisit mieux sa fascination pour les motifs exotiques ou même historiques. Ce Théodore Chassériau doit donc être considéré comme une bonne monographie sur ce peintre à découvrir. --Damien Sausset
L'0rient est une préoccupation générale qui agite l'Europe du XIXe siècle ; la production picturale reflète très précisément l'histoire de cet intérêt né avec la campagne d'Egypte de 1798 et lié aux évolutions de la " question d'Orient ", dont l'insurrection grecque à partir de 1821 ou la prise d'Alger en 1830 marquent entre autres les étapes. A la lumière de recherches récentes, la synthèse de Christine Peltre retrace les vibrations artistiques de cette préoccupation au sein des écoles européennes - où se détache l'adhésion massive des Français et des Britanniques. La " haute poésie " de l'Orient romantique est souvent inspirée par Byron ou Hugo et recherche l'effet dramatique, comme en témoignent les compositions de David Roberts, de Decamps ou Delacroix. Ces interprétations se distinguent du regard " ethnographique " du milieu du siècle, illustré par de grands voyageurs comme Lewis, Fromentin ou Gérôme, tandis qu'avec Ingres ou Monticelli se poursuivent les rêves d'atelier. Ces œuvres de terrain ou de laboratoire préludent à la modernité du " troisième style ", fusion de l'Europe et ,le l'Orient pressentie par August Macke comme par Wassily Kandinsky. Témoins d'une histoire qu'ils contribuent à illustrer, les peintres de l'orientalisme écrivent donc aussi la leur : celle d'une quête spirituelle et plastique qui cherche à l'" Est " l'idéal de pureté " primitive ".
Cet ouvrage (étayé par une iconographie richissime) suit l'évolution du regard occidental - et particulièrement français - sur les arts de l'Islam, regard qui passe de la curiosité et de la fascination de certains artistes et collectionneurs à la reconnaissance des chefs-d'oeuvre dans tous les domaines : architecture, décor, objets d'art, faïences, tapis, orfèvrerie, etc. Ce n'est que depuis l'aménagement du Grand Louvre qu'une section spéciale d'Art islamique est créée. Elle va se transformer, dans les prochaines années, en un département autonome, le huitième du Louvre.
L'orientalisme, dont le voyage est l'atelier, se définit d'abord par l'exploration de territoires inscrits, pour l'essentiel, dans les limites de l'Empire ottoman. De Delacroix à Paul Klee, en privilégiant l'expression française, cet ouvrage retrace les étapes d'un mouvement artistique multiforme dont on reconnaît de plus en plus l'importance. "Le monde est moins réel que ce qui active notre vie intérieure", écrit dans La voie cruelle Ella Maillart, l'une des grandes voyageuses du XXe siècle. Cette rencontre entre l'intime et l'étrange, entre l'autre et le même, définit la pratique itinérante et s'applique aussi à l'orientalisme. Loin d'être seulement le fruit d'une lecture de cartes ou des fluctuations de tendances, ces ?uvres sont au croisement de territoires objectifs et d'imaginaires sculptés par un milieu. Les confrontations entre l'ici et l'ailleurs suscitent, au travers de filtres culturels, des regards propres aux artistes d'Occident, qui sollicitent aujourd'hui nos interprétations.
Il n'est de départ que vers le soleil" , écrit Colette, tandis qu'un Guide de l'Algérie invite à "la course au soleil" ... Pour appréhender le voyage en Algérie, Tunisie, Maroc de 1880 à 1931, Christine Peltre fait oeuvre pionnière : mettant en regard les représentations souvent méconnues colportées par les guides et la réclame avec celles créées par Gautier, Gide et autres écrivains voyageurs célèbres ou oubliés, elle révèle un tourisme où les imageries le disputent aux mirages. C'est en creux, pour recomposer des mythes, qu'affleurent les réalités coloniales. A travers les "? lunettes bleues ? " dont il est invité à se munir, le voyageur en partance ne se voit proposer que visions orientalistes et "? Villes d'or ? " , puis les charmes du désert, parfois les arts de l'Islam, jamais "? d'aller boire de l'anisette sous les voûtes du port" comme dira Camus...
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.