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La croisière. Imaginaires maritimes (XIXe-XXIe siècles)
Peltre Christine
MARE MARTIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782362220159
L'ouvrage s'inscrit dans les recherches contemporaines sur l'histoire du voyage dont la croisière est l'une des formes modernes. Du XIXe au XXIe siècles, la "mythologie de la navigation" observée par Roland Barthes est approchée ici dans une conception pluridisciplinaire, avec des spécialistes en histoire, en littérature, en histoire de l'art, en arts visuels. Cette diversité offre une vision large mais structurée par plusieurs thèmes : s'impose d'abord la présence de la Grèce, destination et référence culturelle, le "sillage d'Ulysse" restant pour beaucoup un parrainage obligé - dans une parenthèse qui se vit parfois comme un atelier d'écriture. Mais le loisir maritime est aussi une expression de la modernité, dans l'évolution d'une société où la femme s'affirme et tient la barre ; où l'environnement des villes recherche, avec une architecture aux emprunts balnéaires, le plaisir de vivre en vacances. A cette apparente insouciance, le cinéma et l'art contemporain opposent des relectures critiques, hantées par le thème du naufrage ou les tristes odyssées des migrants.
Dans le sillage de L'Orientalisme d'Edward Saïd, les études postcoloniales ont mis en évidence la couche de "? pittoresque ? " contenue dans les images des peintres occidentaux de l'Orient, au point que certaines d'entre elles pourraient s'assimiler à des images d'Epinal. Selon cette perspective, l'Europe aurait considéré la Méditerranée et le Proche-Orient à l'aune de sa propre fascination, à la fois quête des origines, appel de l'ailleurs, fantasme de sensualité et déprédation symbolique. Cela posé, quelles sont les conséquences d'un tel dessillement sur l'art et sur l'histoire de l'art ?? Par épisodes tirés d'une vie de recherche sur l'art des XIXe et XXe siècles, Christine Peltre retrace l'histoire savante et subjective d'un "? décadrage ? " de l'Orient. En un peu plus d'une douzaine d'étapes, elle nous guide à travers certains de ces hauts lieux de l'"? ailleurs ? " que nous connaissons souvent par les images de nos musées - Athènes, Istanbul, Izmir, Smyrne, Alger, Marrakech, Tunis... - et dans ces villes d'Europe de l'Ouest - Marseille, Barcelone, Madrid - où universitaires et institutions culturelles s'efforcent d'écrire à frais nouveaux, l'histoire du pourtour méditerranéen. Elle-même amenée à s'y rendre pour prendre part à des colloques, l'auteure, au fil d'échanges avec des collègues étrangers, de rencontres avec des artistes et de déambulations urbaines, met à l'épreuve de la réalité le cadre académique de ses réflexions et son regard "? orienté? ". Délicat exercice de décentrement, qui consiste moins à laisser le réel d'aujourd'hui dompter les fantasmes d'hier qu'à concilier la rigueur scientifique, la probité de l'observation et "? cette voix lancinante qui s'élève vers l'inaccessible ? " et qui continue de résonner aux oreilles du voyageur. Dans un dialogue sensible avec les grands témoins de "? notre ? " Orient - Delacroix, Gautier, Hugo, Fromentin, Flaubert, Loti... - et les recherches artistiques et universitaires actuelles, Christine Peltre combine essai érudit, récit de voyage et autobiographie intellectuelle.
Il n'est de départ que vers le soleil" , écrit Colette, tandis qu'un Guide de l'Algérie invite à "la course au soleil" ... Pour appréhender le voyage en Algérie, Tunisie, Maroc de 1880 à 1931, Christine Peltre fait oeuvre pionnière : mettant en regard les représentations souvent méconnues colportées par les guides et la réclame avec celles créées par Gautier, Gide et autres écrivains voyageurs célèbres ou oubliés, elle révèle un tourisme où les imageries le disputent aux mirages. C'est en creux, pour recomposer des mythes, qu'affleurent les réalités coloniales. A travers les "? lunettes bleues ? " dont il est invité à se munir, le voyageur en partance ne se voit proposer que visions orientalistes et "? Villes d'or ? " , puis les charmes du désert, parfois les arts de l'Islam, jamais "? d'aller boire de l'anisette sous les voûtes du port" comme dira Camus...
De nombreux artistes au siècle dernier ont cédé à la tentation de l'exode oriental : c'est la "maladie du bleu", "nostalgie de l'azur", diagnostiquée vers 1845 par Théophile Gautier. Passés les premiers engouements, cette affection poétique est pour beaucoup devenue fléau. Autrefois comme aujourd'hui, devant les mêmes tableautins colorés censés en résumer l'esprit, on a souvent retenu de l'orientalisme les facilités de palette, l'approche superficielle d'une autre civilisation, l'exploitation de poncifs : almées alanguies sur fond de moucharabiehs ou palmiers de toutes les familles découpés sur un ciel indigo. Cette vision de l'exotisme, autorisée par quelques oeuvres, reflète médiocrement la richesse de l'atelier qui l'a vu naître : celui du voyage, où surgit un autre Orient. L'étude de cette expérience authentique révèle l'observation aiguë de chaque découverte, l'émotion devant les paysages étranges, comme les waddis du Sinaï, l'intérêt précoce et admiratif de tous les artistes pour l'art islamique. C'est ce voyage que Christine Peltre entreprend ici aux côtés des artistes, du départ de Paris aux cimaises du retour, exhumant avec leurs récits, leurs albums de croquis, préludes aux oeuvres abouties, le quotidien d'une confrontation. A l'heure où le voyage est devenu déplacement, on y apprend l'aventure.
L'orientalisme, dont le voyage est l'atelier, se définit d'abord par l'exploration de territoires inscrits, pour l'essentiel, dans les limites de l'Empire ottoman. De Delacroix à Paul Klee, en privilégiant l'expression française, cet ouvrage retrace les étapes d'un mouvement artistique multiforme dont on reconnaît de plus en plus l'importance. "Le monde est moins réel que ce qui active notre vie intérieure", écrit dans La voie cruelle Ella Maillart, l'une des grandes voyageuses du XXe siècle. Cette rencontre entre l'intime et l'étrange, entre l'autre et le même, définit la pratique itinérante et s'applique aussi à l'orientalisme. Loin d'être seulement le fruit d'une lecture de cartes ou des fluctuations de tendances, ces ?uvres sont au croisement de territoires objectifs et d'imaginaires sculptés par un milieu. Les confrontations entre l'ici et l'ailleurs suscitent, au travers de filtres culturels, des regards propres aux artistes d'Occident, qui sollicitent aujourd'hui nos interprétations.
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.
Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents "petits bronzes" italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du XVe jusqu'au milieu du XVIe siècle. Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique. C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ms questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche. C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux "petits bronzes" italiens de la Renaissance.
Comme d'autres artistes associés au Pop Art qui se penchent sur l'imagerie sexuelle - notamment Allen Jones, Tom Wesselman, Mel Ramos, Robert Graham - l'art d'Antony Donaldson peut être vu comme l'incarnation du balayage et des changements complets d'attitudes dans la société des années 1960, et qui ont imprimé un impact permanent sur les générations successives." Marco Livingstone. "Antony Donaldson fait partie des artistes mythiques du Pop anglais. Son analyse originale et schématique des formes et des couleurs proposées par l'environnement urbain marie efficacité et étrangeté, figuration et géométrie avec une iconographie marquée par la répétition stroboscopique de pin-up girls, de voitures de course, de façades de cinémas, d'hommages à l'histoire de l'art... Sa toile Take Five est le premier tableau pop entré à la Tate dès 1963 ! " Renaud Faroux.
Résumé : Ce recueil rassemble des nouvelles et poèmes rédigés par des collégiens et lycéens du 7ème arrondissement de Paris, stimulés par les concours de l'association des membres de l'ordre des palmes académiques (AMOPA). Le jeune âge des auteurs n'enlève rien, bien au contraire, à la poésie et à la profondeur des textes. Ce livre enchanteur a été confectionné par la section Paris 7 de l'AMOPA.